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  • : Le Mouton d'Ouessant Elevage des Lutins
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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31 août 2011 3 31 /08 /août /2011 14:22

 

Avant d'apprécier d'autres morphologies, regardons la brebis Ouessant présentée en introduction.

Si on utilise ses yeux pour voir, c'est avec son cerveau qu'on regarde dans le sens d'observer et analyser. En effet devant cette situation le commun des mortels voit un mouton, point final. Mais au-delà de cette évidence, l'éleveur de moutons (d'Ouessant) voit bien d'autres choses. Cela demande donc un effort d'observation et  quelques éléments de base d'analyse. 

 

 

août 11 060

 

Voici quelques éléments que mon propre regard perçoit en cet animal, du moins d'après sa silhouette.

 

C'est une Ouessant qui, contrairement à d'autres, ne bascule pas vers l'avant lorsqu'elle se nourrit sur la pâture. Le garrot (niveau des épaules) se présente à la même hauteur que le niveau du bassin. Ce qui donne un mouton d'allure parallèle au sol. Pourtant, à bien y regarder, on s'aperçoit que la linéarité du dos n'est pas au rendez-vous puisque la brebis présente une colonne convexe dans sa moitié postérieure. En conséquence la dépression derrière le garrot s'en trouve fortement marquée.

Je suis tenté de dire, "heureusement" les bonnes proportions entre la longueur du cou, celle des pattes avant et des postérieures gomment cette cassure en donnant de l''harmonie. Il n'apparaît pas de déséquilibre dans les rapports de proportions entre les trois principaux segments composant le membre arrière.

La belle épaisseur du tronc s'équilibre avec la hauteur des pattes. Ces dernières sont fines sous la masse du corps sans donner d'impression de fragilité pour autant.

La poitrine et le ventre sont de même section, donnant à cette Ouessant de la rondeur accentuée par la courbe dorsale.

L'allure générale de la brebis est plutôt équilibrée, ne donnant ni l'impression d'un mouton tout en longueur ni celle d'un animal tronqué (trop court).

La queue s'arrêtant au creux derrière le genou, elle peut encore être considérée comme courte.

 

(Deux mois de repousse de la laine cachent l'épaisseur du cou.)

 

Voilà pour le profil de Clarice.

 

Comme dans bien d'autres domaines (peinture, oenologie, ...selon ses centres d'intérêt), l'éleveur passionné peut se délecter du spactacle de sa troupe ovine en l'analysant. Ce qui débouchera sur la décision des accouplements les plus judicieux.

 

Je n'oublierai pas dans le futur d'aborder le mouton de face et de derrière, sans oublier la tête...des dizaines d'articles en perspective.

 

 

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29 août 2011 1 29 /08 /août /2011 10:15

 

Voici le premier article d'une série qui aidera peut-être certains nouveaux éleveurs lorsqu'ils construisent leur tout nouveau troupeau d'Ouessant. En effet, il est difficile quand on se lance dans cette aventure de savoir réellement si l'animal qu'on a devant les yeux correspond bien au type Ouessant (élevé au rang de race ces dernières décennies) ou plus simplement à nos idées et attentes de novice . Les attentes personnelles sont légitimes mais doivent s'inscrire dans celles du standard établi par le GEMO qui représente la base incontournable de raisonnement si l'on souhaite tous pouvoir appeler un mouton ...Ouessant et pouvoir s'y retrouver dans la jungle du marché actuel.

Un standard cependant peut évoluer, ce qui a déjà eu lieu à plusieurs reprises.

Il ne s'agit pas ici pour moi de dire si un animal est beau ou pas, ce qui est subjectif, mais de donner des indices pour en apprécier la qualité et surtout découvrir sa réalité.

Enfin cette démarche n'est que la mienne et ne correspond qu'au prolongement de mon regard faisant suite aux points précisés ci-dessus.   

 

 Le Ouessant ne dévoile vraiment sa réalité que lorsqu'il est tondu ou encore durant les deux ou trois mois qui suivent. Sa réalité en laine en est une autre non moins intéressante mais  concernera bien plus la toison, bien que certains aspects morphologiques soient encore détectables. C'est cette première réalité qui m'intéresse dans cette série d'articles, mais la seconde pourra faire l'objet d'une autre série.

