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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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30 janvier 2015 5 30 /01 /janvier /2015 13:19

Autant qu'il m'est possible, je conserve mes animaux à vie. D'où l'obligation d'une reproduction calculée afin de limiter les séparations et de tendre vers un équilibre entre les naissances et les pertes suite aux accidents, à la maladie ou à l'âge.

Cela surprend parfois certains éleveurs, mais je suis attaché à mes Ouessant.

C'est aussi l'assurance pour moi de pouvoir veiller sur eux jusqu'à la fin, pouvant ainsi les savoir dans de bonnes conditions de vie, rien n'étant certain quant à l'avenir d'un animal quand on s'en sépare.

Je ne cours pas non plus derrière un hypothétique idéal jamais atteint, n'étant pas dans une insatisfaction permanente, mais sachant apprécier mes moutons comme ils sont et pour ce qu'est ce type ovin primitif issu de siècles d'élevage de forme vivrière (et non de rente... ni de ring).

Mais derrière cette approche pas toujours comprise, se cache également une raison fondée sur la réflexion autour de la sélection dans l'intérêt du Ouessant de type ancien.

En effet, conserver un animal à vie est le meilleur moyen de le connaître, sous l'angle de son bagage génétique potentiel concernant les diverses aptitudes à attendre en ce type ovin primitif, tout en mesurant la part héréditaire transmise dans sa descendance.

Conserver un Ouessant à vie permet d'en connaître ses points forts ou faibles:

comme son âge de déclin (lié le plus souvent à la perte des incisives), sa longévité finale, pour une brebis ses aptitudes à agneler et allaiter sur l'ensemble de sa vie de reproductrice, la manifestation de soucis de santé chroniques ....

Suivre l'évolution du mouton sur toute sa vie permet de faire des constats, d'émettre hypothèses, de tirer des conclusions sur l'individu, la lignée ou la souche dont il est issu, de forger des savoirs suite aux espoirs ou craintes vérifiés sur sa descendance, d'orienter les accouplements, ... plus largement de gérer, construire son troupeau dans le sens de la conservation des caractéristiques du Ouessant ancien (morphologie et aptitudes confondues, dont l'importante rusticité).

Voilà tout un ensemble de connaissances qu'on ne peut pas engranger si on perd de vue rapidement ses animaux.

Du premier instant....

Du premier instant....

... jusqu'au dernier souffle....

... jusqu'au dernier souffle....

...une bien belle satisfaction qu'on peut avoir en menant jusqu'à son dernier instant l'animal qu'on s'est amusé à faire naître.

C'est aussi la plus belle "leçon de chose" qui puisse se dérouler sous le regard attentif, leçon pour l'éleveur, leçon pour sa connaissance du Ouessant et pour son élevage.

Ces leçons ne nécessitent pas de simples années mais des décennies, si ce n'est toute une vie d'éleveur, pour connaître tous les secrets de l'élevage et ceux de ses pensionnaires laineux.

Curieux que je suis, je me souhaite donc encore pas mal de décennies....

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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26 janvier 2015 1 26 /01 /janvier /2015 10:31

Pour revenir une fois encore sur la rusticité du Ouessant de type ancien, comme je l'ai déjà écrit, rustique ne veut pas dire immortel, mais particulièrement résistant dans le mode de vie qui s'imposait à lui.

Une espèce domestique est dite rustique quand la forme de son élevage, dans des conditions proches du naturel, ne nécessite pas (ou peu) d'interventions humaines, sous réserve de ressources alimentaires suffisantes bien évidemment.

La rusticité, cela concerne une certaine résistance au climat local et ses événements, la capacité de tirer profit de la végétation du lieu de vie, le fait de ne présenter aucune faiblesse fonctionnelle particulière, la résistance des onglons face à l'humidité (absence de piétin), la capacité d'agneler naturellement,.... le fait de présenter une longévité importante.

