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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 14:54

La dentition! J'en ai déjà parlé, mais ce cliché idéal de Miss Ouate m'amène à y revenir.

Au bon moment

Pas d'incisives au maxillaire supérieur, est-ce normal docteur?

Oui, les incisives ne sont présentes qu'au maxillaire inférieur (ici dentition encore en construction). Ces incisives tomberont dès 5/6 ans le plus souvent, ne laissant alors "en bas" comme déjà "en haut" que les bourrelets des gencives pour arracher l'herbe. Normalement la mort ne rôde pas encore pour autant...

Les canines n'existent pas, ne les cherchez pas!

Quant aux molaires et prémolaires, pas de panique, au fond de la gorge, elles y sont (normalement), permettant au mouton de ruminer grâce à ces petites meules. Usées avec les ans, parfois devenues chicots ou plus rarement perdues pour certaines, leur état limitera peu à peu la capacité de s'alimenter correctement. C'est alors souvent l'inévitable "début de la fin", période qui peut varier de quelques mois à plusieurs années selon les conditions de vie du mouton et l'attention portée par son éleveur, mais aussi selon l'individu Ouessant en question.

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Published by dominique morzynski - dans L'animal
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25 février 2015 3 25 /02 /février /2015 17:08

Depuis le premier janvier dernier, les lots de reproduction sont supprimés.

Les brebis se trouvent toutes réunies. Les béliers également.

Le grillage de la honte

En attendant le premier avril qui réunira tout le troupeau, on se jette des regards entre ces deux groupes.

Le "grillage de la honte" permet au moins de se voir à défaut de se côtoyer. Ainsi, au printemps, le moment venu, les retrouvailles se feront en douceur et la troupe, après l'éclatement contraint durant l'automne et l'hiver, pourra alors vivre pleinement pour cinq mois sur un domaine des Lutins qui aura retrouvé son unité.

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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10 février 2015 2 10 /02 /février /2015 18:10

Voilà un appel aux visiteurs éleveurs de Ouessant de type ancien qui me liront ( et qui peuvent faire suivre autour d'eux).

Je m'interroge sur la longévité de "nos" animaux actuels.

Si comme nous humains ils ne sont pas tous égaux, à titre personnel, les Ouessant Lutins me posent cependant questions quant à leur longévité. En effet, certains sont déjà des vieillards à 6-7 ans et disparaissent malgré tous les bons soins et le maximum d'attention, alors que d'autres finissent leur vie vers 13 ans tout en étant élevés dans les mêmes conditions.

Je parle bien de moutons morts de vieillesse en excluant toute dégradation due à du parasitisme, à une maladie avérée ou aux suites d'un accident.

J'essaie de définir des tendances selon les lignées, les souches....donc selon les élevages de base également, afin de comprendre si des causes génétiques (donc favorables ou défavorables dans le sens de la longévité) dont une certaine consanguinité peuvent expliquer les différences.

Je soupçonne même une certaine inégalité selon les sexes à la défaveur des mâles (bien qu'ils ne boivent ni ne fument davantage que les femelles, ni n'exercent plus de professions à risques...)

Aussi, si vous avez informations concernant vos propres animaux (ou d'autres que vous glanerez, je suis preneur des données afin d'élargir ma base de réflexion.

Sexe? Longévité, si manifestement c'est bien la vieillesse qui emporta l'animal (les animaux)? ...et toute info possible: ascendants, métissage connu qui pourrait avoir influence,....

Toutes vos données m'intéressent. Alors n'hésitez pas à me les transmettre en zone contact où elles me parviendront directement (et non en commentaire).

Oui je sais, les conditions d'élevage peuvent différer sérieusement.... mais ce sont toujours des pistes intéressantes.

Merci à celles et ceux qui participeront. Cela demandera du temps, mais je compile...

Et dans l'immédiat réponse assurée de ma part à tout envoi, avant peut-être un jour, si nous sommes nombreux à jouer le jeu, pouvoir communiquer une synthèse de cette étude qui ne dépend que des bonnes volontés.

Quelle longévité théorique espérée pour un agneau arrivant au monde et à qui on donnera le droit de mourir de sa "belle" mort?

Quelle longévité théorique espérée pour un agneau arrivant au monde et à qui on donnera le droit de mourir de sa "belle" mort?

