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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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16 avril 2017 7 16 /04 /avril /2017 12:07

Message d'hier d'un visiteur.

Bonsoir,
on m'a volé mes 2 petites brebis Ouessant noires la nuit dernière apprivoisées et identifiées.ça c'est passé à Bû en Eure et Loir.
elles ont été embarquées avec d'autres brebis " classiques" de mon voisin.d'après vous quelles démarches dois-je faire pour espérer les revoir un jour ?
un dépôt de plainte en gendarmerie a été fait,je fais mon enquête de mon coté....merci d'avance pour votre soutien

Voilà un problème récurrent qui touche trop souvent les éleveurs, le vol d'animaux ( quand ils ne retrouvent pas même parfois les carcasses débitées sur place...)

Et ce, tout au long de l'année, même si on note une tendance particulière à ce genre de larcin au moment des fêtes de l'Aïd ou encore de Pâques comme ici.

Si en d'autres situations de disparition ou destruction, l'animal prédateur sauvage ou domestique est excusable (répondant à un comportement de capture de besoin ou instinctif), ici, ce genre de vandalisme pratiqué par des humains ne l'est pas.

Que faire?

Porter plainte en gendarmerie d'abord, mais les chances de retrouver ses animaux est mince d'autant qu'on imagine le sort qui leur est réservé. L'identification, en particulier externe comme actuellement, est facile à faire disparaître et n'est pas une chance en soi pouvant aider.

Le premier souci est de retrouver les animaux avant de pouvoir les identifier(identifier, cette fois dans le sens de les reconnaître). On peut espérer et consulter à tout hasard les annonces du net en cas de revente, mais il faut bien avouer qu'espérer rime fortement avec rêver dans ce genre de situation.

Bon courage à cette personne! On ne peut que compatir...

( boucle No: FR25106300001,.... si à tout hasard vous deviez vous trouver devant cet animal....me contacter)

 

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Published by dominique morzynski - dans Elevage
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20 mars 2017 1 20 /03 /mars /2017 16:40
La quincaillerie toujours

Comme on a pu s'en apercevoir en d'autres articles, l'identification obligatoire des ovins étant,  les jeunes brebis nées en 2016 ont été bouclées avec le matériel agréé du marché qui s'avère (à mes yeux) le moins encombrant sur des Ouessant dans le standard taille.

La quincaillerie toujours

Suite aux infections et nécroses que j'avais pu constater, lors de ce dernier été caniculaire, sur des brebis adultes après à une série de poses, pour ces jeunes filles donc, j'avais choisi d'attendre l'hiver pour opérer. Fenêtre météo de temps sec pour plusieurs jours afin de faciliter cicatrisation et une température basse mais hors gel étaient mes impératifs.

La quincaillerie toujours

 Les températures basses aideraient sans doute à limiter les infections bien que de toute façon je pratique toujours application d'un désinfectant et cicatrisant pour espérer éviter tout souci. Il me paraissait important également d'éviter la pluie sur les plaies causées par la perforation.

De plus, ainsi, en cette période, les filles avaient au moins six mois et il était possible d'espérer que leur développement corporel permettrait de travailler sur des oreilles plus proches de leur taille définitive.

La quincaillerie toujours

Ce fut donc fait pour ces jeunes filles et j'étais satisfait de voir des oreilles demeurer saines durant les semaines suivant l'intervention.

J'avais peur que le port de cet attirail leur tourne un peu la tête et qu' avec l'approche de leur maturité sexuelle, elles se mettent en tête de se maquiller.....

Heureusement, il n'en est rien à ce jour......!

La quincaillerie toujours

Blague à part et pour parler sérieusement, par contre, je constatai rapidement qu'il y avait des accrochages avec ces boucles, le passage de certaines en position au-dessus de l'oreille le prouvant alors que je choisis toujours une pose en une position inférieure me semblant moins problématique.....et moins laide, il faut bien l'avouer.

Quand la semaine passée, je préparais en mes pensées cet article, j'imaginais terminer en précisant que pour l'ensemble du troupeau, ces derniers mois, j'avais eu le plaisir de ne pas noter d'arrachages, ajoutant qu'en cette saison morte les animaux n'avaient cependant pas tentation d'herboriser dans les branchages ou passer la tête dans les grillages, la végétation étant en dormance.

