Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
  • Ouessant-mouton / les Lutins du M.
  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
  • Contact

Recherche

30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 06:39

Pas du côté des naissances qui, comme je le devinais cette année, allaient être globalement plus tardives que lors de mes autres saisons d'agnelage.

En attendant, retour sur un instant d' "Autour des Lutins" en ce début mars, concernant dames grues cendrées.

Elles se sont ruées en masse sur un temps assez court, saisissant l'ouverture d'une fenêtre météo favorable pour quitter l'Espagne et remonter nord-est pour regagner leurs patries d'origine.

Certains sites ont vu des rassemblements et des passages mémorables par dizaines et dizaines de milliers.

Bien modestes comparativement les mouvements au-dessus des Lutins.

Cependant un petit moment magique tout de même piégé en l'appareil et la mémoire....

Dès le milieu de la matinée, les premières petites bandes, volant bien bas à cause des brouillards et d'un plafond encore encombré faute de soleil, se faisaient remarquer. Voyageuses parties très tôt de leur escale des Landes ou ayant passé les Pyrénées durant la nuit et poursuivant leur route? Déjà les jours précédents je notais des vols très matinaux.

Plus les heures passaient et plus le phénomène s'accentuait, obligeant ma petite tête à jongler avec les dénombrements et les heures précises afin de mémoriser et pouvoir rédiger comme chaque soir mes notes d'observations de la faune.

Arriva midi et, dans le même temps, une telle succession des troupes que je crus mes capacités de mémorisation défaillir.....

Heureusement, le soleil venant de percer depuis peu au zénith bloqua les mouvements. Les oiseaux décidèrent alors de saisir les premières ascendances d'air chaud se formant au-dessus des pentes de la colline des Lutins et des environs.

Cela se bouscule au portillon

400 + 170 + 350 + .... les vols arrivant du sud-ouest viennent les uns après les autres buter à la masse d'oiseaux qu'ils rejoignent dans leur tourbillon. Ce sont ainsi pas moins de 4 500 grands échassiers claironnant qui cerclent au-dessus des Lutins ...

Cela se bouscule au portillon

Les milliers de choristes prennent peu à peu de l'altitude...

Cela se bouscule au portillon

Toujours plus haut quand c'est possible, avec le minimum d'efforts, telle est la stratégie. Un véritable métier qu'être grue cendrée, toute une expérience de leur environnement et des éléments qui va leur permettre depuis leurs hauteurs de poursuivre leur route en se laissant glisser, planant un peu plus. Fini le travail pénible des premières heures du jour à devoir "ramer" à quelques dizaines de mètres du sol.

Le soleil veut s'installer et les ascenseurs invisibles qu'il offre aux dames vont permettre à ces dernières de rentabiliser leurs efforts à limiter les dépenses d'énergie dans leur grand voyage migratoire.

Aussi, du désordre apparent, émergent les premiers groupes qui réorientent leur direction de progression....nord-est...

Cela se bouscule au portillon

Alors la précipitation reprend, "l'appel du nord".

Cela se bouscule au portillon

Les concertistes filent dans l'azur, leurs notes trompettantes aidant à la cohésion de l'escadrille et des familles.

Cela se bouscule au portillon

En les voyant s'éloigner, je les admire. Expression du vivant qui cherche à perdurer malgré le phénomène du domestique qui ronge la planète et son fonctionnement naturel. Expression du vivant dans le fleuve d'une évolution qui les a construites bien qu' imperceptible à mes yeux d'éphémère , elles sont magiques...

Cela se bouscule au portillon

La traine.

Les oiseaux qui n'ont pas pu ou su saisir le bon moment pour monter dans le train, se sont retrouvés plantés dans les couches basses. Néanmoins ils reprennent la route.

Cela se bouscule au portillon

Le chemin sera plus laborieux, mais d'autres ascendances seront à saisir.

