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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 17:39

Mes excuses aux 50 à 60 abonnés (selon le moment) aux articles plus ou moins réguliers du blog des Lutins.

Ces dernières semaines, divers problèmes techniques sont rencontrés, dont celui de ne plus me permettre de les prévenir en primeur d'une parution.

Je ne sais quand mes soucis seront résolus, mais je n'oublie pas mes abonnés qui devront dans l'attente faire comme tous les visiteurs (plus de 250 selon les jours) "aller faire un tour sur le blog des Lutins"...

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Published by dominique morzynski
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6 décembre 2014 6 06 /12 /décembre /2014 15:59

On pourrait naïvement imaginer que l'intérêt pour le petit mouton de type ancien de l'île d'Ouessant est un phénomène récent. S'il l'est sans doute dans son ampleur du fait que nombre de foyers (même modestes) dans notre société moderne peuvent s'offrir le "luxe" de s'entourer de ces compagnons laineux, le Ouessant intéresse de longue date hors de son berceau breton originel.

Atypique, d'agrément ... et de consommation

Par exemple comme animal de compagnie ou d'exhibition (bélier à l'extrême droite du cliché du début du siècle passé)...

(Merci à Thomas Szabo pour ces envois)

(Merci à Thomas Szabo pour ces envois)

Les Ouessant sont en fait sortis de leur île par centaines sinon probablement milliers durant les siècles passés pour être exportés sur le continent.

Ainsi, par exemple, comme le mentionne Georges Dorel (source DEA de Gilles Tronson, le Mouton d'Ouessant 1990), durant la seconde moitié du 19ème, pour leur viande fort appréciée (allant jusqu'à être vendus parfois comme agneaux (sic!) alors qu'en vérité adultes de petite taille), mais aussi auprès d'amateurs pour être élevés sur leurs parcs... et ce jusqu'en Champagne.

D'ailleurs, à titre d'anecdote peut-être en lien avec ce phénomène, sur les conseils de Paul Abbé alors président du Gemo, je m'étais procuré mon premier bélier en 1996 en Haute Marne. Lorsque j'ai voulu connaître l'origine du troupeau, l'éleveur ne sut que me répondre que sa grand mère possédait déjà ce type d'animaux, donc bien avant 1976 date de la création du groupement (Gemo). Faut-il voir là un noyau Ouessant souche champenoise aux origines liées au phénomène précité?

Durant au moins la première moitié du 19ème siècle, les habitants d'outre Manche semblaient manifester un fort intérêt pour les petits moutons bretons bien insolites à leurs yeux au moins par leur taille et en importaient en nombre (The illustrated Natural History- Mammalia, by JG Wood- 1858... merci à Roger Lundie pour cette donnée). Ces petits moutons bretons étaient-ils en partie ou en particulier des Ouessant non nommés?

On a souvent un peu de mal à imaginer pour les temps passés un commerce important et du transport sur de longues distances. Pourtant déjà il y a quelques millénaires denrées, matériaux,humains... animaux se retrouvaient parfois fort loin de leurs lieux d'origine. Ce que tous les passionnés d'histoire mesurent. Ainsi, comme je le lisais dernièrement à propos d'une race ovine ancienne de l'actuelle Grande Bretagne ses laines étaient exportées ...jusqu'à Rome à l'époque dite romaine.

Ceci pour dire que des exportations "tous horizons" du petit mouton d'Ouessant depuis son île au moins durant les siècles précédents un peu documentés ne doivent pas totalement nous surprendre et que nous (humains de la charnière 20ème et 21ème) ne sommes pas les premiers à nous émerveiller devant cet animal domestique étonnant.

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Published by dominique morzynski - dans historique
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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:25

Il est des moments comme ça... de grande solitude.

La queue à la caisse du magasin de bricolage par ce bel après-midi d'été semble vouloir s'éterniser. Chacun patiente, les regards se dispersant de ci de là pour tuer le temps. Arrive enfin le tour du couple qui me précède... et qui s'empresse alors de déposer ses articles sur le tapis roulant.

"Aaahhh!!!" Cri d'horreur de la caissière venant de découvrir dans les achats une bombe de (prétendu) répulsif contre les serpents. "Vous avez des serpen-en-ents?"

Et voilà le guerrier mari exposant les faits appuyés en écho par la femme du guerrier...