Mais je ne terminerai pas cet article sur ce constat.

La quincaillerie toujours

En effet, aujourd'hui, en ce premier jour de printemps, j'eus la mauvaise surprise de constater que Hermeline, une brebis adulte, avait perdu une de ses boucles seulement huit mois après la pose.

La quincaillerie toujours

Ce n'est pas suite à un matériel défaillant, mais bien à cause d'un arrachage qui a déchiré l'oreille sur toute sa longueur. D'après l'état des croûtes formées par le sang, c'est arrivé durant ces derniers jours d'hiver.

Je comprends pourquoi cette femelle s'effrayait anormalement à mon approche. Elle doit souffrir, agacée et inquiète. On aperçoit d'ailleurs l'inflammation à la base de l'oreille, d'un rose soutenu.

Inutile d'espérer poser une boucle provisoire, ni même une future boucle de remplacement, comme l'exige la législation pour ces deux étapes en cas de perte de boucle, l'oreille est fichue.

La quincaillerie toujours

En dehors de l'aberration du traitement sans discernement de nos moutons, face à l'identification obligatoire calquée à celle des élevages et des moutons de rente, sans parler une fois encore de son inadaptation, ce qui me désespère c'est de devoir considérer que le présent et l'avenir de mes Ouessant, comme pour tous les Ouessant de France et de Navarre, dépend de l'action ou l'inaction des pouvoirs publics et d'une seule association, le Gemo (Groupement des éleveurs de moutons d'Ouessant) .... alors que sous mon impulsion et mon intervention auprès de l'ancien président du Gemo, avec ce dernier, nous avions été nombreux à souhaiter actions et travaux qui permettraient à aboutir, pour qui souhaiterait le meilleur pour ses animaux, à une possibilité d'identification sous-cutanée pérenne et non mutilante des Ouessant, à l'image de ce qui se pratique pour d'autres animaux, y compris domestiques, y compris considérés comme "bêtes à viande" éventuelles, comme chevaux et ânes finissant à l'abattoir. 

Simple question de bon sens, bon sens qui semble faire défaut en de nombreux esprits qui ne sont pas prêts à vouloir s'intéresser réellement au problème et travailler à faire évoluer les choses, se cachant derrière les textes officiels, par paresse, par désintérêt, par manque de lucidité et que sais-je encore que je ne m'autoriserai pas à nommer ici.... 

Parfois je me sens réduit à n'être qu'une sorte de Dom Quichotte se battant contre les moulins à vent que sont les systèmes, les structures et les personnes face auxquels je me heurte pour vouloir sortir d'une situation actuelle (bien que vieille de 20 ans) qui ne rend service ni aux administrations, ni aux éleveurs, ni aux animaux, les premiers concernés pourtant.

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Published by dominique morzynski - dans Elevage
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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 15:53
Glacé

Deux jours de gel continu.

Moins huit seulement, et pourtant...

Cela suffit pour que l'eau, transformée en glace dans le coffrage d'urne funéraire gallo-romain du deuxième siècle (servant d'abreuvoir pour les pigeons), soit contrainte à trouver chemin plus aérien en une augmentation de volume chaotique.

Glacé

Etrange phénomène résultant de la pression de la glace, de force inférieure à la résistance du granit.

Un abreuvoir en un vestige archéologique de presque 2000 ans?

Ce n'est pas pire et bien plus utile que les géraniums qui fleurissent à la belle saison dans tous ces autres coffrages assez communs sur la région et qui décorent à présent les pelouses...

Glacé

Heureusement! Pas de neige. Les Ouessant peuvent vaquer à leurs occupations habituelles.

Glacé

Il convient cependant de distribuer de l'eau au moins une fois par jour car, comme elle est bien vite gelée, les moutons ont d'autant plus soif.

Glacé

Soif après la consommation de minéraux.

Glacé

Soif de par une herbe peu hydratée en cette sécheresse hivernale et "grillée" par les coups de gel réguliers depuis début janvier.

Glacé

Soif après la consommation de leur ration de céréales au lever. (120g d'orge et avoine, dose maxi depuis plusieurs semaines).

