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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 12:10

L'été tire à sa fin et déjà depuis plusieurs semaines règne une météo automnale.

Tout derniers instants estivaux

L'ensemble des brebis est séparé des béliers depuis le début du mois, autre signe (par choix du berger) de l'approche de l'automne chez les Lutins.

Tout derniers instants estivaux

Depuis quelques jours, il pleut à nouveau. Enfin!

Tout derniers instants estivaux

Les Ouessant avaient perdu l'habitude de se mettre sous les abris.

Tout derniers instants estivaux

C'est sous ces conditions météorologiques, qu'hier la "grosse" Réglisse, brebis tout venant de type Ouessant mais métissée avec une race indéterminée, a choisi d'agneler tardivement d'une petite Anisette. Cette agnelle, issue donc d'une brebis adoptée n'entrant pas dans mes programmes d'élevage, saura trouver le moment venu, comme je l'espère,  une bonne famille qui l' appréciera comme mouton de compagnie.

Tout derniers instants estivaux

Non, les Ouessant ne bénéficient pas de tel ou tel type d'abri, ni ne le choisissent, selon leur niveau social!

On va au plus près en cas d'alerte giboulée, bien que l'on préfère abri au plus proche de la zone "dortoir nocturne" (effet du fameux "qu'il est bon de rentrer chez soi!"). Il en va ainsi dans la culture des Lutins.

Tout derniers instants estivaux

Les pluies ont le mérite de faire reverdir les prés et de garantir ainsi nourriture herbacée pour l'automne, assurant aux animaux d'être en forme pour affronter l'hiver..

Tout derniers instants estivaux

Cette verdure très humide amène à devoir équilibrer le contenu de sa panse en grignotant matière sèche sous forme de foin.

Tout derniers instants estivaux

L'automne apporte également les plus à la ration, avec les pommes ...

Tout derniers instants estivaux

... ou les poires (et encore prunes lorsqu'il y en a).

Tout derniers instants estivaux

Dans mon coin, 2017 est une année à glands remarquable. Au point que j'ai pu voir les branches casser sous leur masse, aidées parfois par quelques coups de vent.

Tout derniers instants estivaux

Depuis août, des quintaux jonchent le sol et des quintaux et des quintaux tomberont encore en terres de Lutins, garantissant ainsi complémentation naturelle jusqu'à l'arrivée de l'hiver.

Tout derniers instants estivaux

De même les châtaigniers croulent sous le poids de leurs fruits.

Tout derniers instants estivaux

Ces derniers ont commencé à tomber, libérant leurs graines lorsqu'ils s'ouvrent. La quantité fait qu'en revanche les châtaignes ne sont pas bien grosses. Cela n'en sera que mieux quand elles se retrouveront en gueule des Ouessant qui les mastiqueront ainsi plus aisément.

Là encore, cette denrée tombée du ciel devrait permettre de ne prévoir distribution de céréales qu'à partir de janvier. Et puis il ne faut pas oublier l'ensemble des baies sauvages qui s'y ajoutent, aubépine, églantier, prunelier, ...

Ainsi va la vie chez les Lutins qui savent d'eux mêmes élaborer leur menu au quotidien et l'équilibrer!

Attention, une fois encore, petit rappel de la plus haute importance...

Tout apport de nourriture venant de l'extérieur des parcours et autre que le foin, dont les fruits et les graines, ne doit se faire que graduellement sur plusieurs jours et en petites quantités, au risque sinon de créer soucis digestifs ou voir mourir ses moutons des complications en conséquence.

Il faut y songer lorsqu'on décide de faire des distributions subites d'aliments riches à ses Ouessant alors qu'ils sont d'ordinaire soumis à un régime différent, plutôt pauvre et restreint.

(Dans le cas des Lutins, fruits et graines font partie de leur cadre de vie et leur organisme y est accoutumé depuis les premières chutes. D'ailleurs, ils savent ne les consommer qu'en complément de leur ration d'herbe, base de toute alimentation, et ne la remplacent pas par ces gourmandises qu'ils laissent en masse au sol, bien alimentés par ailleurs, ... même si le vent en déverse encore et encore.)