A voir les nappes de nuages bas qui vont les contraindre encore à ne voler parfois guère plus haut que les cimes, bien qu'oiseaux protégés, je ne peux m'empêcher de songer aux pièges que les humains leur ont tendus sur leur route avec les lignes électriques invisibles dans la brume....quand ce n'est encore, à l'occasion, le coup de fusil d'un imbécile (à cause d'une ressemblance avec le malheureux faisan d'élevage?) ou celui en punition du crime de gratter et consommer les semis des cultures...

Non! Vraiment! Bercé depuis ma plus tendre enfance par les grandes voyageuses, aussi belle et riche en faune soit elle, je ne me vois pas vivre en une région qui ne serait pas survolée deux fois par an par ces milliers de grues cendrées!

Partager cet article

Published by dominique morzynski - dans Autour des Lutins
commenter cet article
26 mars 2015 4 26 /03 /mars /2015 17:39

Il y a bientôt deux jours, alors qu'il neigeait à gros flocons (un seul petit degré) depuis deux heures, naissait en plein air, Etoile.

Il avait fait un temps doux et splendide toute la journée, mais la petite avait choisi la nuit pour arriver au monde à 21h30.

Des neiges

Issue d'une mère très vive, très inquiète et très soucieuse de sa descendance, il m'était impossible de prétendre mettre tout le monde au sec.

Heureusement, à minuit passé, alors que la tempête n'avait pas faibli et que la neige avait fini par recouvrir les prairies malgré l'humidité, je constatai que la brebis avait bien rentré d'elle-même son agnelle à l'abri.

Des neiges

Bien qu'encore crottée par le sol lors de sa naissance, la petite Etoile (des neiges) scintille de par son énergie.

Des neiges

Aujourd'hui, bien que trop jeune pour toucher à l'herbe, elle n'en croque pas moins la vie à pleines dents.

Partager cet article

Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2015
commenter cet article
23 mars 2015 1 23 /03 /mars /2015 18:43

Hier en début de nuit naissait Cornu, petit mâle.

Un garçon pour suivre

Agneau maigrelet, il me fallut le placer sous abri au sec pour lui éviter la lutte contre les moins deux degrés sur prairie où il était né.

Un garçon pour suivre

Après une journée chaude et ensoleillée, il a bien récupéré et jouait tout seul en soirée. C'est bon signe! Mais seul l'avenir dira!

Partager cet article

Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2015
commenter cet article
21 mars 2015 6 21 /03 /mars /2015 06:14

Dans un article des mois passés, j'avais promis de mentionner le lien du site de Pierre Jouventin dès qu'il serait remis à neuf et accessible.

Rien sur le mouton, mais ceux qui déjà ne voient pas dans le Ouessant seulement un ovin mais un animal d'abord, ne pourront que se délecter dans les méandres de l'univers de ces autres êtres du vivant dont l'animal humain voudrait se démarquer, bien que non vraiment différent dans sa nature même, mais seulement dans le degré sous certains angles.

Pour les autres, peut-être l'occasion de découvrir cet univers sur lequel ils ne se sont jamais penchés.

Bon voyage!

Partager cet article

Published by dominique morzynski - dans Ethologie
commenter cet article
20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 20:24

Cela fait plus de sept mois que les premiers glands tombaient sur les prairies des Lutins.

Cela fait donc plus de sept mois que toute la troupe s'adonne à leur consommation plusieurs fois par jour selon ses besoins.

Ces derniers jours encore, il faut voir les Ouessant museau au sol comme ils manieraient un détecteur. Chaque mètre carré a été visité des centaines de fois ces derniers mois, mais la disparition des feuilles mortes à présent permet des trouvailles savoureuses qui croquent sous la dent, les moins bonnes graines délaissées par le passé devenant en fin d'hiver une gourmandise faute de mieux.

Et puis certains moutons n'hésitent pas à gratter le sol de la patte avant pour extirper les glands piétinés et enfouis sous la surface.