Rappel: ne jamais donner de céréales subitement aux moutons, mais les habituer progressivement à cette complémentation, sur le temps et en quantité.....tout comme les granulés d'ailleurs.

Ici, l'artillerie des auges est prête pour demain matin au lever la rituelle distribution.

Soif suite à une consommation de foin plus importante.

Tout cela pour dire que non seulement les moutons mangent beaucoup plus par temps froid, besoin énergétique en conséquence oblige, mais aussi que le besoin d'eau est alors particulièrement important à cause du gel et qu'il faut penser y remédier au quotidien.

Glacé

Enfin, cette nuit comme les deux précédentes, les brebis ont choisi de ne plus dormir à la belle étoile mais de réintégrer le coin bergerie. (Chaque soir les doyennes sont les premières à prendre leur place à l'abri, sur la paille, protégées du vent.)

 

Les épisodes de froid sont des épreuves qui imposent d'aider ses animaux à les surmonter. 

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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 22:38

Une aventure de l'élevage...... Celle de la vache!

Bonne réflexion!!!!!! après cet excellent reportage.

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 11:40

Une des brebis doyennes du troupeau vient de mourir hier.

L'animal entre les mains, ce fut l'occasion de vérifier la situation quant aux nouvelles boucles d'identification obligatoire posées le mois dernier.

Triste constat! Triste spectacle!

Oreille droite.

Oreille droite.

Oreille gauche.

Oreille gauche.

Pourtant ces boucles furent posées de façon à limiter les accrochages en plaçant la protubérance du système dans l'intérieur de l'oreille.

Pas d'arrachages complets. Des arrachages partiels plus sournois encore puisqu'ils auraient pu arriver régulièrement à vie si la vieillesse n'avait pas sorti cette brebis de son calvaire.

Une fois de plus, la colère est grande.

Grande face à l'inadéquation d'une identification auriculaire pourtant imposée aux éleveurs.

Grande face aux sévices qu'on voudrait nous imposer d'infliger à nos Ouessant.

Comment dans ces conditions vouloir, imposer que les éleveurs respectent la législation en déclarant leurs moutons et en les identifiant?

Il n'apparait pas envisageable, après ce test catastrophique, de pouvoir prétendre identifier à vie (au moins dix ans) Les Lutins de l'année quand ils auront six mois ou plus.

Que ceux qui tiennent les ficelles réagissent et agissent enfin!

Europe, Ministère, DSV, EDE, tous complices, ne sachant que réciter les textes et se renvoyant la balle.

Des questions se posent sur les capacités intellectuelles des législateurs et leurs petits soldats, ainsi que des associations mais également les éleveurs, qui n'ont pas même eu conscience au départ que toute identification auriculaire peut être, est (20 ans que cela dure) tôt ou tard source d'arrachages d'oreilles. Ce système pourrait éventuellement convenir à un Ouessant vivant sur un espace vide entre quatre murs bétonnés (ce qui n'est ni concevable ni souhaitable), mais pas à des ovins de plein air et d'herbage côtoyant grillages, branchages, ....

On se demande vraiment comment et sur quels critères tous ces systèmes d'identification peuvent au final être homologués!!!

Qui pour se soucier de cette situation?

Qui pour réagir face à cette impasse?

Mais surtout, qui pour AGIR?

(Epilogue: Concernant cette double nécrose sur le même animal présentée en photos en cet article, le responsable français de la société produisant ce matériel m'informe qu'il s'agit d'un problème de pince qui enfoncerait trop l'axe de perforation comme on le voit effectivement par la pointe dépassant de la partie femelle. Trop enserrée l'oreille a ainsi évolué en nécrose au point de fixation.

Merci à lui pour cette information salvatrice qui m'amène à devoir contrôler chaque oreille pour l'ensemble du troupeau afin d' y remédier manuellement si nécessaire. Néanmoins me voilà devoir utiliser une nouvelle pince (la 5ème!) pour la suite des opérations s'il doit y avoir .... Bien compliqué tout cela, mais si au moins les risques d'infection sont éliminés j'espère, c'est déjà cela. Reste à l'avenir à mesurer l'autre problématique, celle des possibles arrachages, partiels ou totaux.)