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Published by dominique morzynski - dans L'animal
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9 février 2015 1 09 /02 /février /2015 17:38

En relisant le DEA de Gilles Tronson sur "le mouton d'Ouessant", je note l'information d'une donnée mentionnée qui m'avait échappé (ou que j'avais oubliée) dans l'ouvrage de Françoise Peron "Ouessant l'île sentinelle".

En 1861, la princesse Bacciochi (si je ne me trompe cousine germaine de Napoléon III), en visite sur l'île d'Ouessant, reçoit en cadeau un agneau blanc.

Pourquoi est-ce important? Parce qu'il s'agit, à ce jour et à ma connaissance, du plus ancien témoignage écrit (tiré d'un journal) exposant la présence de cette coloration blanche dans le cheptel des moutons de l'île.

Pourquoi un agneau blanc en présent? Les moutons sont en cette période une ressource importante sur l'île (de l'ordre de 6000(?)animaux) tout à fait représentative. La coloration blanche fut peut-être préférée au noir par le symbole de "pureté" qu'elle représente en rapport à la personne à qui s'adresse l'offrande. Mais plus probablement, elle doit correspondre à une certaine rareté, rendant le cadeau plus précieux....

En effet comme le mentionnent certains auteurs au milieu du 19ème, la coloration blanche semble alors gagner dans la population ovine bretonne globale. L'île d'Ouessant serait-elle également alors touchée peu à peu par le phénomène? La chose est acquise par contre à partir de 1910, la quasi totalité des moutons sur Ouessant étant blanche (ce qui est normal de par le caractère dominant génétiquement de cette coloration s'exprimant dans une population à la reproduction libre, si aucune sélection n'est faite pour inverser le phénomène).

Coloration blanche

En rappel, un bélier blanc ne donnera que des agneaux blancs avec des brebis noires,....

sauf si ce même bélier est porteur d'une autre coloration cachée dans son patrimoine (dans ce cas, théoriquement, 50% des jeunes seront blancs)

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Published by dominique morzynski - dans historique
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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 13:19

Autant qu'il m'est possible, je conserve mes animaux à vie. D'où l'obligation d'une reproduction calculée afin de limiter les séparations et de tendre vers un équilibre entre les naissances et les pertes suite aux accidents, à la maladie ou à l'âge.

Cela surprend parfois certains éleveurs, mais je suis attaché à mes Ouessant.

C'est aussi l'assurance pour moi de pouvoir veiller sur eux jusqu'à la fin, pouvant ainsi les savoir dans de bonnes conditions de vie, rien n'étant certain quant à l'avenir d'un animal quand on s'en sépare.

Je ne cours pas non plus derrière un hypothétique idéal jamais atteint, n'étant pas dans une insatisfaction permanente, mais sachant apprécier mes moutons comme ils sont et pour ce qu'est ce type ovin primitif issu de siècles d'élevage de forme vivrière (et non de rente... ni de ring).

Mais derrière cette approche pas toujours comprise, se cache également une raison fondée sur la réflexion autour de la sélection dans l'intérêt du Ouessant de type ancien.

En effet, conserver un animal à vie est le meilleur moyen de le connaître, sous l'angle de son bagage génétique potentiel concernant les diverses aptitudes à attendre en ce type ovin primitif, tout en mesurant la part héréditaire transmise dans sa descendance.

Conserver un Ouessant à vie permet d'en connaître ses points forts ou faibles:

comme son âge de déclin (lié le plus souvent à la perte des incisives), sa longévité finale, pour une brebis ses aptitudes à agneler et allaiter sur l'ensemble de sa vie de reproductrice, la manifestation de soucis de santé chroniques ....

Suivre l'évolution du mouton sur toute sa vie permet de faire des constats, d'émettre hypothèses, de tirer des conclusions sur l'individu, la lignée ou la souche dont il est issu, de forger des savoirs suite aux espoirs ou craintes vérifiés sur sa descendance, d'orienter les accouplements, ... plus largement de gérer, construire son troupeau dans le sens de la conservation des caractéristiques du Ouessant ancien (morphologie et aptitudes confondues, dont l'importante rusticité).

Voilà tout un ensemble de connaissances qu'on ne peut pas engranger si on perd de vue rapidement ses animaux.

Du premier instant....

Du premier instant....

... jusqu'au dernier souffle....

... jusqu'au dernier souffle....

...une bien belle satisfaction qu'on peut avoir en menant jusqu'à son dernier instant l'animal qu'on s'est amusé à faire naître.

C'est aussi la plus belle "leçon de chose" qui puisse se dérouler sous le regard attentif, leçon pour l'éleveur, leçon pour sa connaissance du Ouessant et pour son élevage.