Véritable protection face aux intempéries, type de toison primitive, élément de rusticité du Ouessant de type ancien

Véritable protection face aux intempéries, type de toison primitive, élément de rusticité du Ouessant de type ancien

On oublie souvent, qu'un Ouessant devrait être apprécié également avec sa toison sur le dos (toison d'au moins six mois de pousse) et non pas uniquement tondu. Ce n'est pas un amateur de laine qui parle, pas du tout. Mais si on raisonne en sauvegarde des caractéristiques du Ouessant de type ancien et de sa rusticité, ce point a son importance.

En liberté, un animal de résistance limitée est vite éliminé par le principe de la sélection naturelle.

C'est ce qui arrivait en hiver en particulier à un certain nombre de Ouessant sur leur île. La dureté du phénomène, s'il ne servait pas l'individu mouton, servait par contre la population ovine qui au cours des siècles voyait sa rusticité génétiquement renforcée, assurant ainsi l'avenir du troupeau.

Ce n'est pas moi qui, pour nos élevages, dirai qu'il faut éliminer les animaux ne présentant pas l'ensemble des caractères de rusticité attendus (sauf si c'est un service à rendre avant tout à l'animal en détresse). Je suis de ceux qui respectent leurs moutons, leur portent attention et ont de la considération pour eux.

Si le mot sélection peut faire frémir quand on imagine extermination, il est bon de préciser qu'il est tout à fait possible de sélectionner pour garantir la rusticité et l'avenir de son troupeau, tout simplement en écartant de la reproduction les sujets défaillants ou ne présentant pas les aptitudes souhaitables. (Sélectionner n'impose pas le manque de respect de ses pensionnaires.)

Cela se passe ainsi chez les Lutins.

Un "beau" Ouessant c'est bien. Un "bon" (dans le sens de la rusticité) Ouessant, c'est mieux; cet axe conservatoire ne devant pas être oublié et tout au contraire primer.

S'il est "beau" et "bon" à la fois, c'est parfait.

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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23 janvier 2015 5 23 /01 /janvier /2015 16:02

Le goulet génétique c'est ce rétrécissement (image de l'entonnoir), cette perte de diversité génétique globale dans une population, qui arrive le plus souvent du fait d'un nombre d'individus devenu trop faible, ce qui aboutit à un taux de consanguinité de plus en plus élevé.

En élevage, cela s'observe également de par les pratiques des éleveurs dans l'organisation de leur cheptel et de sa reproduction.

Ainsi dans un troupeau, si un même unique bélier se reproduit chaque année sur les mêmes brebis, voire sur sa propre descendance, on crée des animaux qui ont tous pour moitié et plus le patrimoine génétique de leur père.

Cette technique offre ses avantages pour ceux qui souhaitent tenter de multiplier, concentrer et conserver certaines qualités du reproducteur. Malheureusement la consanguinité permet de conserver et concentrer également des "tares": divers points faibles physiques, physiologiques, fonctionnels, ... qui échappent à l'observation et à la connaissance au départ et qui un jour, mais trop tard, finissent par être décelables. Cela peut aller des malformations répétitives à une fragilité particulière, en passant par exemple par des longévités faibles, des pertes de dents précoces,.... La consanguinité concentre tout autant le meilleur (aux yeux de l'éleveur dans une quête particulière) que le pire, pour l'animal d'abord.

Le mouton d'Ouessant n'intégrant pas, normalement, la course au poids des gigots ni même à celui de sa toison, l'intérêt premier devrait être de chercher à conserver sa rusticité (nécessaire à l'ovin comme à l'éleveur), tout autant que ses caractéristiques morphologiques diverses.

L'appauvrissement génétique dans un troupeau peut également s'observer par la reproduction répétée des mêmes brebis, d'autant plus si leur nombre est réduit, et qu'elles sont amenées par la suite à s'accoupler avec leur descendance.