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9 septembre 2017 6 09 /09 /septembre /2017 05:10
Patience

Déjà une semaine que les béliers sont séparés des brebis.

Cette nouvelle période de vie jusqu'au printemps n'est néanmoins pas une si dure épreuve pour eux. Les mâles aiment être entre eux et d'ailleurs s'ils apprécient la compagnie des femelles, durant la période estivale, ils conservent la plus grande partie du temps une tendance à cette proximité avec leurs congénères masculins dans leurs déplacements. 

Seule la compétitivité pour les beaux yeux d'une brebis saurait parfois escamoter un instant la sympathie naturelle qu'ils éprouvent les uns vis à vis des autres. 

Par contre voir les filles si attirantes, voir cet autre groupe qui constitue le troupeau, les fait se languir. C'est ce que l'on devine aux longues heures qu'ils passent entre les repas, à les regarder en se maintenant vers l'issue la plus proche qui leur permettrait de les rejoindre.

Patience mes beaux! Quelques uns auront le privilège de rejoindre quelques belles cet automne! 

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 14:15

La saison d'agnelage du printemps se déroula sans aucun problème.

Aucune intervention nécessaire, aucune perte pour la trentaine de naissances.

Zéro euro en frais de vétérinaire, ... ce qui fut appréciable également pour un élevage pure passion.

Mais pour la poignée de naissances de fin d'été, cela commence mal.

Instant de vie, instant de mort.

Alors que je photographiais la veille ma Brocéliande gestante, probablement ma plus belle brebis du moment, je ne me doutais pas que le lendemain à la même heure je la perdrais.

La découvrant en soirée en phase de tentative d'expulsion de son agneau, je perçus de suite que cela ne se déroulait pas normalement. Un examen de la situation me confirma la chose, la colonne vertébrale et les côtes étant devinées sous mes doigts.

Situation bloquée. Expédition chez le vétérinaire pour une incontournable césarienne.

Instant de vie, instant de mort.

Si comme je le craignais l'agneau s'avéra mort, tout se déroula bien malgré tout durant l'opération.

Mais alors qu'elle venait d'être recousue, prête à quitter la table d'opération, je sentis la brebis se raidir entre mes mains et se courber en arrière prise de convulsions.

Comme je le pensais, suite à réaction à l'antibiotique, elle se retrouvait en état de choc neuromusculaire.

L'injection d'un antidote ne fit qu'améliorer la situation légèrement. Elle mourut quelques minutes après en voiture sur le chemin de retour.

Pas de chance pour elle! Regrettable issue.

 

 

Si mes calculs sont bons, sur cinq césariennes en 21 ans (ce qui est peu), c'est la première fois que je perds une brebis.

Cette Brocéliande précieuse pour l'avenir du troupeau manque dans le paysage de la bande.

Partie à trois ans, elle n'aura eu le temps de ne m'offrir qu'une agnelle. L'espoir est à présent reporté sur cette dernière qui a hérité d'un bon air de famille, pour retrouver un peu de ma belle dans sa descendance.

Je croise les doigts pour la suite.

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 17:27
Fin des vacances

Dans une semaine, fin des vacances pour les béliers. Séparés alors des brebis, ils retrouveront leurs quartiers d'hiver jusqu'en avril. Leur rentrée à eux!

Fin des vacances

Tous. Y compris les quelques jeunes mâles de l'année devenant matures sexuellement sans pour autant encore adultes.

Les jours raccourcissent, le soleil décline à l'horizon de plus en plus. Les hormones des béliers commencent leur ébullition et les esprits à s'échauffer. 

Fin des vacances

Pour preuve, une belle balafre au-dessus de l'œil d'un combattant. Profonde, la paupière enflée, il s'en est fallu de peu pour que l'œil soit arraché. Avec 33 à l'ombre, la désinfection s'imposa d'autant plus.