Le serpent se hissant dans la glycine en façade de maison. La fenêtre de l'étage ouverte. La panique qui s'en suivit. La bombe insecticide vidée dans la pièce jusque sous le lit (Ben oui! Si ça tue les sales bêtes à six pattes, ça doit bien agir sur les sales bêtes sans pattes!). Le désespoir de ne pas avoir retrouvé le monstre rampant. La décision d'employer les grands moyens. L'achat du produit miracle anti-dragon et autre truc à écailles pas fait comme nous...

Ce devait être inscrit dans mon destin. Le regard du "chef de famille" dans sa quête de soutien moral ou d'admiration finit par tomber sur le mien qui ne faisait que consciencieusement observer et analyser la scène. J'eus droit à la description de l'alien avec son collier blanc. Tentative de ma part à vouloir apporter identification et rassurer en expliquant qu'il devait s'agir d'une inoffensive très commune couleuvre justement dite "à collier" ou encore d'une jeune couleuvre d'Esculape aux mœurs précisément arboricoles et assez présente sur le secteur.

Mes propos dénotant dans ce climat de panique générale, le regard de l'homme me prenant pour un doux illuminé se détourna du mien, et le matériel de guerre fut jeté dans le sac au fond du chariot.

Le couple équipé pour le combat s'apprêtant à partir, c'est alors qu'un retentissant "Vous avez essayé le lait?" hurlé par la caissière fut suivi d'un " Si c'est une vipère, elle devrait aimer le lait" qui finit par m'anéantir totalement.

Un tel concentré de bêtise humaine (ignorance dont on ne veut souvent pas sortir quoi qu'une personne avertie vous apporte) concernant la nature et la faune en particulier, c'est malheureusement bien courant, mais cet instant surréaliste subi me le rappela douloureusement une fois de plus.

Cette dernière anecdote ne peut mieux introduire mon incitation à faire lire l'ouvrage qui suit à tous ceux qui souhaitent ne pas mourir idiots (s'ils l'étaient) en ce domaine et en attendant ne plus être complices du "n'importe quoi " colporté sur le dos de la faune et le peu de nature qui nous environne.

Pour tordre le coup à l'ignorance en ce domaine, un livre de Jean François Noblet, "La nature au café du commerce"

(A propos de l'anecdote: les serpents ne boivent pas de lait, pas plus les vipères que les couleuvres. Cette croyance tient peut-être au fait que l'animal capturé peut évacuer ses excréments composés d'une partie blanchâtre (urée) ou encore que la couleuvre peut s'approcher des fumiers (et donc des étables) pour y déposer ses œufs. Cependant, le mythe de la couleuvre qui tète les vaches se rencontre également hors monde rural, comme cette directrice de lycée qui le clamait haut et fort pour me convaincre ou du moins s'opposer à ce que je tentais de lui démontrer.... Comme quoi le niveau social n'est pas une protection au manque d'instruction, au moins en ce domaine....)

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 14:10
Toujours du Jardin des Plantes (2)

Pour revenir sur cette image nous montrant des ovins dits d'Ouessant (aux origines précises inconnues) il y a un siècle au sein du Jardin des Plantes......

Comme le constat fut déjà fait en ces colonnes, ces animaux (5 femelles et trois mâles... plus un individu indéterminé) sont manifestement bien plus grands et plus lourds que ceux aujourd'hui rencontrés dans les élevages amateurs continentaux.

J'ai eu l'occasion d'analyser encore et encore ce cliché et d'autres éléments intéressants me sont apparus. Certains posant d'ailleurs de nouvelles questions sur cette bande de moutons.

Est frappant ce masque clair très étendu sur la face.

Cet aspect de moutons noirs blanchis ou grisonnants touche également la toison.

Si on observe le sol, on s'aperçoit que dans leur enclos, les animaux vivent sur terre battue apparemment poussiéreuse et calcaire (devant sans doute uniquement se nourrir au râtelier à foin). Ceci explique en partie cela, cet aspect de toison salie et assez claire. Pourtant, ceci n'explique pas pour autant cela, concernant le masque clair. En effet, ce caractère se montre être héréditaire en ce troupeau photographié et devoir s'accentuer avec l'âge si on observe bien l'éclaircissement accentué chez le vieux bélier comparativement au plus jeune mâle (de même chez les brebis).

Ce caractère/ phénomène ne me surprend pas totalement puisque dans nos Ouessant de type ancien, on rencontre des individus dont le museau "blanchit" avec l'âge. Comme ci-dessous en mon troupeau, Ocelot et Sidney... qui sont pourtant bien des moutons noirs (non agouti).