 

Ces observations vont concerner des animaux adultes ou d'au moins un an. Là encore, le cas des agneaux ou agnelles pourront être traités dans d'autres articles. En effet les choses sont plus complexes en ce qui les concerne car une bonne partie du jugement se construit sur l'idée de l'hypothétique évolution de l'animal durant ses trois années de croissance. 

 

 

août 11 059

 

 Si c'est possible, observer le Ouessant de loin. C'est un peu comme pour un tableau, l'impression d'ensemble est importante, avant de se rapprocher.

Pour le mouton, on le voit dans son allure naturelle (non stressé) et ses déplacements. On perçoit sa façon de se mouvoir. Mais surtout sa silhouette et la manière de reposer au sol indiquent beaucoup de choses.

 

 

 

août 11 060

 

Puis on s'approche. Je conseille même de s'accroupir pour que le regard reste au niveau de l'animal (ce que nous devrions faire quand on prend une photo). L'allure générale se confirme (ici un animal ni trop haut ni trop bas pour en dire un peu plus) et certains détails vont pouvoir être observés et appréciés (sujet des articles futurs).

 

Une de mes brebis que j'apprécie beaucoup (détaillée dans l'article 2), essentiellement issue de lignées de l'élevage de  Paul Abbé (président fondateur du Groupement des Eleveurs du Mouton d'Ouessant), Clarice (élevage Wynant).

 

 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 19:52

 

 

Dans cette série d'articles, je n'ai présenté que des brebis. Cela tient sans doute au fait que tout comme je considère ne pas possèder de bélier abouti, je n'ai pas souvenir d'en avoir vu un jusqu'alors. Difficile le berger?

Non! Mais, comme en quelque sorte il y a davantage de points de jugement dans le regard que l'on porte sur un bélier que sur une brebis, il est plus difficile d'être totalement satisfait.

Le fameux cornage, quand il est séduisant, peut nous faire voir un superbe bélier dans un animal qui ne l'est pas si on le prive de son trophée. Inversement, des cornes médiocres  ne rendent pas aussi séduisant l'animal pourtant bien fait de sa personne.

Enfin, le mâle étant habituellement chargé de féconder plusieurs femelles, on a tendance à mettre la barre haute puisqu'il va diffuser ses gènes dans une "multitude" d'agneaux.

 

 

mars 11 074

 

 

Un de mes béliers pour qui j'ai tout de même un faible. Besk des Lutins, ... mais sans cravate, seule chose que je regrette chez lui. Ce qui en fait un bélier-pont pour ses autres qualités (d'ailleurs prix d'honneur en 2006).

 

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 09:04

 

L'animal-pont Animal-pont, animal-abouti (1)  est donc très important pour moi pour tenter de franchir une étape dans les orientations que je me suis fixées. Ce qui n'est pas toujours compris comme j'ai pu le remarquer, certains éleveurs n'étant pas prêts aux concessions, voulant franchir l'arrivée avant d'avoir fait le parcours...

 

Quant à l'animal-abouti, qu'il soit primé ou pas, c'est celui qui, bien que jamais parfait, apporte toute satisfaction et dont je souhaite fortement tenter de conserver la composante génétique (génotype) tout autant que la morphologie (phénotype),  en le faisant reproduire régulièrement.

 

Là encore, quelques exemples d'animaux-aboutis (pour moi) parmi les brebis qui ont bien voulu se laisser photographier.  

 

 

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Toutes différentes, heureusement, mais elles me satisfont pleinement bien que moi-même je puisse y apporter quelques petites critiques. Je n'ai donc pas fait de commentaires sur chacune.

 

  Seule remarque, avec le temps, je compte tendre pour l'ensemble du troupeau vers un type de toison de celui de la première brebis présentée qui, toujours pour moi, ne présente ni trop d'uniformité ni trop de longueur comme certaines races primitives, tout en étant rustique.

 

  Quand je dis que ma vie ne sera peut-être pas suffisante pour franchir Mon arrivée...!