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 12:12

Suite à mon discours dénonçant depuis des années l'inadéquation de toute identification auriculaire sur un mouton de petite taille comme le Ouessant, un éleveur utilisant le même type de boucles que moi sur ses animaux m'envoie ce témoignage photo d'un accident tout récent survenu chez lui.

De l'eau à mon moulin
De l'eau à mon moulin

(Chez les Lutins, pas encore d'arrachage total de l'oreille avec ce nouveau matériel posé récemment, mais cela viendra. Déjà certains jours je note déchirures partielles révélées par des oreilles en sang....)

Il n'y avait pas besoin d'être devin pour prévoir ce qui arriverait un jour ou un autre....et qui arrivera bien d'autres fois encore, avec toute identification auriculaire, quel qu'en soit le matériau, quelle qu'en soit la taille, qu'elle soit nouvelle ou plus comme ci ou comme ça, œuvre de tel ou tel fabricant.

Depuis presque 20 ans que cela dure, combien d'années encore de carnage? Combien de victimes encore?

Ah! si tous les éleveurs, si tous les acteurs du Ouessant, si tous les décideurs et autres dirigeants qui nous imposent cette législation sans aménagement particulier pour ce petit mouton (dont absence de possibilité de puçage sous cutané), finissaient par avoir un mental supérieur à ce qu'un enfant de dix ans est à même de comprendre!!!!

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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 10:33

J'évoque régulièrement, depuis des années malheureusement, le souci que représente toute identification auriculaire pour le mouton d'Ouessant (de type ancien).

J'ai souvent omis de dire qu'en plus de cette inadéquation, les éleveurs sont parfois doublement victimes de cette identification obligatoire, selon le matériel proposé par le département ou la région d'élevage dont ils dépendent.

Une démonstration éloquente de ces soucis, dans le lien ci-dessous, tiré du blog d'un ami éleveur. Eleveur particulier tout comme moi et comme la quasi totalité des détenteurs de ce type ovin,... ceci pour bien montrer l'aberration de l'absence d'aménagement particulier pour identifier correctement (sans conséquences sanitaires ou de mutilations) et durablement des animaux le plus souvent d'agrément (et non de rente) conservés à vie (10 à 15 ans).

(Cet éleveur me signale trois nouveaux cas d'arrachage depuis parution de son article...)

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16 août 2016 2 16 /08 /août /2016 09:39

Encore 36 degrés à l'ombre aujourd'hui.

Plus de pluie depuis mi-juin. Depuis deux mois l'herbe verte a laissé place à une paillasse jaunie.

Pensez-y!

Le seau d'eau est vite vidé.

Pensez-y!

Un second permet d'assurer l'eau à volonté sur la journée, tout en veillant à remplir tout de même fréquemment.

Oui, contrairement aux idées reçues, un mouton boit, en toute saison, et même beaucoup quand son alimentation est pauvre en eau.

Eau propre à volonté (même chaude sous le soleil) n'est pas un luxe mais un minimum d'attention en élevage.

Puisse ce petit rappel annuel permettre de sauver ici ou là quelques animaux en détresse délaissés (ou même simplement leur adoucir la vie)!

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 14:44

Des éleveurs, professionnels de l'élevage, qui ne se comportent pas en moutons, eux ...

J'ajouterai que les éleveurs d'agrément, sans orientation de rente ni d'exploitation, comme moi, comme vous peut-être, sont logés à la même enseigne que les producteurs ovins, concernant l'obligation d'identification électronique auriculaire de leurs animaux.... et ce, théoriquement d'après la législation, même en ne possédant qu'un seul ovin.

Alors qui pour se soucier de l'inadéquation de l'identification auriculaire électronique (ou pas) du petit mouton d'Ouessant de type ancien?

Si identification obligatoire il doit y avoir pour le Ouessant, qu'elle soit alors adaptée à l'animal et aux risques encourus de par son anatomie et son mode de vie.....

Actuellement mes six chats, quatre chiens et trois ânes se portent très bien avec leur "puce" électronique sous-cutanée. Mes Ouessant ne demandent qu'à pouvoir bénéficier du même traitement et de la même considération. Ce qui satisferait malgré tout les soucieux de traçabilité et d'identification dans les rouages des administrations, ou parmi les éleveurs!