Toujours du Jardin des Plantes (2)
Toujours du Jardin des Plantes (2)

Pour revenir à l'ancien troupeau parisien, la poussière en la toison n'exclut pas la présence du phénomène dit de canitie (blanchiment de la fibre) qui touche les animaux (et humains) vieillissants.

Toujours du Jardin des Plantes (2)

Si maintenant on observe les pattes, il est curieux de constater que, si on imagine celles-ci être blanchies par la poussière lorsque l'animal se couche, certains moutons présentent des pattes bien sombres. Ce qui est au moins le cas sur certains jeunes animaux comme le petit bélier de droite ou encore, à gauche, les brebis une et trois.

Question: Si on évacue le problème poussière, sommes-nous bien devant un exemple de phénotype un peu particulier et d'un aspect évolutif avec l'âge du mouton?

Dernier point qui m'intrigue énormément, c'est l'aspect non sombre des sabots ou présentant des panachures....

Parce que dans la poussière me diront certains....

Pas si simple en réalité, car dans ce cas les poignets et les zones de poils les recouvrant devraient être salis également, alors que certains animaux aux pattes sombres présentent bien cependant des onglons à panachures (chose surprenante pour des animaux noirs qui seraient non agoutis).

Tout cela pour dire que le phénotype (aspect extérieur) de ces ovins présentent certains aspects troublants, hormis la présence de poussière à prendre en considération.

Toujours du Jardin des Plantes (2)

Cash investigation!

Poursuivons notre enquête!

Sur cette seconde vue en la même époque et toujours dans le parc zoologique, nous sont présentés deux brebis et un bélier en vue plongeante.

D'après le volume de l'abri, cet enclos ne doit contenir guère plus d'animaux. Cette fois le sol est couvert d'herbe rase surpâturée mais présente, alors qu'on note bien la terre battue du sentier voisin.

Première chose qui frappe, le bélier qui semble ne pas être en famille avec la troupe précédente. Toison sombre noire plus rase, plus tassée, physique différent dont les cornes d'un type en volute simple et de structure moins épaisse, contrairement aux trois mâles du cliché précédent.

Par contre, on retrouve bien le type de brebis assez clair sur lequel j'ai fait précédemment plusieurs remarques. De plus l'angle de prise de vue permet de noter la densité importante de toison éclaircie jusqu'en profondeur, par exemple sur l'encolure (poussière?) ... et m'amenant toujours aux mêmes interrogations.

Faut-il comprendre en cette scène, l'arrivée assez récente d'un bélier de souche nouvelle pour la reproduction?

Faut-il comprendre également l'arrivée récente de cette paire de brebis en l'enclos pour être fécondées? Dans ce cas, leur aspect est-il conséquence du sol de leur ancien parc (donc encore poussiéreuses?).... ou réellement un phénotype (et génotype?) particulier comme je le soupçonne?

Que de choses à découvrir et comprendre sur ses propres Ouessant de type ancien!

Que de choses à comprendre et découvrir sur ceux de son voisin!

Que de choses à comprendre et découvrir sur ceux d'aujourd'hui sur le continent!

Que de choses à comprendre et découvrir sur ceux d'hier sur le continent!

Que de choses à comprendre et découvrir sur ceux d'hier sur leur île bretonne!

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Published by dominique morzynski - dans historique
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18 novembre 2014 2 18 /11 /novembre /2014 11:13

Pour l'éleveur curieux et prêt à se pencher sur la génétique des couleurs chez l'ovin et en particulier le Ouessant dans son paysage coloré actuel rencontré dans les groupements, un lien vers un site ami présentant les choses de façon pédagogique pour acquérir les bases.

Un mouton blanc peut cacher et transporter bien des choses au niveau de la génétique des couleurs.....

Un mouton blanc peut cacher et transporter bien des choses au niveau de la génétique des couleurs.....

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Published by dominique morzynski - dans L'animal
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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 17:35

Certains Ouessant de couleur noire (ou brune) peuvent être porteurs d'un gène dit "faded".

Seuls les animaux dits homozygotes pour ce gène (Ff Ff), c'est à dire l'ayant hérité de leur père tout comme de leur mère, voient leur toison soumise à l'effet de ce gène qui alors s'exprime en créant une décoloration progressive de la toison durant leur croissance des premiers mois.

C'est ce qu'explique l'article publié au dernier congrès sur les moutons de couleurs, en lien ci-dessous (traduction Diane Falck).