Il est peut être dû également à de trop nombreux accouplements entre proches au niveau parenté (demi-frère ou sœur, oncle, nièce, cousin....) et être d'autant plus important que le lien de parenté entre les reproducteurs sera proche. Cela arrive tout autant en élevage à généalogie suivie mais avec un nombre limité d'animaux que dans un élevage sans suivi des généalogies où deux ou trois béliers "font leurs affaires" à leur guise parmi les brebis d'une année sur l'autre. Seule différence mais d'importance, dans le premier cas on mesure la chose et on peut orienter en conséquence l'avenir de sa troupe, dans le second c'est le flou absolu, impossible de savoir sur quoi on construit son troupeau, avec les conséquences regrettables que cela peut engendrer.

Un exemple bien parlant.

Cette année j'ai acquis une femelle. Cette introduction peut être l'occasion pour moi d'entrer un peu de "sang neuf" comme on dit. Cette brebis possède une généalogie conséquente qui me permet d'avoir une représentation correcte de l'animal concernant son patrimoine génétique et en particulier donc de connaître ses divers ascendants sur un certain nombre de générations.

Premier constat, l'individu est le résultat d'une certaine consanguinité puisque sur ses quatre arrières grands pères je retrouve par trois fois le même bélier (!) et que sur ses huit arrières arrières grands pères par six fois se présente un même mâle (!).....

On comprend là toute l'importance d'une généalogie tenue sérieusement et honnêtement. Celle-ci permet de connaître la part de consanguinité possible transportée, tout comme les ascendants précis entrant dans la construction d'un animal donné. C'est d'autant plus vrai que dans cette généalogie je retrouve des Ouessant qui me sont connus et dont certains s'avèrent être ascendants de certains de mes Ouessant. Ainsi, la reproduction de cette brebis pourra être menée sereinement, en connaissance des accouplements futurs à orchestrer ou pas.

Tenir généalogie systématique de ses animaux permet de travailler sérieusement. On imagine le drame à l'inverse, sans cette généalogie tenue, pour mes futures naissances, la catastrophe pour mon troupeau et le type ovin à sauvegarder. On réalise également que le fait de prendre ailleurs, dans un autre troupeau, un animal aux origines non suivies, en pensant diversifier le patrimoine de son cheptel peut dans certains cas, au contraire, contribuer à faire tomber le Ouessant vers le goulet génétique que l'on voudrait justement éviter.

L'apparence, aussi séduisante soit-elle, n'est que la partie visible de l'iceberg. Soyons curieux et plongeons sous la surface pour l'intérêt du Ouessant!

L'apparence, aussi séduisante soit-elle, n'est que la partie visible de l'iceberg. Soyons curieux et plongeons sous la surface pour l'intérêt du Ouessant!

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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17 janvier 2015 6 17 /01 /janvier /2015 17:56

Bientôt le retour des Lutins et cie...

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Published by dominique morzynski
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4 janvier 2015 7 04 /01 /janvier /2015 16:49

Triste de découvrir la disparition de ce jeune photographe nature dont j'appréciais le travail et la démarche, je ne pouvais pas ne pas porter (un peu tard!) une partie de son oeuvre à la connaissance de ceux qui voudront bien se plonger dans son site.

Il était de ceux dont l'émerveillement nourrit le mien.

Comme j'avais pu lui dire lors d'un petit échange, il était nos yeux là où nous ne pouvons être, il était un regard sur ce que beaucoup ne savent trop souvent plus voir...

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3 janvier 2015 6 03 /01 /janvier /2015 14:33

Dans certaines races, il est difficile d'être blanc.... dans d'autres d'être noir...

Je ne parle pas du fait de naître ni noir ni blanc ou encore pas assez noir, pas assez blanc...

Je parlais des moutons bien évidemment, bien que...

Un lien ci-dessous qui en dit long, en d'autres sphères que celle du Ouessant, dans les mésaventures d'une jeune éleveuse (en race avranchine) découverte par hasard sur le net, face à une partie du monde rural.