Tout cela pour une brebis! Qui plus est qui de toute façon snobe assurément tout prétendant, car s'il existe bien parfois une "brebis facile" dans ce monde ovin, toute "brebis de bonne éducation" sait attendre l'automne pour céder aux avances du plus convaincant satyre cornu.

Fin des vacances

D'autres heureusement, plus expérimentés face à la vie, prennent du recul par rapport à ces préoccupations et savent savourer doublement les derniers jours de vacances tout le troupeau réuni... adeptes de la zen attitude.

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 16:16
Attention

Attention!!!

Attention

C'est ainsi le plus souvent que les brebis s'arrachent l'oreille en prenant leurs boucles d'identification dans un grillage ou un rameau lorsqu'elles cherchent à croquer la végétation de l'autre côté des clôtures, allant jusqu'à passer la tête entre ce type de mailles.

Les frottements de ces attributs contre divers obstacles créent également des lésions, normalement sans gravité s'il n'y a pas infection de l'oreille.

J'ai également pu le découvrir lors de la tonte chez quelques animaux suite aux manipulations qu'impose cette intervention. 

Néanmoins ces derniers mois, je ne note pas de nouveaux arrachages complets. Je croise les doigts suite à l'écriture de cet article, en espérant que mon optimisme du moment ne se voit pas contrarié avec l'arrivée de l'été et les comportements d'alimentation de mes Ouessant qui en découlent en cette période.

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 11:47

Ouf

Ouf!

Une de moins ... saison de tonte.

Ouf

Depuis une semaine, les Lutins d'un an et plus sont tondus. Pour le dernier lot d'animaux, il a fallu reporter la tonte plusieurs jours de suite, à cause d'une météo capricieuse qui d'une part ne permettait pas de pouvoir opérer sereinement en plein air ou encore qui n'assurait pas température suffisante le lendemain pour le confort des nouvellement tondus.

Ouf

Date de tonte bien précoce chez les Lutins... trop d'ailleurs. Une paire de semaines de plus, voire davantage, aurait permis une tonte plus aisée comme le révéla un nombre assez important de toisons en manque de maturité. En effet, plus on tond en correspondance avec l'approche de la mue, plus cette tonte est facile, la toison se "décollant" du corps chez cet ovin primitif qui conserve assez souvent traces de capacité de mue naturelle (malheureusement généralement partielle). 

Mais voilà, mon agenda m'imposant dates pour cette intervention, ce fut fait en ce début juin.

Après vingt-quatre heures environ au total consacrées à cet exercice et tout le travail en parallèle que cela impose, la joie de pouvoir contempler sa troupe fait oublier fatigue et douleurs, bien que parfois je me demande combien de temps encore il me sera possible de mener à bien cette intervention, ne me voyant pas cependant m'autoriser à confier ce travail et mes moutons aux mains d'autrui, tant la tonte du Ouessantin dans le standard taille est délicate et se heurte trop souvent des situations difficiles.

C'est dans toutes ces interventions que sont le parage, la vermifugation, les vaccinations éventuelles, la tonte ... l'affouragement, le curage des abris, la pose et l'entretien des clôtures... enfin dans tout ce travail qu'implique le fait de détenir un troupeau, que ce dernier se mérite et d'autant plus encore quand on n'a que ses deux bras pour œuvrer.

C'est également après la tonte que je me dis que qui ne tond pas ses moutons ne peut mesurer pleinement le bonheur de les élever et les posséder, finalement réaliser assumer pleinement l'animal. 

Bref, le meilleur moment est là à présent et c'est toujours pour moi un plaisir de courir alors au pré, pour découvrir ou redécouvrir mes protégés comme tout neufs.

Petite balade à la rencontre de ceux qui dépassaient de l'herbe et qui ont pu être cadrés dans l'objectif.

Ouf

Bélier adulte ( Non agouti noir "faded", assez clair)

Ouf

Le doyen du moment se porte bien et savoure la vie (Agouti blanc bronzé)

Ouf

Habit neuf pour cet autre mâle (Agouti blanc bronzé)

Ouf

Le "meilleur" bélier Agouti blanc bronzé du moment (eh oui! ce n'est pas le cornage qui fait le bélier ...)