Ces leçons ne nécessitent pas de simples années mais des décennies, si ce n'est toute une vie d'éleveur, pour connaître tous les secrets de l'élevage et ceux de ses pensionnaires laineux.

Curieux que je suis, je me souhaite donc encore pas mal de décennies....

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 10:31

Pour revenir une fois encore sur la rusticité du Ouessant de type ancien, comme je l'ai déjà écrit, rustique ne veut pas dire immortel, mais particulièrement résistant dans le mode de vie qui s'imposait à lui.

Une espèce domestique est dite rustique quand la forme de son élevage, dans des conditions proches du naturel, ne nécessite pas (ou peu) d'interventions humaines, sous réserve de ressources alimentaires suffisantes bien évidemment.

La rusticité, cela concerne une certaine résistance au climat local et ses événements, la capacité de tirer profit de la végétation du lieu de vie, le fait de ne présenter aucune faiblesse fonctionnelle particulière, la résistance des onglons face à l'humidité (absence de piétin), la capacité d'agneler naturellement,.... le fait de présenter une longévité importante.

Véritable protection face aux intempéries, type de toison primitive, élément de rusticité du Ouessant de type ancien

Véritable protection face aux intempéries, type de toison primitive, élément de rusticité du Ouessant de type ancien

On oublie souvent, qu'un Ouessant devrait être apprécié également avec sa toison sur le dos (toison d'au moins six mois de pousse) et non pas uniquement tondu. Ce n'est pas un amateur de laine qui parle, pas du tout. Mais si on raisonne en sauvegarde des caractéristiques du Ouessant de type ancien et de sa rusticité, ce point a son importance.

En liberté, un animal de résistance limitée est vite éliminé par le principe de la sélection naturelle.

C'est ce qui arrivait en hiver en particulier à un certain nombre de Ouessant sur leur île. La dureté du phénomène, s'il ne servait pas l'individu mouton, servait par contre la population ovine qui au cours des siècles voyait sa rusticité génétiquement renforcée, assurant ainsi l'avenir du troupeau.

Ce n'est pas moi qui, pour nos élevages, dirai qu'il faut éliminer les animaux ne présentant pas l'ensemble des caractères de rusticité attendus (sauf si c'est un service à rendre avant tout à l'animal en détresse). Je suis de ceux qui respectent leurs moutons, leur portent attention et ont de la considération pour eux.

Si le mot sélection peut faire frémir quand on imagine extermination, il est bon de préciser qu'il est tout à fait possible de sélectionner pour garantir la rusticité et l'avenir de son troupeau, tout simplement en écartant de la reproduction les sujets défaillants ou ne présentant pas les aptitudes souhaitables. (Sélectionner n'impose pas le manque de respect de ses pensionnaires.)

Cela se passe ainsi chez les Lutins.

Un "beau" Ouessant c'est bien. Un "bon" (dans le sens de la rusticité) Ouessant, c'est mieux; cet axe conservatoire ne devant pas être oublié et tout au contraire primer.

S'il est "beau" et "bon" à la fois, c'est parfait.

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 16:02

Le goulet génétique c'est ce rétrécissement (image de l'entonnoir), cette perte de diversité génétique globale dans une population, qui arrive le plus souvent du fait d'un nombre d'individus devenu trop faible, ce qui aboutit à un taux de consanguinité de plus en plus élevé.

En élevage, cela s'observe également de par les pratiques des éleveurs dans l'organisation de leur cheptel et de sa reproduction.

Ainsi dans un troupeau, si un même unique bélier se reproduit chaque année sur les mêmes brebis, voire sur sa propre descendance, on crée des animaux qui ont tous pour moitié et plus le patrimoine génétique de leur père.

Cette technique offre ses avantages pour ceux qui souhaitent tenter de multiplier, concentrer et conserver certaines qualités du reproducteur. Malheureusement la consanguinité permet de conserver et concentrer également des "tares": divers points faibles physiques, physiologiques, fonctionnels, ... qui échappent à l'observation et à la connaissance au départ et qui un jour, mais trop tard, finissent par être décelables. Cela peut aller des malformations répétitives à une fragilité particulière, en passant par exemple par des longévités faibles, des pertes de dents précoces,.... La consanguinité concentre tout autant le meilleur (aux yeux de l'éleveur dans une quête particulière) que le pire, pour l'animal d'abord.