Cet article présente essentiellement le Locus concerné...et donc l'effet de l'allèle Ff pour les animaux porteurs homozygotes.

Ce rapide tour d'horizon ne fait qu'effleurer l'expression sur les moutons en base brune et ne présente que peu de documents photographiques illustrant le phénomène sur la durée de la croissance de l'animal ou encore le montrant tondu. Mais le visiteur trouvera dans les diverses colonnes du blog de quoi se faire une représentation plus précise de ce type de coloration (sur base noire comme sur base brune).

De même, ne sachant plus si j'ai déjà fait la remarque, j'en profite par le cliché suivant pour présenter une observation complémentaire concernant les béliers.

Deux jeunes béliers de deuxième printemps; la toison est de couleur de base noire (ce que la face confirme) mais sous l'action de la dite décoloration d'origine génétique, accentuée par les effets des UV.

Deux jeunes béliers de deuxième printemps; la toison est de couleur de base noire (ce que la face confirme) mais sous l'action de la dite décoloration d'origine génétique, accentuée par les effets des UV.

On notera pour les mâles porteurs de ce type de toison, que les cornes ne sont pas noires mais d'un gris/beige. L'effet de décoloration est donc notable également au niveau du cornage.

Par contre, comme on réussit à le percevoir sur cette vue, les onglons demeurent sombres sinon noirs.

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Published by dominique morzynski - dans Cornage
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14 novembre 2014 5 14 /11 /novembre /2014 10:11
Portrait

Le rôle du berger est de veiller en permanence sur ses moutons, pour les protéger de tout danger, pour déceler toute aide dont ils auraient besoin.

Portrait

On m'a souvent fait remarquer qu'on ne voyait pas le berger des Lutins dans les colonnes du blog. Ma réponse est toujours que ce sont les Ouessant les vedettes et non moi.

Mais bon!....

Voilà qui sera fait une bonne fois pour toutes,... je m'affiche.

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Published by dominique morzynski - dans Clin d'oeil
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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 10:51
Sans gêne, avec un ^

Comment voulez-vous vous concentrer en plein travail sur troupeau quand ceux qui ont décrété qu'ils étaient vos amis viennent vous le signifier?

Il en faut de la patience avec ces "sales chats"!

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Published by dominique morzynski - dans La meute
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11 novembre 2014 2 11 /11 /novembre /2014 10:48

Suite à cet article...

..., on me demande:

" Et si la couleur de base était brune et non noire, comme sur cette photo, qu'en serait-il?"

Palette de noirs (2)

Ma réponse est que ce n'est pas si compliqué que cela.

En effet, au lieu de raisonner en couleur de base noire, c'est à dire avec des animaux à face noire, aux pattes noires et à la toison noire à sa racine au moins lors de la naissance, il faut raisonner avec des animaux en couleur de base brune, c'est à dire à face brune (et non plus noire), aux pattes brunes (et non plus noires) et à la toison brune (et non plus noire) à sa racine au moins lors de la naissance.

Que ce soit sur base brune ou sur base noire, les règles des gènes acteurs concernés dans cette palette demeurent les m^^emes.

Ainsi le premier animal de gauche dit "Agouti blanc" appara^^itrait toujours blanc. (C'est pourquoi devant un animal blanc, uniquement en le regardant, on ne peut savoir si la couleur de base est noire ou brune, bien que la noire soit la plus répandue).

Le second mouton dit "faded" de par le gène qui décolore sa toison, subirait la m^^eme action de ce gène, mais pattes et face seraient brunes.

Le quatrième dit "Agouti gris" verrait à ce stade toutes les parties sombres noires remplacées par la couleur brune.

Enfin, il faut concevoir que les toisons brunes, comme ce qui est évoqué chez les noires dans l'article premier, peuvent subir également l'éclaircissement avec l'^^age (phénomène de canitie) mais aussi de par l'agression des UV du soleil.

Maintenant, point important, il faut comprendre par le mot brun chez le mouton, non pas le brun pour désigner une chevelure humaine, mais une couleur d'un "roux marron orangé". C'est là que des confusions peuvent naître dans les esprits.

Pour plaisanter, mais bien insister pour faire mémoriser, le fantasme de la brebis pour un beau brun est en réalité celui pour ...un beau "roux marron orangé".

J'espère avoir répondu aux interrogations des personnes qui m'ont contacté, et par là m^^eme avoir apporté révélations à d'autres, particuliers ou éleveurs plus investis dans le monde du Ouessant de type ancien, qui comme j'ai pu l'observer régulièrement depuis bientôt 20 ans commettent des erreurs d'identification et de classification face à la coloration (ou simplement la couleur de base) d' animaux observés.