Complémentation naturelle

Ainsi, depuis début janvier, le troupeau ne nécessite pas d'un gros apport en céréales en complémentation hivernale. Il n'en manifeste pas trop le besoin d'ailleurs, ne réclamant même pas la ration quotidienne d'orge et d'avoine à parts égales. Les cent grammes par tête de ce mélange sont même un peu gaspillés puisque tout ne finit pas dans les panses. Mais ce n'est pas perdu pour tout le monde, les passereaux et les pigeons domestiques de la maison attendent chaque matin que les mangeoires soient quittées pour faire festin à leur tour.

La quantité de glands de l'année passée a donc limité fortement la consommation des céréales chez les Lutins, ce qui n'est pas mal pour le porte monnaie du berger.

Quant aux châtaignes, elles ont subi le même sort et il n'en reste plus une seule depuis belle lurette.

Que sera la fructification des chênes et des châtaigniers cet été? L'avenir dira. En attendant, par précaution, mieux vaut prévoir dans le budget la colonne céréales pour l'hiver prochain...

Partager cet article

Published by dominique morzynski - dans Elevage
commenter cet article
18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 18:44

Ce lundi, après l'avoir découverte au matin le "cul" trempé, faute de contractions et d'avancée de la situation, elle finit l'après-midi en chirurgie pour une césarienne.

Une brebis Ouessant dont l'agneau se présente mal (par le siège dans ce cas précis) ne peut souvent être sauvée que par ce type d'intervention, en particulier si elle est dans le standard, qui plus est dans le bas de celui-ci, rares étant les petites mains en mesure de pénétrer par la voie naturelle afin de remettre le petit en place et le sortir.

Ainsi cette femelle put être délivrée par césarienne d'un agneau à terme mais mort de par les complications évoquées.

Il semblerait que souvent ce type de position du petit bloque les eaux, limite également les contractions, la situation de mise-bas passant donc inaperçue aux yeux de l'éleveur.

C'est avec cette brebis que le bélier copula sous mes yeux dès son arrivée le 15 octobre. Quelques jours encore avant ce 16 mars, je me demandais si Mélanine était bien pleine, ne percevant aucune rondeur de loin en l'observant. Aussi, je supposais un avortement plutôt qu'une réelle mise bas d'un agneau à terme.

Ma surprise fut donc double en cette mésaventure.

Pauvre Mélanine

Mélanine se remet doucement. Elle était ko après cette longue journée du 16 mars qui s'acheva par cette césarienne libératrice. Après 48h, elle recommence enfin à manger, signe qu'elle remonte la pente.

L'énergie qu'elle retrouve lui permet de pleurer encore à l'occasion son agneau qu'elle n'a jamais vu mais dont elle avait connu l'odeur de par les pertes qui s'échappaient d'elle.

Sept ans, jamais aucun souci jusque là, c'est la faute à "pas d'chance". A ce jour, sa dernière saison de reproduction l'an prochain semble s'évanouir, non pas à cause de la césarienne qui n'est pas un obstacle en soi pour procréer ensuite, mais du fait qu'il n'y a que très peu de chance qu'elle se refasse une santé en étant grasse et en pleine forme d'ici l'automne.

Partager cet article

Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2015
commenter cet article
15 mars 2015 7 15 /03 /mars /2015 12:16

5h du matin, elle n'a pas sommeil, puisqu'elle arrive au monde, doit se lever, se nourrir ...

Seulement un petit degré sous zéro. Je me recouche tranquille d'autant que la mère a choisi le coin bergerie pour agneler.

Depuis 72h, devant l'air contrarié de la brebis et l'observation de changements de comportement, j'étais en alerte.

Elle ouvre le bal.

En ce 15 mars ensoleillé, Ellebore profite bien de la vie, haut perchée comme en son nom sur ses deux grands "ailes" qui en font une agnelle très aérienne à ce stade.

Elle ouvre le bal.

Mais comme la naissance,...

Elle ouvre le bal.

... la vie est épuisante!

Partager cet article

Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2015
commenter cet article
14 mars 2015 6 14 /03 /mars /2015 15:49

En cet instant, j'attends toujours les premières naissances de l'année.

