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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 16:39
Sauvé

Hier, par hasard, je découvre un bélier prisonnier du grillage par une de ses cornes.

Il n'y avait aucun espoir pour qu'il s'en sorte seul. Il m'a fallu moi-même, sans couper ce grillage, user de réflexion pour réussir à manœuvrer et libérer la corne et de fait son propriétaire.

L'acharnement de ce dernier à se débattre seul n'aurait fait que l'épuiser toujours plus.

Les belles ornières creusées par le prisonnier dans ses gesticulations témoignent de son acharnement et de sa mauvaise posture depuis un certain temps.

Combien de temps? Impossible de dire mais je soupçonne qu'il avait passé la nuit dans ce piège et qu'il s'y était pris la veille, réalisant qu'en effet je n'avais pas souvenir de l'avoir vu dans ma tournée du soir autour des placettes en zone dortoir du troupeau, mais sans que cela ne m'alerte alors.

Sauvé

Heureusement, une fois libéré, le sieur s'est remis à vivre normalement, manifestant une belle faim. D'ailleurs, les diarrhées qui suivirent le lendemain témoignent d'un choc alimentaire après une assez longue période de jeûne. Ce qui me fait soupçonner que le pauvre pouvait être coincé dans les mailles depuis plus longtemps que je ne l'imagine. 

Ce genre d'incident est rare et face à ce danger, je ne contrôle pas spécialement au quotidien les kilomètres de clôtures qui délimitent les parcs des Lutins. Il faudrait cependant.

C'est donc rare, mais cela arrive peut-être une fois par an voire tous les deux ans en moyenne, avec annuellement un cheptel de plus ou moins vingt béliers adultes.

Je ne compte pas les situations plus fréquentes lorsque deux mâles se trouveraient de chaque côté d'une clôture lors de la période de reproduction. Les affrontements peuvent alors créer des incidents de ce type réguliers....D'où l'utilité quand c'est possible, de réaliser une zone tampon entre deux parcs mitoyens accueillant des mâles.

Dans le cas présent, ce gaillard de Hobbit a simplement dû se frotter au grillage et finir par se piéger seul.

Cela n'est jamais arrivé dans mon troupeau, mais parfois le bélier est retrouvé mort dans cette mauvaise posture. Mort d'épuisement, de faim, de soif, de froid sous la pluie ou de chaleur sous le soleil....

Cela arrive malheureusement.

Mais bon, Hobbit s'en tire bien et a retrouvé la forme comme il semble vouloir le prouver sur cette photo.

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Published by dominique morzynski - dans Cornage
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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 16:31
La crèche

Une ondée!

Une partie des Lutins a investi un des abris, d'ailleurs seulement des Lutines et leurs gosses.

La crèche

Il faut dire qu'on doit être bien sur la paille fraîche tout juste étalée, couché museau en l'air à ruminer tout en bénéficiant d'une vue panoramique sur le parc vers lequel on est prêt à s'éjecter à la moindre alerte. Je les rejoindrais bien.

Le mouton est un inquiet, un émotif, un prudent, et ce modèle d'abri ouvert (4m/2m) "breveté Lutins" remplit toutes les exigences du Ouessant, tout en étant pensé pour correspondre aux matériaux les moins coûteux du commerce dans cette qualité et cette solidité, pour se construire facilement et pour ne présenter qu'une prise au vent très limitée.

Ainsi, où qu'ils soient, les Lutins peuvent trouver abri et coin au sec en chaque parc.

(Il est toujours impressionnant de constater que 20/25 Ouessant peuvent se partager 8 m2 sans trop se bousculer; 27 dont des jeunes sur le premier cliché et jusqu'à 37 comme j'ai pu le dénombrer un peu plus tard)

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Published by dominique morzynski - dans Installations
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 16:16
Attention

Attention!!!

Attention

C'est ainsi le plus souvent que les brebis s'arrachent l'oreille en prenant leurs boucles d'identification dans un grillage ou un rameau lorsqu'elles cherchent à croquer la végétation de l'autre côté des clôtures, allant jusqu'à passer la tête entre ce type de mailles.