(Surtout quand on ne sait pas quand le Berger Suprême me rappellera à lui...)

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 20:39

 

L'animal-pont est celui qui ne correspond pas forcément à ce que je recherche globalement dans mes orientations, mais qui possède certains points qui en font un grand intérêt et le rendent incontournable.

L'animal-pont est en quelque sorte le compromis nécessaire pour tenter d'avancer en franchissant une étape supplémentaire.

 

Parmi les brebis qui ont bien voulu poser spécialement pour cet article, voici quelques exemples d'animaux-ponts. 

 

 

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 Petite taille, bon physique, possède le gène gris et le brun. Cette brebis mérite de reproduire malgré une tête que je juge fine dans mes critères.

 

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 Taille correcte, belle laine grise, possède le gène brun...bien utile au troupeau malgré mon reproche pour sa masse.

 

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 Petite taille, possède le gène gris et brun, mais la laine est assez uniforme et le corps gracile.

 

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 Taille correcte avec un postérieur encore un peu surélevé à deux ans mais possède le gène gris et éventuellement le gène brun. 

 

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 Taille correcte, laine à mèches, couleur brune, mais construction crânienne assez longiligne.

 

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Toison grise mais laine uniforme et disproportion entre membres antérieurs et postérieurs.

 

Tous ces jugements ci-dessus ne sont que les miens dans des orientations qui sont miennes.

 

L'animal-pont c'est le risque de transmettre le défaut (ou les défauts) qu'on lui trouve, mais l'espoir de faire apparaître ce pour quoi on l'emploie, ses qualités. Animal qui mérite le même respect que l'on peut porter à d'autres qui caressent plus le regard. Ce type d'animal est capable du mieux, comme cette dernière brebis qui a su produire une fille devenue championne l'an passé. Et puis, il ne faut pas oublier l'importance du bélier associé aux brebis reproductrices. 

 

 

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 22:01

 

 

Printemps noir mais pas sombre pour autant chez les Lutins. En effet, hormis un jeune brun, tous les agneaux du moment sont noirs (du moins provisoirement puisque dans deux mois quelques uns seront gris). Cela s'explique par le fait que toutes les naissances passées sont le fruit d'accouplements dans lesquels aucun parent n'est blanc.

Bientôt naîtront les jeunes des cinq brebis blanches qui elles sont, par hasard, encore gestantes et deux ou trois issus d'un bélier blanc. Dans la loterie de la génétique, quelques agneaux blancs (ou agnelles, j'espère) peuvent donc encore arriver chez les Lutins.

 

avril 11 156 

 

Une partie des jeunes blousons noirs de chez les Lutins qui comme chaque soir partent en bande faire les quatre cents coups dans des cavalcades effrénées et jeux divers. Ils sont pourtant bien sympathiques.

Leurs mères s'occupent de l'ambiance sonore, ne leur ayant semble-t-il pas donné l'autorisation de sortir et les cherchent désespèrément.

 

 

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20 avril 2011 3 20 /04 /avril /2011 07:58

 

  Parfois avant de m'endormir, je rêve éveillé d'un beau brun,...

 

 

avril 11 133

 

 

  ...mais pas d'un grand brun aux yeux ténèbreux....

 

 

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  Hathor saura-t-il avoir raison de moi...

 

 

avril 11 128

 

 

  ...s'il ne s'avère pas plus grand que je ne le voudrais...

 

avril 11 131

 

...et que son cornage se montre acceptable?

 

 

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3 mars 2011 4 03 /03 /mars /2011 23:01

 

"Les plus beaux moutons du monde", c'est ainsi que je décrivais les animaux d'Edmond Vaillant quand je les retrouvais en concours ou lorsque je rendais visite à leur éleveur. Ce qui  d'ailleurs à chaque fois faisait sourire ce dernier. Et pourtant je le pensais réellement car c'était pour moi un grand moment de vibrer devant ses animaux.

 

 

vaillant 2010

 

 Un groupe comme je rêvais d'en possèder. Quel superbe ensemble que ce lot de brebis, tout autant pour la qualité que pour toutes les nuances de toisons! Un enchantement. 