En songeant aux petits nouveaux qui vont pointer leur museau, je regarde mes anciens compagnons vieillir.

En âge

Il y a Nuxi , derrière la touffe de joncs, une des deux doyennes actuelles avec ses 12 ans (mais qui n'est pas née au troupeau).

A gauche, Cannelle, avec ses 9 ans, se porte bien. D'ailleurs, exceptionnellement, à l'automne, de par sa belle santé, je l'ai autorisée à choisir d'être mère une dernière fois en 2015 si elle le souhaitait (L'a-t-elle souhaité?). Habituellement, chez les Lutins, les brebis sont mises à la retraite au plus tard après un dernier agneau durant leur huitième année.

Par contre, à droite, Ponette avec pourtant seulement 7 ans à présent, ne me surprendra pas si elle décidait d'aller gambader vers d'autres pâturages, célestes!

En âge

La véritable doyenne des Lutins, la bonne Draille, avec ses 12 ans, mène volontairement une vie un peu parallèle à la troupe, à son rythme. Je ne peux que lui souhaiter une treizième année franchie si rien ne va plus mal pour elle d'ici là.

Chez les Lutins, on attend avec impatience la nouvelle génération, mais on n'oublie par pour autant les plus anciennes qui ont construit le troupeau et qui ont apporté et apportent encore bonheur au berger ne serait-ce que par leur présence au quotidien.

Pas de syndrome du "nouveau jouet qui fait délaisser l'ancien" lorsque mars arrive!

Partager cet article

Published by dominique morzynski - dans Elevage
commenter cet article
9 mars 2015 1 09 /03 /mars /2015 19:25

Dès lors le début des naissances est possible chez les Lutins. Pourtant, il me semble que globalement les choses se dérouleront plus tardivement.

Ceci étant, l'aspect des dames peut être trompeur. Ce ne sont pas toujours les plus rondes ou celles aux mamelles les plus remplies qui donnent vie les premières.

Le clan des ventrues

Lourdes pou la plupart, les brebis prolongent un peu plus la sièste.

Le clan des ventrues

En m'approchant, je note qu'aucune ne rumine. On prend bien du bon temps, on se repose dans le clan des ventrues.

Le clan des ventrues

Quand Désirée se lève, le constat est net; elle attend bien un petit, le dernier de sa vie avant la retraite.

Bien d'autres montrent un avancement certain de leur gestation.

Le clan des ventrues
Le clan des ventrues
Le clan des ventrues

......

Il n'y a plus qu'à être patient ... et attentif plusieurs fois par jour (et de nuit s'il veut geler), et ce jusque fin mai ...

Partager cet article

Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
commenter cet article
26 février 2015 4 26 /02 /février /2015 14:54

La dentition! J'en ai déjà parlé, mais ce cliché idéal de Miss Ouate m'amène à y revenir.

Au bon moment

Pas d'incisives au maxillaire supérieur, est-ce normal docteur?

Oui, les incisives ne sont présentes qu'au maxillaire inférieur (ici dentition encore en construction). Ces incisives tomberont dès 5/6 ans le plus souvent, ne laissant alors "en bas" comme déjà "en haut" que les bourrelets des gencives pour arracher l'herbe. Normalement la mort ne rôde pas encore pour autant...

Les canines n'existent pas, ne les cherchez pas!

Quant aux molaires et prémolaires, pas de panique, au fond de la gorge, elles y sont (normalement), permettant au mouton de ruminer grâce à ces petites meules. Usées avec les ans, parfois devenues chicots ou plus rarement perdues pour certaines, leur état limitera peu à peu la capacité de s'alimenter correctement. C'est alors souvent l'inévitable "début de la fin", période qui peut varier de quelques mois à plusieurs années selon les conditions de vie du mouton et l'attention portée par son éleveur, mais aussi selon l'individu Ouessant en question.

Partager cet article

Published by dominique morzynski - dans L'animal
commenter cet article