Ouf

Ce jeune bélier d'un an (antenais) dont je découvre la réalité (Non agouti noir) est un fils de mon Hobbit chouchou.

Voilà pour les quelques sieurs qui ont bien voulu se montrer.

De même côté filles, quelques rencontres ...

Ouf

Toute dernière brebis Non agouti brun "faded"...qui plus est stérile depuis deux ans. Du travail en perspective chez les Lutins pour sauvegarder ce type de toison.

Ouf

Bientôt la dernière brebis Non agouti brun du troupeau. Encore du travail en perspective pour réexprimer cet allèle récessif heureusement bien conservé dans la banque génétique du troupeau. Dès l'an prochain?

Ouf

Brebis (Non agouti noir) allaitante en belle forme, d'autant qu'ayant subi césarienne l'an passé.

Ouf

Brebis allaitante Non agouti noir (laissant paraître déjà une belle canitie en sa toison rase)

Ouf

Brebis allaitante Non agouti noir "faded"

Ouf

Brebis allaitante Non agouti noir "faded" (plus affadie, plus décolorée, plus fanée, plus claire que la précédente)

Ouf

Brebis allaitante Agouti blanc bronzé (chez qui la tonte révèle bien ses zones de bronzage)

Ouf

Jeune brebis d'un an (antenaise) non allaitante, Agouti blanc bronzé.

Ouf

Brebis adulte non allaitante, Agouti blanc bronzé.

Ouf

Brebis allaitante Agouti blanc bronzé.

Ouf

Brebis allaitante Agouti blanc bronzé, assez longiligne (il faut de tout pour faire un monde, y compris en celui du Ouessantin)

Ouf

Minuscule "vieille" brebis allaitante Agouti blanc bronzé ( à "bronzage" uniforme et complet sur le corps d'où ce souvenir d'aspect en toison rase).

Ouf

"Vieille" brebis allaitante de 7 ans (Agouti blanc bronzé) qui exprime par son état physique le besoin de ne plus être mère à l'avenir et prendre donc sa retraite.

Non il n'y a pas que des "blancs" chez les Lutins; le hasard a voulu que ce soit en cette coloration que les rencontres fructueuses furent les plus nombreuses.

Ouf

Jeune brebis (antenaise) Non agouti noir, prometteuse.

Ouf

Jeune brebis d'un an (antenaise) Agouti grey sur base noire. Je découvre enfin ma fille de biberon de l'an passé dans la splendeur de ses formes. Ma Spirogyre, dite Louloutte. Un lien fort nous unit forcément.

Ouf

La doyenne actuelle de la troupe (Agouti blanc bronzé) qui n'exprime pas encore trop de misère physique, pouvant jusqu'alors bénéficier d'une dentition convenable... mais pour combien de temps, la situation pouvant dès lors basculer subitement.

Ouf

Dernier printemps pour cette vieille brebis Non agouti brun et sans doute pas de futur été, sa difficulté à se nourrir faute de dentition correcte impliquant de l'aider par la seule solution qui la libèrera d'une vie devenue calvaire.

Dans le même temps, agneaux et agnelles se vêtissent d'une toison dont ils ne seront débarrassés que dans un an.

Ouf

Agnelle Agouti blanc bronzé prometteuse.

Ouf

Bientôt trois mois pour la première agnelle de l'année (Non agouti noir) dont les pointes de mèches brunissent naturellement sous l'effet des UV.

Ouf

Agnelle Non agouti noir à toison noire... mais qui n'est pas assurée de ne pas brunir par la suite.

La tondeuse est rangée, les douleurs oubliées, et le bonheur est bien dans le pré!!!

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1 avril 2017 6 01 /04 /avril /2017 14:42

En ce 1er avril, comme chaque année, pas question de faillir à la tradition de regrouper mâles et femelles chez les Lutins,... et ce, pour jusqu'à septembre.