Pour résumer et construire sur une réflexion solide:

Agneau en base noire exprimée (certains animaux noirs peuvent être également porteurs de la base brune non exprimée car récessive)

Agneau en base noire exprimée (certains animaux noirs peuvent être également porteurs de la base brune non exprimée car récessive)

Agneau en base brune exprimée (la base noire n'est pas cachée en ce genre d'animal car dominante elle se serait exprimée

Agneau en base brune exprimée (la base noire n'est pas cachée en ce genre d'animal car dominante elle se serait exprimée

Palette de noirs (2)

Agneau de coloration blanche. Dans cette coloration, rien ne permet de dire si l'animal est de couleur de base noire ou de couleur de base brune (si ce n'est parfois la connaissance du génotype couleur des parents et autres ascendants... ou à l'âge de la reproduction certains résultats de naissances selon les accouplements).

Les marques brunissantes d'étendue variable dont sont décorés certains agneaux blancs et que conservent certains adultes de même coloration tiennent au fait qu'un mouton dit "blanc" est génétiquement porteur du gène dominant "Awt", c'est à dire "Agouti white tan" ou encore dans notre langue "Agouti blanc bronzé", ce qui est d'ailleurs plus rigoureux que de dire "Agouti blanc" par paresse.

En effet, en disant "Agouti blanc bronzé", on insiste bien sur le fait que les "blancs" peuvent porter traces de "bronzage", que c'est quelque chose de normal, et m^^eme une richesse de diversité sur l'originalité de l'expression de ce gène "Awt".

Oui, je sais, je radote.

Mais je radoterai encore longtemps comme je le fais depuis des années, afin que ces éléments finissent par rentrer dans les esprits et que ne se mènent pas/plus ici ou là de dramatiques politiques du Ouessant de type ancien "plus blanc que blanc" (bien que ces sujets méritent d'exister également), déjà que se mène depuis longtemps, parfois ici et là, une autre dramatique politique de ségrégation entre les animaux de coloration blanche et ceux de coloration noire lors des accouplements orchestrés par l'éleveur.

Puisse cet article de plus faire en sorte que, quarante ans après la redécouverte du petit mouton d'Ouessant de type ancien, se construise un réel désir de curiosité, de connaissance, de réflexion, de conservation des particularités et de sauvegarde de cet ovin relique descendant des peuplements primitifs.

J'imagine le visiteur du blog des Lutins de plus en plus motivé dans ce sens, mais je dois bien avouer que je rencontre des passionnés tombés bien plus souvent (sinon systématiquement) dans une motivation d'élevage orientée vers la compétition à produire des animaux dits de "beauté" (un sport nouveau?) et exceptionnellement des conservateurs motivés.

Bonne réflexion face à vos Ouessant!

(tout un chacun peut me contacter en message privé s'il le souhaite, si un commentaire en public fait peur)

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Published by dominique morzynski - dans L'animal
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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 13:08

En novembre, certains jeunes béliers du printemps peuvent exhiber un cornage que des animaux d'un an leur envieraient.

Pour d'autres, la pousse commence seulement.

Tardif

C'est le cas de Myrmidon qui comme je m'y attendais (du moins l'espérais), voit ses cornes enfin croître depuis l'arrivée de l'automne.

Un bélier qui n'a pas de cornes (ou une brebis, cas des femelles Ouessant) est dit "motte"; ce qui est un caractère fixé en bien des races modernes.

Type ovin primitif, le Ouessant de type ancien peut cependant être motte à l'occasion (question d'ascendants). Caractère dominant génétiquement, la sélection vers ce caractère n'est pas souhaitable, la conservation de ce type ovin allant à l'opposé vers la construction de béliers cornus (sans pour autant aller vers l'excès de cornage, ce qui est un autre problème).

Sans devenir sans doute un fier animal, le bélier Myrmidon ne sera pas motte, ce qui est le plus important, le berger des Lutins n'étant pas un éleveur tombé dans la course au cornage.

Le cornage n'est pas tout pour le bélier et l'ancienne population ovine ouessantine a dû probablement présenter une certaine variabilité dans cet attribut, comme de trop rares documents le laissent deviner (et comme c'est généralement le cas chez le mouflon mutant domestique qu'est un mouton, dans les types encore cornus).

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Published by dominique morzynski - dans Cornage
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