Effarant non!

Et en plus pour ceux qui n'auraient pas parcouru ce blog de long en large...

ou encore....

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Published by dominique morzynski - dans Elevage
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2 janvier 2015 5 02 /01 /janvier /2015 17:19

Avec quelques jours d'avance, avant ce 1er janvier date traditionnelle de fin de période d'accouplements chez les Lutins, les femelles se retrouvent toutes réunies pour leur plus grand plaisir, tout comme le mien.

De même le groupe des mâles a vu les reproducteurs de même sexe le rejoindre.

C'est le coup de froid de début de semaine avec moins dix la nuit qui a précipité les choses, ainsi que la météo prévue durant les jours suivants . L'heure de complémenter en céréales la ration des Ouessant ayant sonné, il m'était plus simple de ne prévoir que deux groupes à m'occuper et non plus huit comme c'était le cas depuis le 15 octobre.

Lever difficile

Durant cette vague de froid de quelques jours, comme je pouvais l'observer de ma fenêtre, chaque matin le réveil était difficile pour les filles.

Elles tardaient vraiment à sortir de leur coin-bergerie, pour ne quitter la litière et rejoindre les premiers mètres carrés d'herbe, qu'à l'apparition des premiers rayons de soleil vers 9 heures à cause des reliefs.

En attendant la distribution, plantées dans le givre, elles profitaient de l'insolation du jour revenu.

Heureusement, l'épisode de gel est déjà terminé pour le bonheur de tous, et les Lutins doivent faire ce soir avec le premier crachin... breton!... de l'année... Revoilà l'humidité, le froid est parti.

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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28 décembre 2014 7 28 /12 /décembre /2014 13:35

Je prenais le train en marche dans le mouvement de l'élevage loisir du Ouessant de type ancien, en 1996, en acquérant mes trois premiers moutons et dans la foulée en adhérant au Gemo (Groupement des éleveurs du mouton d'Ouessant).

Pour ceux qui ne le sauraient pas encore, sous l'impulsion de Paul Abbé, en 1976 ce groupement d'éleveurs se donna pour mission de promouvoir et sauvegarder par sélection cet ovin disparu de son île originelle et tombé alors dans l'oubli.

Le troupeau des Lutins, constitué en cette période de l'année de 70 animaux, est le fruit de plus de 18 ans de de travail en mon élevage-passion aux orientations conservatoires calculées.

Ce troupeau, s'il est mon œuvre en quelque sorte, s'est construit à sa base, en amont de ma rencontre avec le Ouessant, sur les briques du travail de tous ces éleveurs qui m'ont permis mes diverses acquisitions.

Je suis un enfant du GEMO

A l'aube de ma dix neuvième année d'élevage loisir, je faisais le point sur les origines entrant dans la construction de ma troupe car désormais il ne reste qu'une poignée d'animaux qui ne soit pas née chez moi.

Voilà donc l'occasion de remercier les personnes suivantes qui m'ont permis de leur acheter quelques Ouessant. Merci également à ceux de même nommés ici qui indirectement par la présence de leurs animaux dans la généalogie de mes acquisitions ont contribué sans le savoir à l'existence des Lutins 2015.

A savoir, les élevages:

Abbé, Billon, Blancher, Carré, Delorme, Du Fou, Ecomusée de Rennes, Falck, Jonker, Leplant, Lion, Masson, Ménard, Motrot, Mutter, Royer, Saint Symphorien, Vaillant, Wynant... et peut-être quelques oubliés ou éleveurs dont je n'ai pas connaissance...

mais aussi initialement les diverses personnes qui avant nous avaient conservé des troupes Ouessant de type ancien sur le continent alors que cette forme ovine disparaissait graduellement de son île dès 1920.

