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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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28 octobre 2016 5 28 /10 /octobre /2016 11:44

L'état physique et sanitaire de la brebis choisie pour reproduire est de la plus grande importance.

En effet mieux vaut épargner toute gestation à une brebis qui serait un peu maigre, un peu vieille, dans une forme non optimale en début d'automne.

Il y a peu de chances qu'une telle femelle récupère aux mauvais jours et encore moins durant une gestation.

Autoriser un tel animal à être fécondé, c'est favoriser le risque de le voir dépérir voire mourir durant l'allaitement, voire disparaître avant la mise bas. C'est donc le condamner à disparaître prématurément.

De plus, si une telle brebis survit et réussit tout de même à donner un agneau, ce dernier risque d'être trop peu allaité et de plus avec un lait de mauvaise qualité. De là soucis de croissance et de santé peuvent se présenter pour ce jeune. Un animal amoindri est également moins résistant face aux parasites.

Des ennuis en perspectives donc, pour mère et agneau, mais également pour le berger qui peut se retrouver devoir donner le biberon pour sauver le jeune. Une activité sympathique, mais une corvée tout de même qui montre d'ailleurs une forme d'échec puisque les choses ne peuvent se dérouler naturellement.

Mieux vaut prévenir que guérir

Tartine, huit ans en 2017, devait pouvoir être mère une dernière fois théoriquement (dans les pratiques d'élevage chez les Lutins) au printemps prochain.

Pourtant, lors du tri des femelles pour composer les lots de reproduction, je constatai qu'elle avait pris un "coup de vieux" ou qu'elle ne s'était pas reconstituée correctement après l'épisode de la sécheresse exceptionnelle et l'élevage de son agnelle.

Mieux vaut prévenir que guérir. Tartine fut donc écartée de la reproduction pour cette saison. Elle finira les années qu'il lui reste à vivre, tranquillement, à la retraite chez les Lutins.

C'est primordial pour elle, c'est mieux pour moi, conscient qu'une future saison d'agnelage réussie est d'abord une saison ne nécessitant aucune intervention humaine ou du moins un minimum.

Mieux vaut donc ne pas courir au devant des problèmes. Si vous remarquez une brebis en difficulté, il est peut-être encore temps de la sortir de la reproduction. Par chance il se peut qu'elle ne soit pas encore fécondée.

(Un conseil en parallèle à la sélection d'animaux en forme pour procréer: Veiller à vermifuger ses animaux avant la mise en lutte puis avant la mise bas....)

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Published by dominique morzynski - dans Reproduction
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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 13:57

La "lutte", période durant laquelle les béliers fécondent les brebis, est autorisée depuis le 15 octobre chez les Lutins.

 

En résulte l'éclatement des deux groupes, mâle et femelle, en lots d'accouplement calculé pour réaliser les mariages les plus judicieux afin de tenter d'atteindre les objectifs du berger, tout en connaissant la paternité de chaque future naissance.

Boudchou et ses Lutines

Boudchou et ses Lutines

Golas et les siennes

Golas et les siennes

Hobbit et ses femelles.

Hobbit et ses femelles.

Hubot et ses brebis.

Hubot et ses brebis.

Hercule et ses amoureuses.

Hercule et ses amoureuses.

Champi et ses belles.

Champi et ses belles.

Aucun accouplement de mâle blanc avec une femelle blanche dans ces lots.

C'est voulu.

Cette précaution permet d'équilibrer, dans le sens des probabilités, les naissances blanches ou noires (ou autres), d'obtenir, s'ils s'avèrent blancs, des jeunes blancs hétérozygotes (c'est à dire blancs sous l'effet d'un seul parent) et non des jeunes blancs qui pourraient être homozygotes (c'est à dire blancs de par leurs deux parents), ce qui, dans le cas de ces derniers, les amènerait à ne donner à leur tour, toute leur vie, uniquement des agneaux blancs.

A noter que chez les Lutins, tous les Ouessant blancs adultes sont eux-mêmes hétérozygotes, ce qui assure de pouvoir travailler ainsi.

Cela évite également que le troupeau se retrouve submergé par la coloration blanche (dominante génétiquement sur les autres colorations).

Cela permet de connaître plus facilement le génotype coloration de chaque naissance.