Pas un poisson

Sept mois que ces messieurs, mais également ces dames, attendaient cela après la séparation de septembre.

Pas un poisson

Oui, ces dames également, les brebis adoptant un comportement tout autre dès lors, comme si la présence des mâles avait quelque chose de rassurant sinon de tout à fait normal.

Pas un poisson

Comme d'habitude tout se passe dans le calme, les unes et les uns ne s'étant jamais véritablement perdus de vue, seuls les grillages bloquant les relations durant l'automne et l'hiver .

Pas un poisson

Toujours l'occasion pour moi de vérifier que mes reproducteurs mâles ne dépassent pas en taille mes plus grandes brebis (dans le standard).

Pas un poisson

Une brebis gestante laisse tout pantois le doyen du moment. 

Pas un poisson

Après cette journée durant laquelle chacun va visiter chacune pour estimer la situation quant à l'espoir d' un possible rapport charnel, demain sera un autre jour où on s'ignorera sous cet angle.

Pas un poisson

Encore un déçu!

Pas un poisson

Un jeune d'un an un peu plus empressé souhaiterait une première expérience, mais pas question, madame présentant un ventre bien rond.

De toute façon, chez les brebis, toute copulation n'est acceptée que si la femelle est en chaleurs.

Cas qui n'a que peu de chances de se présenter à présent, même si seulement la moitié des Lutines est gestante, la période de reproduction normale ayant lieu en automne et hiver, et particulièrement durant la seconde moitié de l'automne voire tout début d'hiver.

Du moins chez des brebis Ouessant non croisées avec d'autres races et chez des femelles non déréglées.

Maintenant, à toute règle ses exceptions et parfois, mais vraiment rarement, un petit Lutin de père inconnu peut voir le jour en septembre. Parfois seulement, ne sachant plus d'ailleurs depuis combien d'années ce genre de surprise n'a pas eu lieu.

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 10:19

Les mâles étant encore séparés des brebis jusqu' au mois prochain, il était évident que je leur rende visite également à leur tour, après un mois de vie de berger contrariée.

Mes retrouvailles 2

Tout va bien pour les 18 béliers de la banque génétique mâle du moment. Aucun gros souci et surtout aucune perte.

Tous viennent d'être vermifugés, comme chaque année en cette période de fin d'hiver. C'est ce qui me chagrinait de ne pouvoir faire en étant diminué dernièrement, mais voilà qui est fait.

Reste à pratiquer la première taille des onglons dès que possible, d'ici fin mars, pour être dans les temps en rapport au second parage dans six mois, en début d'automne.

Mes retrouvailles 2

Même Golas, le doyen du moment, est en forme. Il faut dire qu'il n'a que huit ans. Par contre, je note ses premières pelotes ligneuses de réjection indiquant une usure des dents installée. 

Mes retrouvailles 2

Petit souci pour Thalès tout de même qui a trouvé moyen de casser son affreuse corne gauche, il vrai déjà bien malmenée ces dernières années. Rien de grave pour autant si la cicatrisation du corps osseux se fait correctement... et cela n'empêche pas de vivre.

Mes retrouvailles 2

Comme on le voit, mon chouchou de Hobbit ne s'est pas montré très sage non plus lors de ses retrouvailles avec les gars, après quelques mois de séparation pour procréer en un autre enclos. Si les années suivantes, il s'avérait s'obstiner à creuser son point faible en sa corne entamée à la racine, il pourrait lui arriver le même tour qu'à son copain Thalès. Tous deux sont pourtant les plus petits du groupe, preuve que la témérité n'est pas proportionnelle à la taille du Ouessant.... A moins que ce ne soit  justement conséquence d'un vieux complexe qui les travaille!

Mes retrouvailles 2

Les jeunes du printemps dernier ont maintenant 10/11 mois. Bientôt la barre d'un an franchie, ce qui les fera basculer dans la classe dite des "antenais" (antenaises pour les jeunes brebis).