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29 juillet 2016 5 29 /07 /juillet /2016 09:42
J'ai testé pour vous

Oui mais ça c'était avant, ...

J'ai testé pour vous

... car maintenant....

Après les minuscules boucles alu à une oreille, puis les deux....

Après les boucles plastique électroniques dites pour petits animaux....

Voilà l'arrivée de divers modèles agréés qui seraient plus petits et mieux adaptés à nos Ouessant pour leur identification obligatoire. Qui seraient.....????

Je me suis orienté vers un de ces nouveaux produits et j'ai donc testé.

D'abord grosse déception concernant la pose. En effet, sur 48 animaux identifiés ainsi tout récemment, pour 17 paires de boucles (donc environ 1/3 des Ouessant manipulés) il y eut difficultés de pose. C'est à dire que la boucle ne put être posée au premier essai.

Pour 6 paires les deux boucles posèrent souci et pour les 11 autres, une des deux boucles (gauche comme droite) présenta problème. Ce qui nécessita 2 à 5 tentatives pour ces boucles récalcitrantes ne pouvant ni perforer le cartilage ni voir de là leur partie mâle se fixer en partie femelle.

Inutile de dire le calvaire pour l'animal ainsi martyrisé.... L'agacement du berger n'étant rien comparativement.

Au risque de paraître prétentieux, je suis pourtant plutôt habile de mes mains, tout autant que particulièrement attentif à mes moutons et donc soucieux que les choses se passent au mieux, donc appliqué techniquement.

De plus, avec quatre modèles différents de pinces adaptées à ce modèle de boucle, on ne peut m'accuser de maladresse ou de mauvaise foi, ou encore supposer un souci particulier lié à un de mes outils.

J'ai testé pour vous

Bon, même si la boucle est à présent bouclée, voici quelques autres retours d'expérience qui peuvent valoir conseils.

J'ai testé pour vous

D'abord, personnellement, je place la boucle de façon à ce qu'elle se retrouve à l'arrière de l'oreille. Ce dispositif, inesthétique il faut bien l'avouer, passe ainsi un peu plus inaperçu, mais surtout, on peut supposer qu'il gêne moins l'animal dans sa progression dans la végétation et que de là le risque d'arrachage s'en trouve réduit.

J'ai testé pour vous
J'ai testé pour vous

Dans un premier temps, dans une logique de bonne méthode de pose, je pratiquais en présentant le pointeau perforant dans l'intérieur creux du pavillon de l'oreille. La partie femelle de fixation se retrouvant alors sur le dessus, le plat de l'oreille.

Pourtant, lorsque je constatai qu'une brebis en enclos, déjà bouclée ainsi deux minutes avant, s'arrachait partiellement l'oreille en glissant contre un grillage dans une bousculade, je décidai de placer la partie femelle à forte protubérance à l'intérieur de l'oreille.

J'ai testé pour vous
J'ai testé pour vous

Voilà donc le positionnement qui semble le plus judicieux, avec la partie présentant le moins de protubérance placé sur le dessus de l'oreille.

J'ai testé pour vous

Le risque énoncé en première méthode est bien réel. Voici une brebis qui quelques jours après son bouclage s'est accrochée sans doute dans un obstacle, tout le système de fixation se retrouvant au-dessus du pavillon. Sans infection à ce jour, ce problème blessera l'oreille à l'avenir par les frottements.

J'ai testé pour vous

Autre exemple du même type, mais cette fois avec malheureusement infection comme on le voit alors que je pulvérise généreusement et systématiquement désinfectant à chaque bouclage. Il me faut intervenir pour guérir, mais le mal est fait. Peut-être une tête passée dans un grillage ou dans les rameaux d'une haie. Le trou ainsi creusé condamne à vie à une mauvaise position de boucle et donc à bien d'autres soucis.

J'ai testé pour vous

Vieille brebis ayant déjà connu l'arrachage à l'oreille droite du temps des minuscules boucles alu et qui montre par le passage de sa boucle gauche à l'avant de l'oreille (alors qu'initialement bloquée à l'arrière) qu'elle s'est accrochée quelque part (en ressortant la tête d'entre les mailles d'un grillage?).