Comme tout un chacun, je ne suis qu'un intermédiaire dans la grande aventure de l'insolite Ouessant de type ancien. Je pense qu'il est bon de ne pas l'oublier et de garder à l'esprit ma reconnaissance à ceux qui m'ont précédé dans ce passage de flambeau.

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Published by dominique morzynski - dans Ma passion
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 17:39

Mes excuses aux 50 à 60 abonnés (selon le moment) aux articles plus ou moins réguliers du blog des Lutins.

Ces dernières semaines, divers problèmes techniques sont rencontrés, dont celui de ne plus me permettre de les prévenir en primeur d'une parution.

Je ne sais quand mes soucis seront résolus, mais je n'oublie pas mes abonnés qui devront dans l'attente faire comme tous les visiteurs (plus de 250 selon les jours) "aller faire un tour sur le blog des Lutins"...

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Published by dominique morzynski
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 15:59

On pourrait naïvement imaginer que l'intérêt pour le petit mouton de type ancien de l'île d'Ouessant est un phénomène récent. S'il l'est sans doute dans son ampleur du fait que nombre de foyers (même modestes) dans notre société moderne peuvent s'offrir le "luxe" de s'entourer de ces compagnons laineux, le Ouessant intéresse de longue date hors de son berceau breton originel.

Atypique, d'agrément ... et de consommation

Par exemple comme animal de compagnie ou d'exhibition (bélier à l'extrême droite du cliché du début du siècle passé)...

(Merci à Thomas Szabo pour ces envois)

(Merci à Thomas Szabo pour ces envois)

Les Ouessant sont en fait sortis de leur île par centaines sinon probablement milliers durant les siècles passés pour être exportés sur le continent.

Ainsi, par exemple, comme le mentionne Georges Dorel (source DEA de Gilles Tronson, le Mouton d'Ouessant 1990), durant la seconde moitié du 19ème, pour leur viande fort appréciée (allant jusqu'à être vendus parfois comme agneaux (sic!) alors qu'en vérité adultes de petite taille), mais aussi auprès d'amateurs pour être élevés sur leurs parcs... et ce jusqu'en Champagne.

D'ailleurs, à titre d'anecdote peut-être en lien avec ce phénomène, sur les conseils de Paul Abbé alors président du Gemo, je m'étais procuré mon premier bélier en 1996 en Haute Marne. Lorsque j'ai voulu connaître l'origine du troupeau, l'éleveur ne sut que me répondre que sa grand mère possédait déjà ce type d'animaux, donc bien avant 1976 date de la création du groupement (Gemo). Faut-il voir là un noyau Ouessant souche champenoise aux origines liées au phénomène précité?

Durant au moins la première moitié du 19ème siècle, les habitants d'outre Manche semblaient manifester un fort intérêt pour les petits moutons bretons bien insolites à leurs yeux au moins par leur taille et en importaient en nombre (The illustrated Natural History- Mammalia, by JG Wood- 1858... merci à Roger Lundie pour cette donnée). Ces petits moutons bretons étaient-ils en partie ou en particulier des Ouessant non nommés?

On a souvent un peu de mal à imaginer pour les temps passés un commerce important et du transport sur de longues distances. Pourtant déjà il y a quelques millénaires denrées, matériaux,humains... animaux se retrouvaient parfois fort loin de leurs lieux d'origine. Ce que tous les passionnés d'histoire mesurent. Ainsi, comme je le lisais dernièrement à propos d'une race ovine ancienne de l'actuelle Grande Bretagne ses laines étaient exportées ...jusqu'à Rome à l'époque dite romaine.

Ceci pour dire que des exportations "tous horizons" du petit mouton d'Ouessant depuis son île au moins durant les siècles précédents un peu documentés ne doivent pas totalement nous surprendre et que nous (humains de la charnière 20ème et 21ème) ne sommes pas les premiers à nous émerveiller devant cet animal domestique étonnant.

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Published by dominique morzynski - dans historique
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