Mes retrouvailles 2

Il m'est intéressant de noter le rôle moteur de ces jeunes auprès des anciens mâles dans certaines pratiques.

Ainsi, chez ces "vieux", l'utilisation des nouvelles mares sur leur parc pour s'abreuver n'était pas une évidence. Je me suis vu cet automne devoir apporter seau d'eau à la troupe mâle pour que les anciens s'abreuvent. Ils se déshydrataient dangereusement alors que l'eau leur était disponible en un lieu et sous une forme inhabituelle pour eux. Ce n'était simplement pas dans leur "culture". Le poids du blocage causé par la peur face à la nouveauté!

Etonnant de voir, comme chez les humains, que mœurs et coutumes (en excluant croyances dans cette situation uniquement ovine) bien ancrées peuvent détourner parfois un cerveau de l'évidence, de la réalité et d'une solution aux enjeux pourtant vitaux.

Heureusement, comme on l'observe sur le cliché ci-dessus, la bande des jeunes n'hésite pas à boire dans les mares. Ce qu'ils firent dès leur plus jeune âge.

Je compte donc sur cette nouvelle génération pour impulser nouvelle habitude et nouvelle aptitude d'abord, auprès des adultes mâles en ces lieux. Je viens de supprimer le seau, l'herbe étant bien humide; il faudra bien aux anciens prendre exemple sur la jeunesse.

Sur l'image, la "brochette d'agneaux" s'abreuve en chœur, sous le regard perplexe d'un adulte blanc derrière eux. Quand les anciens franchiront-ils le pas?

Voilà quelques lignes que j'aurais pu écrire en la catégorie "éthologie", cette situation pouvant à elle seule constituer un article. Mais bon, c'est fait.

Il est évident que je suis curieux d'observer la suite des événements, impatient de voir enfin mon premier mâle adulte boire en ces nouvelles mares, puis le réflexe s'installer pour tous.

Utilisation des nouvelles mares ou utilisation des nouvelles technologies, un même souci de générations?

Malgré cela, le bonheur est bien également présent dans le pré des béliers!

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4 mars 2017 6 04 /03 /mars /2017 08:43

Voilà!

Après un mois de repos forcé, suite à un bras cassé et une colonne malmenée, une meilleure forme et la belle journée de la veille m'ont permis de retrouver la troupe.

L'occasion, avec un bras et demi à présent, et non plus qu'un, de pouvoir prétendre faire quelques photos et donner quelques nouvelles aux 79 abonnés actuels au blog des Lutins et les quelques centaines de visiteurs qui chaque jour viennent y prendre plaisir ou chercher informations. 

Mes retrouvailles 1

D'abord visite chez les brebis. Pas de gros soucis. Aucune perte depuis la catastrophique sécheresse de l'été dernier qui avait fait disparaître tout brin de verdure. Ce qui avait été fatal pour une paire de doyennes du moment pour qui l'herbe verte était de la plus haute importance dans leur régime alimentaire, ne pouvant se satisfaire d'une ration sèche même complémentée du fait d'une dentition usée.

Je croise les doigts, mais il est vrai qu'il m'est plus qu'exceptionnel de perdre un animal, hormis les plus vieux arrivés en fin de vie de toute manière et parfois à l'occasion un agneau moribond à la naissance.

Sans doute le résultat d'une attention quotidienne, du souci de l'observation, d'une certaine expérience, d'une alimentation correcte et suffisante complémentée si nécessaire (sans oublier eau, foin et minéraux à volonté), de vermifugations régulières et adéquates...

Mes retrouvailles 1

Toutes plutôt en forme donc.

Mes retrouvailles 1

Même la jolie Cannelle, la nouvelle doyenne du moment (11 ans) qui a bien passé l'hiver.

L'approche des premières naissances possibles dans les dernières semaines de mars m'amène à scruter mes belles, à me poser certaines interrogations et espérer certains résultats du côté de la reproduction. 