J'ai testé pour vous
J'ai testé pour vous

La présence de la protubérance de boucle à l'intérieur de l'oreille pour limiter l'arrachage pose néanmoins questionnement sur le bouchon ainsi formé en cet endroit. Quelle perturbation de l'audition? Quel souci de ventilation et alors d'encrassement du conduit auditif durant les 10 à 15 ans de vie du Ouessant?

J'ai testé pour vous

Je m'interroge également sur les risques importants d'accrochage dans les branchages ou autres installations par l'extrémité de la boucle qui ne demande qu'à ce que corps étranger s'y insinue. Ne faudrait-il pas cisailler le plastique pour ouvrir?

On remarquera au passage que dites petites, ces nouvelles boucles demeurent pourtant bien gigantesques sur l'oreille d'un Ouessant et donc pas plus particulièrement adaptées à ce type ovin comme on voudrait parfois le faire croire.

J'ai testé pour vous

Les cornes des béliers empêchent ces derniers de passer leur tête à travers les grillages dits à moutons. Mais par leur manie à marquer leur territoire de la tête ou simplement se gratter en frottant l'arrière de leur oreille aux arbustes et tiges, ne les laisse pas totalement à l'abri de soucis d'arrachages de boucles.... et d'oreilles.

Toute personne possédant un ou plusieurs ovins (ou caprins) doit être déclarée et l'animal ou les animaux identifié(s). C'est que la législation exige.

Pourtant très rares sont les éleveurs/possesseurs de moutons, sans orientation de rente mais plus à but d'agrément, à identifier leurs animaux et en particulier si ce sont des Ouessant.

Pour ceux qui voudraient être en règle, je pense que ces remarques et conseils leur seront utiles pour leur réflexion quant au choix des marques d'identité et à celui d'une pose la moins problématique possible .

Sinon mon constat dans les quinze jours après test du nouveau matériel: "Bof!!" et même "Grrr!!", avec la crainte d'un "Grrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrrr!!!!!!!!!!!!" pour les mois et années qui viennent, ne pouvant que constater déjà bien trop de soucis.

En effet, si j'écarte du bilan une brebis qui s'arracha dans l'enclos dès la pose suite à bousculade, en seulement deux semaines, 3 autres animaux (exemples ci-dessus) sur 48 ainsi identifiés ont déjà rencontré souci avec leur barrette. Donc plus de 6% (voire 8% si je totalisais tous mes soucis)!!! L'avenir se présente bien incertain et inquiétant.

Une fois encore, cette expérience, toute personnelle correspondant à mon mode d'élevage je l'accorde(c'est à dire dans des conditions de vie de rêve pour les animaux), montre bien que toute identification auriculaire est inadaptée aux ovins, en particulier les animaux de petite taille comme le Ouessant. Sans compter que ce dernier a une espérance de vie équivalente à celle d'un chien puisqu'il ne finit pas rapidement à l'abattoir et que mathématiquement la probabilité de soucis avec ses boucles d'identification est largement multipliée dans le temps.

Comme je le dis bien souvent, un enfant de dix ans comprendrait la chose. Ce qui n'est pas le cas des administrations qui se retranchent derrière la législation et ne se soucient pas de tout cela bien évidemment.

Quant aux éleveurs/possesseurs de Ouessant, il y a bien longtemps que j'ai compris que leurs motivations à élever cet animal (animal outil, animal à médailles, animal à congélateur, animal à laine, animal spectacle, ....) étaient bien souvent très éloignées des miennes et qu'il n'y a pas d'espoir d'action pour s'unir et combattre dans le sens d'un aménagement d'identification pour les moutons des éleveurs dits d'agrément (pour certains éleveurs peu soucieux de leurs animaux, il s'agirait là de soucis de "grand-mère à chats"... manque de respect pour toute grand-mère à chats, bien méritante par ailleurs au contraire, elle). Seul le principe d'identification sous-cutanée pourrait s'approcher de l'idéal à plus d'un titre, comme pour chiens, chats, alpagas, ânes, chevaux .....

C'est là que l'on mesure à quel point l'existence d'une association s'occupant des Ouessant et de leurs éleveurs aurait toute son utilité, à ce niveau comme à bien d'autres!

Une fois de plus, "J'ai fait un rêve...."

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