De plus les mariages entre colorations permettent d'assurer un brassage génétique de la plus haute importance (au-delà de la richesse coloration) pour éviter une endogamie (forte consanguinité et alors appauvrissement du patrimoine) qui, en cherchant la ségrégation, se dessinerait, parallèlement à la construction de populations de plus en plus divergentes autant dans leur génotype que leur phénotype.

Maintenant être un Ouessant blanc homozygote n'est pas une tare en soi, mais simplement, pour les raisons évoquées précédemment, ce type d'ovin est évité chez les Lutins.

De leur côté, les jeunes et vieilles brebis à qui j'évite une gestation...

De leur côté, les jeunes et vieilles brebis à qui j'évite une gestation...

... n'omettent pas en journée de rendre une petite visite au mâle du lot de reproduction le plus proche.

... n'omettent pas en journée de rendre une petite visite au mâle du lot de reproduction le plus proche.

Enfin, les béliers qui ne sailliront pas cette année n'en sont pas pour autant malheureux dans leur enclos.

Enfin, les béliers qui ne sailliront pas cette année n'en sont pas pour autant malheureux dans leur enclos.

Avec huit groupes d'animaux à gérer, l'automne est toujours une période un peu lourde côté travail.

Vivement Avril pour le bonheur de tous, quand le troupeau des Lutins ne fera plus qu'un à nouveau!

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Published by dominique morzynski - dans Reproduction
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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 09:08

Dans deux semaines, la saison de reproduction débutera chez les Lutins, pour s'achever ensuite au dernier jour de l'année.

Ainsi les naissances s'étaleront de la seconde quinzaine de mars à fin mai. C'est la période idéale, au plus proche du cycle naturel de l'animal. Ce n'est pas pour rien qu'il en est ainsi dans la nature chez nos ruminants sauvages, le printemps correspondant au renouveau pour l'ensemble de la faune et de la végétation, la première étant directement ou indirectement dépendante de la seconde.

Les mères allaitantes profitent ainsi bien de l'herbe, puis leurs agneaux. Ceux-ci sont alors correctement construits à l'arrivée de l'automne.

Les élus de l'automne

Se calquer sur la nature et construire des animaux qui génétiquement ont conservé ce rythme biologique naturel sont des volontés calculées en l'élevage des Lutins afin de conserver chez le Ouessant de type ancien cet autre aspect (souvent délaissé par ignorance) de sa primitivité, et ne pas laisser glisser, évoluer l'animal vers ce qu'on observe pour un certain nombre de races modernes capable de se reproduire et agneler tout au long de l'année, voire à contre saison suite à sélection pour des besoins économiques.

Certes une naissance hors saison est parfois observée chez les Lutins, parfois.....et seulement parfois. Cela demeurant purement accidentel chez des animaux dont la généalogie est connue sur plusieurs décennies, écartant ainsi les soucis de métissages possibles pouvant être destructeurs du cycle de reproduction naturel.

Les élus de l'automne

D'ailleurs, en observant le troupeau sur cette année 2016, alors que j'avais exceptionnellement prolongé d'un mois la période d'accouplement(jusqu'à février), seule une agnelle de six mois environ fut fécondée début janvier puisqu'elle donna naissance le 1er juin.

De même, actuellement, alors que les béliers et les brebis ne sont séparés que par un grillage, sur la cinquantaine de brebis, aucune ne manifeste de signes de chaleurs en passant sa journée collée à la clôture et faisant les yeux doux à la bande des mâles.

Tout cela est bon signe et me conforte sur mes pratiques et mes résultats concernant la période de "lutte".

Pour arriver aux élus de l'automne, ils sont six cette saison. Trois béliers noirs et trois blancs. Chacun bénéficiant alors d'un enclos particulier et d'un lot de brebis choisies spécialement pour lui selon leurs généalogies, dans des objectifs de conservation et de résultats possibles en la descendance attendue.

Chez les noirs ...

Les élus de l'automne

Hobbit (41 cm) pour une troisième fois.

Les élus de l'automne

Champi (43 cm) pour une toute première fois.

Les élus de l'automne

Boudchou (42,5 cm) pour une seconde fois.

Pour les blancs ...

Les élus de l'automne

Hercule (45 cm) pour la deuxième fois.

Les élus de l'automne

A huit ans, une nouvelle mais peut-être dernière fois pour Golas (42 cm), afin de disperser encore son patrimoine génétique avant qu'il ne disparaisse ou ne puisse plus.