 

 

vaillant 2005

 

 Une diversité génétique en différents morphes colorés d'une grande richesse. Certains de cette bande construiront l'élevage des Lutins, dont Dakné, bélier blanc au centre, l'année suivante.

 

vaillant 2004

 

 Le lot des gris au concours de Saint Rivoal, avec Ouessane au centre qui prendra la route dans mon coffre en soirée. Grand regret de n'avoir saisi l'occasion d'acheter l'ensemble des brebis ce jour-là. 

 

vaillant

 

Le lot des blancs en concours à Saint Rivoal. En bas à droite Gwen, couchée, qui repartira avec moi après la manifestation. J'ignore alors que Dakné, au fond sur ses pattes, sera à moi deux ans plus tard. Regrets encore de n'avoir eu l'idée d'acquérir l'autre brebis blanche couchée ainsi que le petit bélier au fond à droite.

 

Edmond Vaillant et son fils Hervé se faisaient un principe de conserver le petit gabarit de cette souche morbihannaise sans jamais cèder à la tentation de la course au cornage comme dans d'autres élevages, au risque de casser cette souche de très petite taille. Une orientation qui pour moi était déjà évidente en mon esprit avant cette rencontre et qu'il me plaisait de pouvoir concrétiser. Autre point qui me faisait me retrouver en Edmond Vaillant, c'est que pour moi un bon bélier ne devrait pas dépasser 46 cm, pour lui, il annonçait 45, ce qui n'est que mieux.

 

Aussi je dois dire qu'aujourd'hui encore, il m'est très important de conserver cette souche de l'élevage Vaillant de fin des années 90 . C'est ce à quoi je m' applique chaque année dans ma sélection, en y améliorant malgré tout certains points qui à mes yeux méritaient de l'être. C'est ce que je fis par des choix parfois judicieux dans mes croisements avec des animaux d'autres élevages... Et effectivement, j'évite de dépasser 45 cm pour un bélier, ce qui donne d'ailleurs une plus grande harmonie visuelle dans le troupeau avec des brebis en rapport, c'est à dire souvent sous 43-44 cm de préférence quand c'est possible.  

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 18:15

 

 

janv 11 088

 

 La saison dernière Amadeus des Lutins s'est une nouvelle fois reproduit. Son cornage est loin d'être ce que je recherche (trop faible, trop serré, trop vite enroulé) mais c'est un bélier que j'utilise pour d'autres raisons: sa taille et surtout le fait que c'est un tès rare sujet gris possèdant le gène noisette. Il m'est donc précieux pour reproduire le morphe noisette en petite taille ou encore le morphe gris, voire transmettre ces colorations si elles ne sont pas réapparues mais simplement héritées chez ses jeunes. Faire reproduire un animal à cornage faible n'est pas un problème pour moi quand d'autres priorités s'imposent...Savoir faire des concessions...

Ce bélier ne m'avait jamais produit de jeunes béliers au cornage correct. Pourtant en 2010, il en fut autrement. 

 

janv 11 079

 

 Que ce soit Linné des Lutins (qui sera suivi sur sa croissance)...

 

janv 11 098

 

 ...ou encore Copernic des Lutins (suivi également sur sa croissance), ces fils d'Amadeus sont plutôt réussis à moins de dix mois.

 

 Amadeus possède dans ses ancêtres les béliers Ocelot et Dakné (déjà présentés dans l'article précédent), mais aussi...

 

narwin

 

... en arrière-grand-père Arwin, élevage Jonker (photo Gilles Delorme). Un animal au cornage impressionnant. A noter que je ne recherche pas ce genre de cornes, pour moi c'est excessif; j'y préfère un type de celui du bélier à gauche en second plan. Arwin possède le gène noisette en couleur cachée; c'est ce noisette dont Amadeus a hérité également en gène non apparent. Toujours est-il que dans les ancêtres mâles d'Amadeus sommeille sans doute du potentiel en cornage, potentiel qui, associé peut-être à celui transporté par les brebis, a permis la saison dernière de voir réapparaître des cornes plus sympathiques malgré la déficience de papa Amadeus.