Mes retrouvailles 1

Phaeo est bien gestante, alors que l'an passé elle se montra stérile, à moins d'avoir avorté à un stade précoce passé inaperçu.

J'espère donc une naissance réussie.

Mes retrouvailles 1

Etoile donnera-t-elle une agnelle? Si oui cette dernière héritera-t-elle du même type de toison espéré? 

Mes retrouvailles 1

Estive la sauvageonne m'offrira-t-elle un agneau Non agouti Noir "faded" (affadi, décoloré, délavé, ...) à son image?

Mes retrouvailles 1

Agnella dont je n'ai encore aucune descendance dans mon troupeau, me permettra-t-elle de me réjouir cette année?

Mes retrouvailles 1

Depuis sa césarienne, Dame Hersant la chevelue m'offrira-t-elle naissance qui héritera de cette forme de toison espérée?

Mes retrouvailles 1

La "grande" Ronnie produira-t-elle un jeune dans une taille inférieure?

Mes retrouvailles 1

Shéhérazade me permettra-t-elle par une naissance brune d'affiner ma connaissance du génotype coloration de son compagnon d'accouplement de cet hiver?

Les questions sont nombreuses.... Pour chacune de toutes les autres femelles potentiellement gestantes.

Y compris pour les quelques plus grandes agnelles du printemps dernier choisies en reproduction anticipée.

Mes retrouvailles 1

Ainsi Anicroche, produite en "demi sang" neuf l'an passé, est-elle gestante pour permettre, dès ce printemps, d'élargir toujours plus le patrimoine génétique du troupeau des Lutins?

Mes retrouvailles 1

La jeune Cochlée aura-t-elle un jeune bélier comme je peux l'espérer?

Il y a également les petites inquiétudes.

Mes retrouvailles 1

La jeune Baldingère qui rencontre des problèmes d'yeux ces dernières semaines, exprime-t-elle un souci appelé à s'avérer chronique? En effet, depuis des décennies,les conjonctivites/kératites se montrent pouvoir être récurrentes dans la souche dont elle est issue du côté de son père.... Cette antenaise est en fait le fruit d'un "croisement"  entre un mâle extérieur et une brebis Lutin. Ce genre d'inconvénient oculaire étant devenu inexistant depuis bien longtemps en mon troupeau, me faudra-t-il songer écarter de la reproduction cette jeune femelle afin d'éviter héritage de cette faiblesse en sa descendance et ainsi éviter le risque de polluer définitivement ma propre souche construite patiemment depuis vingt ans?

En retrouvant mes filles, je constate que côté toisons arrive la période durant laquelle j'ai encore moins d'attirance pour cette mutation monstrueuse.

Les derniers mois de pousse de ces toisons renforcent leur particularité "Océdar" qui leur fait ramasser un peu tout sur leur passage.

Depuis l'automne, il y avait déjà les indésirables bogues des châtaignes et voilà que les dernières tempêtes ont fait tomber nombre de branchages et brindilles qui s'accrochent à la laine.

Mes retrouvailles 1

Entourloupe, une petite nouvelle, se retrouve avec un rameau faisant pont entre ses culottes.

Mes retrouvailles 1

Ce qui nécessitera intervention du berger afin d'éviter le risque de la voir se salir toujours plus chaque fois qu'elle fera ses besoins.

Et ce n'est pas la seule à devoir être toilettée dès lors, en attendant la tonte de juin....

Mes retrouvailles 1

Je décèle une brebis en diarrhées. Consommation d'une herbe avariée? Souci ponctuel ou premier signe d'une tendance à fragilité sur ce point?

A moins que ce ne soit que la preuve d'une urgence à vermifuger?

Ce qui fut aussitôt fait.

Mes retrouvailles 1

Ce qui fut fait également pour l'ensemble des 47 femelles actuelles, avec un peu d'aide extérieure pour la moitié de berger, pas totalement opérationnel pour le moment.

De toute façon l'heure de vermifuger en fin d'hiver était arrivée. Traitement à faire d'ailleurs avant l'agnelage pour que les brebis soient en forme dans les épreuves qui les attendent les mois prochains (agneler, allaiter).