Le mouton d'Ouessant n'intégrant pas, normalement, la course au poids des gigots ni même à celui de sa toison, l'intérêt premier devrait être de chercher à conserver sa rusticité (nécessaire à l'ovin comme à l'éleveur), tout autant que ses caractéristiques morphologiques diverses.

L'appauvrissement génétique dans un troupeau peut également s'observer par la reproduction répétée des mêmes brebis, d'autant plus si leur nombre est réduit, et qu'elles sont amenées par la suite à s'accoupler avec leur descendance.

Il est peut être dû également à de trop nombreux accouplements entre proches au niveau parenté (demi-frère ou sœur, oncle, nièce, cousin....) et être d'autant plus important que le lien de parenté entre les reproducteurs sera proche. Cela arrive tout autant en élevage à généalogie suivie mais avec un nombre limité d'animaux que dans un élevage sans suivi des généalogies où deux ou trois béliers "font leurs affaires" à leur guise parmi les brebis d'une année sur l'autre. Seule différence mais d'importance, dans le premier cas on mesure la chose et on peut orienter en conséquence l'avenir de sa troupe, dans le second c'est le flou absolu, impossible de savoir sur quoi on construit son troupeau, avec les conséquences regrettables que cela peut engendrer.

Un exemple bien parlant.

Cette année j'ai acquis une femelle. Cette introduction peut être l'occasion pour moi d'entrer un peu de "sang neuf" comme on dit. Cette brebis possède une généalogie conséquente qui me permet d'avoir une représentation correcte de l'animal concernant son patrimoine génétique et en particulier donc de connaître ses divers ascendants sur un certain nombre de générations.

Premier constat, l'individu est le résultat d'une certaine consanguinité puisque sur ses quatre arrières grands pères je retrouve par trois fois le même bélier (!) et que sur ses huit arrières arrières grands pères par six fois se présente un même mâle (!).....

On comprend là toute l'importance d'une généalogie tenue sérieusement et honnêtement. Celle-ci permet de connaître la part de consanguinité possible transportée, tout comme les ascendants précis entrant dans la construction d'un animal donné. C'est d'autant plus vrai que dans cette généalogie je retrouve des Ouessant qui me sont connus et dont certains s'avèrent être ascendants de certains de mes Ouessant. Ainsi, la reproduction de cette brebis pourra être menée sereinement, en connaissance des accouplements futurs à orchestrer ou pas.

Tenir généalogie systématique de ses animaux permet de travailler sérieusement. On imagine le drame à l'inverse, sans cette généalogie tenue, pour mes futures naissances, la catastrophe pour mon troupeau et le type ovin à sauvegarder. On réalise également que le fait de prendre ailleurs, dans un autre troupeau, un animal aux origines non suivies, en pensant diversifier le patrimoine de son cheptel peut dans certains cas, au contraire, contribuer à faire tomber le Ouessant vers le goulet génétique que l'on voudrait justement éviter.

L'apparence, aussi séduisante soit-elle, n'est que la partie visible de l'iceberg. Soyons curieux et plongeons sous la surface pour l'intérêt du Ouessant!

L'apparence, aussi séduisante soit-elle, n'est que la partie visible de l'iceberg. Soyons curieux et plongeons sous la surface pour l'intérêt du Ouessant!

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 17:56

Bientôt le retour des Lutins et cie...

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Published by dominique morzynski
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 16:49

Triste de découvrir la disparition de ce jeune photographe nature dont j'appréciais le travail et la démarche, je ne pouvais pas ne pas porter (un peu tard!) une partie de son oeuvre à la connaissance de ceux qui voudront bien se plonger dans son site.

Il était de ceux dont l'émerveillement nourrit le mien.

Comme j'avais pu lui dire lors d'un petit échange, il était nos yeux là où nous ne pouvons être, il était un regard sur ce que beaucoup ne savent trop souvent plus voir...

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 14:33

Dans certaines races, il est difficile d'être blanc.... dans d'autres d'être noir...

Je ne parle pas du fait de naître ni noir ni blanc ou encore pas assez noir, pas assez blanc...

Je parlais des moutons bien évidemment, bien que...

Un lien ci-dessous qui en dit long, en d'autres sphères que celle du Ouessant, dans les mésaventures d'une jeune éleveuse (en race avranchine) découverte par hasard sur le net, face à une partie du monde rural.

Effarant non!

Et en plus pour ceux qui n'auraient pas parcouru ce blog de long en large...

ou encore....

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Published by dominique morzynski - dans Elevage
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