 

L'occasion m'est donnée de dire que je suis toujours amusé quand, devant Amadeus, je vois les mimiques des visiteurs dans mon élevage. Personne ne dit rien mais se demande pourquoi je garde un tel bélier. Je ne me perds pas en explications sachant que si je venais à dire que c'est "du champagne dans un verre à moutarde" on ne me comprendrait pas plus.

 

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 10:53

 

Il faut à présent se pencher sur les béliers connus entrant dans la généalogie de Golas du côté paternel.

Je ne présente que ceux que j'ai élevés n'ayant ni vues ni connaissance de leurs ancêtres, si on excepte Ocelot pour qui je renvoie à l'article précédent.

 

Les Lutins du Montana 002

 

Au plus loin, Ouessantin, acheté à l'élevage Blancher mais venant d'un autre élevage pionnier du GEMO dont je n'avais pas noté le nom.

 

moutons 019 mod

 

Est intervenu Ocelot, élevage Delorme (voir article précédent) qui s'est reproduit avec une brebis des Lutins, fille du bélier Ouessantin précédent et d'une brebis de l'élevage Vaillant. Cet accouplement donna le bélier suivant.

 

tonte 08 014 mod

 

Troll des Lutins. Il fut accouplé à une brebis des Lutins (Noisette) de souche Vaillant du côté maternel comme paternel.

 

Les-Lutins-du-Montana-001.jpg

 Au passage, il est important de considérer Dakné, élevage Vaillant, qui donna la brebis Noisette (de son nom) mentionnée avant avec qui Troll fut accouplé.

 

tonte 08 016 mod

 

Ouranos des Lutins, né de Troll et la brebis Noisette citée.

 

sept 10 058

 

Grichka des Lutins, né d'Ouranos et une brbis des Lutins de souche Vaillant.

 Grichka qui deviendra père de Golas suite à ses amours avec Promesse.

 

janv 11 103

 

 

On peut avec ces nouveaux éléments faire une lecture de Golas en ayant connaissance visuelle d'une partie de ses ancêtres parmi les plus proches. C'est ce que je fais avec chacun de mes moutons puisque je connais la matière d'un passé "récent" qui les a construits. Pouvoir remonter toujours plus loin n'en serait que plus intéressant et captivant.

 

Là encore je ne mentionne ni poids, ni tailles ni même patrimoine génétique des colorations de toisons ou tout autre élément qui interviennent pourtant dans mes choix de sélection et d'accouplements dans mes orientations d'élevage.

 

Pour résumer,  Golas, pas encore deux ans, est le fruit de certaines influences déjà décelables dans quelques uns de ses ancêtres. Faible taille (40 cm), héritage en particulier du côté de son père...et ancêtre Dakné, dont il a d'ailleurs hérité également la couleur apparente blanche. Il possède, comme je l'ai déjà dit, une toison du type de sa mère Promesse et Ocelot pour remonter plus loin. Le cornage est un bon compromis entre ses ancêtres Delorme et ceux Vaillant. A ce stade une ressemblance avec Ocelot mais avec une épaisseur de cornage réduite par influence Dakné. Des gains et des pertes comme on voudra selon les priorités qu'on se donne. Ceci étant, ce cornage de face se présente un peu comme ce que l'on observe dans la construction chez le mouflon dans ses premières années, MAIS dans une envergure et des proportions bien moindres évidemment. Conséquence de millénaires de "dégâts" de domestication et de sélection allant parfois, il y a encore quelques décénnies, vers une sélection de sujets à cornages faibles par crainte "d'armements" imposants. Combien de décennies encore pour, sur le chemin inverse, revenir à des cornages plus originels?

 

Ce petit travail n'a pas pour but de faire de Golas un bélier d'exception; il ne l'est pas sur certains points. Non, il s'agit par cet animal de voir une partie des éléments qui l'ont construit. Enfin avec la même matière ascendante, dans d'autres accouplements des mêmes parents, on n'obtiendrait pas pour autant que des Golas mais toutes sortes d'autres animaux aux phénotypes différents.

 

Ps: N'oublions pas toutes les brebis qui seraient à prendre en considération dans un résultat. 

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