Les élus de l'automne

Le grand Hubot (51/52 cm), "bélier de château" de souche non Lutin, à l'identique en taille à celle de nombreux Ouessant continentaux d'avant un travail de sélection, sera utilisé pour œuvrer à la conservation de sa part primitive et également pour la sauvegarde de son caractère "dark tan" persistant exprimé en sa coloration blanche. Bien évidemment, quelques années de sélection s'imposeront sur sa descendance, même si cependant la toute première devrait heureusement s'exprimer dans le standard taille actuel suite à un choix judicieux de ses femelles.

"Vivement le 15 octobre!" chuchotaient ces élus entre eux pour que les autres n'entendent pas, alors que je leur annonçais la nouvelle ce matin en leur rendant visite.

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9 janvier 2016 6 09 /01 /janvier /2016 16:25

La période d'accouplements joue effectivement un peu les prolongations chez les Lutins.

Malgré onze semaines passées avec un bélier, deux brebis ne se montrent toujours pas gestantes puisque à nouveau en chaleurs.

Prolongations

Monsieur encadré de ses deux courtisanes.

Prolongations

Liés pour 48 heures.

Prolongations

Mais pas de jalouse, Monsieur est attentionné et s'occupe de l'une comme de l'autre des deux brebis en chaleurs dans le moment.

Prolongations

Montrant même que comme tout bélier de bonne éducation, et plus encore par ce temps pluvieux et boueux, il n'omet pas de s'essuyer les onglons sur Madame.... avant d'entrer...

Blague à part, je m'interroge toujours quand la fécondation n'a pas eu lieu chez des brebis adultes, malgré déjà plusieurs cycles de chaleurs et d'accouplements observés avec le bélier sur les quelques mois précédents.

L'excès de poids de l'une pourrait être l'explication et pour l'autre sa jeunesse...

Il faut se dire que cette fois ce sera la bonne!

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 12:46

Traditionnellement, la reproduction est arrêtée au 1er janvier chez les Lutins, afin de définir les toutes dernières naissances possibles vers la fin mai.

Une nouvelle marche gravie

Pourtant, cette année, le calendrier est un peu bousculé. Les Lutines joueront un mois de prolongations.

Une nouvelle marche gravie

C'est la présence d'un mâle extérieur pour l'hiver qui chamboule un peu les habitudes. Autant tenter de maximiser l'utilité de son passage en Terres Lutins, au cas où quelques brebis n'auraient toujours pas été fécondées....

Une nouvelle marche gravie

Pour cela, toutes les femelles reproductrices ont été regroupées avec le dit bélier.

Une nouvelle marche gravie

Mais auparavant, durant une bonne semaine, il fallut laisser sans aucun bélier les lots de femelles qui n'avaient pas eu comme partenaire jusque là, ce mâle issu d'un autre élevage.

Cette période "morte" en reproduction permettra de définir avec certitude qui est bien le père de chacun des futurs agneaux, selon sa date de naissance. Il ne devrait pas y avoir d'incertitudes, cependant les faits montrent qu'il faudrait une quinzaine de jours de "pause d'accouplements" puisque chez les Lutins, l'expérience montre jusqu'alors des durées de gestation avec naissances viables allant dans les extrêmes, de 145 à 159 jours...

Cette précaution est indispensable pour pouvoir ensuite établir un pedigree fiable pour chaque jeune.

Une nouvelle marche gravie

Voilà encore une étape franchie avant la réunification de tous les lots de femelles (il ne faut pas oublier les non reproductrices), puis plus tard celle de tout le troupeau.

Etape qui ravit les animaux concernés, tout comme moi qui ai l'impression de les retrouver. L'ambiance troupeau renaît doucement, graduellement.

Au loin, le groupe des femelles non sélectionnées pour reproduire cette année demeure à l'isolement.

Au loin, le groupe des femelles non sélectionnées pour reproduire cette année demeure à l'isolement.

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8 décembre 2015 2 08 /12 /décembre /2015 18:25

Le mois de novembre est passé et certains jours il fut très chaud du côté des reproducteurs.

Les béliers des lots de reproduction les plus importants pouvaient se retrouver avec cinq ou six femelles en chaleur à devoir féconder dans les mêmes heures.

Et comme pour chacune il faut s'y reprendre un grand nombre de fois, les valeureux mâles ne savaient plus où donner de la ... tête.