Il faut songer qu'une vermifugation se fait également à titre préventif et non seulement curatif, les maux pouvant passer inaperçus bien que présents, évitant ainsi les interventions trop tardives pour sauver un animal. Chez les Lutins, il importe par principe de couvrir le maximum de parasites internes, sans oublier les deux douves (grande et petite) au cas où.

Si le berger est bien heureux de retrouver sa troupe, il a pu constater que c'était réciproque pour ses moutons qui l'ont suivi dans ses déplacements de "menon" bipède. 

Vivement les beaux jours assurés et les bons moments d'alors au troupeau!

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 10:53
Ils me rendent marteau

Oh les gars! Oh les gars!

Ils me rendent marteau

Heureux de vous retrouver vous aussi tous réunis.

Ma banque génétique mâle du moment regroupée.

Ils me rendent marteau

Les mâles ont grand plaisir à vivre ensemble et donc à se retrouver également (comme les femelles) depuis le 1er janvier.

 Qu'on n'en doute pas, ils se reconnaissent après séparation de quelques mois. 

Ils me rendent marteau

Comme toujours, malgré la vie en groupe, des tendances à demeurer proches entre animaux d'une même classe d'âge demeurent.

Ils me rendent marteau

Les anciens avec les anciens. Les jeunes avec les jeunes.

Ils me rendent marteau

Le plus vieux des adultes avec le plus petit des adultes. Le premier guère plus grand que le second.

Ils me rendent marteau

Accepté parmi la bande, je m'autorise à être au plus proche, savourant l'ambiance et piégeant les images qui défilent sous mes yeux selon les déplacements des béliers et selon les miens. 

Ils me rendent marteau

Le pied des châtaigniers est très fréquenté. Tout autant pour les escalades sur l'ourlet de greffe pluri centenaire que pour les marquages du front sur les rejets.

Ils me rendent marteau

Le plus grand mâle dénote un peu à côté du plus petit adulte, mais souci de conservation oblige à passer au-dessus de ce genre de considération.

Ils me rendent marteau

Le doyen actuel, un sage bien sympathique, amène à songer au jour où il ne sera plus.

Ils me rendent marteau

Différences de cornage, mais de précieux mâles tous deux. D'ailleurs ils seront pères au printemps prochain.

Ils me rendent marteau

Les jeunes de l'année passée grandissent et se construisent. Ces deux compères devraient être autorisés à être pères à leur tour l'an prochain.  

Ils me rendent marteau

Se fondre dans le groupe, se mettre au niveau des Ouessant, permet de sentir le privilège d'être accepté par les animaux qui me considèrent comme étant (presque) des leurs.

Ils me rendent marteau

La jeunesse me jette parfois un regard plus interrogateur, la confiance étant moindre.

Ils me rendent marteau

Mais pour les anciens, qui se frottent d'ailleurs chaque jour contre mes bottes, aucun signe d'inquiétude dans le regard.

Ils me rendent marteau

On grimpe, on dépose son odeur sur les rejets.

Ils me rendent marteau

Et on recommence encore et toujours. Il est des plaisirs dont on ne se lasse pas quand on est Ouessant.

Ils me rendent marteau

 Certains ont des affinités particulières et je les retrouve souvent ensemble.

Ils me rendent marteau

Au milieu des gars, c'est l'occasion pour le berger de mesurer le travail accompli dans toutes les directions d'élevage qui sont suivies depuis 20 ans et de songer à celui à mener encore à l'avenir.

Ils me rendent marteau

Car comme je dis toujours, s'il est difficile d'atteindre ne serait-ce qu'un seul objectif de ceux que l'on a pu se fixer, il l'est encore plus, difficile, de pouvoir s'y maintenir sur la durée. Alors quand ils sont nombreux ces objectifs...!

 Tout l'enjeu de la sélection associée à la conservation.

Ils me rendent marteau

Le bonheur est bien dans le pré!

Pour lui comme pour moi....

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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