En effet, novembre correspond au pic des fécondations réussies chez le Ouessant. Ce qui correspond bien au pic des naissances d'avril ensuite, cinq mois plus tard.

Ces naissances étant essentiellement plus fréquentes en ce mois donc et bien représentées tout de même le mois précédent ainsi que le suivant.

Mars, avril, mai! Pas vraiment un hasard, puisque c'est l'arrivée du printemps, période à laquelle les jeunes ont le plus de chance de s'en sortir et profiter du lait de mères pouvant tirer profit d'une meilleure alimentation naturelle, avant que celle-ci devienne également une aubaine pour les petits nouveaux.

Comme on dit souvent: "La nature prévoit plutôt bien les choses!" (En fait la nature ne prévoit rien, ce sont simplement là des caractéristiques biologiques qui, se trouvant être les plus favorables à l'espèce, se sont ainsi trouvées favorisées par la sélection naturelle, l'héritage génétique et l'évolution au cours des temps. Le phénomène du vivant n'étant jamais un but mais simple conséquence.)

En ce début décembre, je note les brebis non fécondées lors de cette effervescence de novembre. Elles se retrouvent donc en chaleurs ces derniers jours, face à un mâle moins débordé.

Les prolongations pour un travail bien fait vont ainsi s'étendre jusque début janvier. Ensuite, les accouplements ne seront plus qu'anecdotiques puisque la plupart des brebis sera déjà gestante.

Novembre fut chaud

Chez les jeunes du clan des mâles célibataires...

Novembre fut chaud

..., on s'entraîne, pour l'an prochain...

(comme Gléglé, avant que je doive tronquer sa corne, pour une autre raison, comme je l'expliquais dernièrement)

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21 novembre 2015 6 21 /11 /novembre /2015 11:25

Impossible n'est pas Lutin!

Impossible?

Le sexe crée du lien....

Amour fécond impossible entre la plus grande brebis et le plus petit des béliers?

Non, la différence de taille n'est pas un souci. Les "choses" se passeront comme il se doit, comme ce couple improbable l'a déjà prouvé l'an passé.

Impossible n'est pas Ouessant! Impossible n'est pas Lutin!

A cœur vaillant rien d'impossible...

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27 octobre 2014 1 27 /10 /octobre /2014 17:58
Education sentimentale

Dix jours que la saison de reproduction est commencée pour les Lutins.

Premiers émois amoureux d'un jeune bélier aux côtés d'une des brebis inscrites sur son site.

A leur regard, je suis de trop. "C'est bon je pars"

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8 mai 2014 4 08 /05 /mai /2014 22:04

Le cas Phaeo est très intéressant. Cette brebis avait avorté le 26 février 2013. En septembre de la même année, le 15, elle donnait un petit très tardivement. Elle fut donc fécondée tardivement également, autour du 20 avril, conséquence de son avortement durant l'hiver.

Le cas Phaeo

Pourtant, moins de huit mois après sa mise-bas de fin d'été 2013, elle vient de donner ce 07 mai 2014 la petite Woolyte. Elle avait retrouvé la présence d'un bélier le 10 décembre 2013, et étonné, j'avais remarqué qu'aussitôt elle l'avait accepté pour des unions répétées.

C'est à dire qu'à peine trois mois après son agnelage de septembre dernier, elle se trouvait être en chaleurs et fécondée.

Voilà une série d'observations intéressantes. La question que je me pose est: "Si je lui avais permis d'être avec le lot des reproductrices durant l'allaitement de son jeune, aurait-elle pu être fécondée plus précocement encore (en sachant que les cycles sont d'environ 18 jours)?"

On s'aperçoit donc que sa fécondation au 10 décembre 2014 correspond à une date classique d'accouplements féconds et que l'allaitement de son jeune dans les trois mois précédents n'a pas été un fait contrariant pour qu'elle retrouve un cycle de reproduction rapidement en période classique de lutte.

C'est ce genre d'observation, parmi d'autres, qui donne un plus au plaisir de l'élevage.

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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 12:57

Autour du 10 mars prochain, les premières naissances sont possibles chez les Lutins.

Cela prend forme

Le premier accouplement observé dès la première rencontre avec le bélier en octobre semble donner forme en ce ventre à présent.

Cela prend forme

Mais c'est surtout la lourdeur en certaines brebis lorsqu'elles se déplacent qui fait réaliser que les choses se sont bien construites dans bon nombre de matrices.

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