Les frottements de ces attributs contre divers obstacles créent également des lésions, normalement sans gravité s'il n'y a pas infection de l'oreille.

J'ai également pu le découvrir lors de la tonte chez quelques animaux suite aux manipulations qu'impose cette intervention. 

Néanmoins ces derniers mois, je ne note pas de nouveaux arrachages complets. Je croise les doigts suite à l'écriture de cet article, en espérant que mon optimisme du moment ne se voit pas contrarié avec l'arrivée de l'été et les comportements d'alimentation de mes Ouessant qui en découlent en cette période.

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 22:30

Certains éleveurs me contactant quant au problème de la tonte, voici quelques étapes en images du travail sur table que j'opère à présent.

Cela avec la toute dernière brebis du troupeau passant sous la tondeuse cette saison et qui, à préciser, n'est pas un Ouessantin dalmatien, mais simplement apparaissant éclaboussé de marques de lumière dues au soleil à travers les feuillages.

Le progrès

Depuis deux ans donc, travail sur table sciée à ma hauteur de façon à limiter le besoin de me courber exagérément et à pouvoir y poser un genou.

En cette position, la brebis sur le cul, plaquée contre une de mes cuisses puis l'autre selon l'avancement de la tonte, trouve un certain confort qui l'amène (normalement) à se détendre et s'abandonner... Normalement! car il y a toujours l'animal caractériel que rien ne saurait assagir sinon le remettre sur pattes pour le dénuder...et encore!

Le progrès

"Qu'on est bien dans les bras de son popa!"

Le progrès

D'abord ouvrir la toison par le ventre. (Attention aux mamelles...et zizi chez le bélier!)

Le progrès

Libérer cuisse et cul.

Le progrès

Puis flanc et tronc jusqu'à la colonne.

Le progrès

Pratiquer de même pour l'autre côté.

Le progrès
Le progrès

La toison s'épluche ainsi comme une orange dont on voudrait conserver l'intégrité de la peau en un seul bloc, sans faire un travail haché.

Le progrès

Le photographe est parti avant que je libère le cou, mais là encore pour cette étape, ouvrir une brèche, toujours pour au final libérer l'animal de sa toison en une seule masse.

Ceci est la méthode pratiquée chez les Lutins, inspirée du travail classique de tonte du mouton cul au sol...mais sur un Ouessant les gestes amples sont peu envisageables sauf sur laine dans un état exceptionnel. De plus quand on sait que la brebis ci-dessus est la plus volumineuse du troupeau, on comprend pourquoi la tonte d'un Ouessant dans le standard est bien plus délicate et compliquée que celle pouvant être pratiquée sur une grande race, qui plus est à toison moderne de bête à laine et non primitive. 

Ensuite à chacun de trouver le cheminement et la technique qui lui conviennent, l'essentiel étant de faire bien, de se sentir à l'aise... et éventuellement tout en faisant bien, de faire au plus vite si possible, ce qui soulage l'animal qui déteste la contention mais aussi le tondeur qui a bien d'autres moutons à tondre.

Bien évidemment derrière de simples mots, il faut s'attendre au mouton qui ne veut pas rester en place, à une laine qui peut coller à la peau, à une laine que les peignes ne peuvent pas pénétrer, à une peau distendue sur un animal trop maigre qui risque facilement d'être coupée (toujours tendre la peau sur le corps et non tirer sur la laine), aux peignes qu'il faut décrasser et huiler au moins une fois durant chaque tonte d'un animal, aux plis de peau facilement entaillables près des articulations des membres rejoignant le tronc, aux toisons feutrées qui font coque sur tout l'animal ou en zone délicate du cou... et j'en oublie sans doute.

Dans tous les cas, pour un geste assuré il faut avoir connaissance de la morphologie du mouton et à chaque fois conscience de celle toujours particulière de chaque sujet entre les mains.

Dans le meilleur des cas, deux ou trois minutes peuvent suffire à tondre un Ouessantin, dans d'autres, extrêmes il est vrai, malheureusement une heure (si on persévère)... et au pire l'abandon s'impose en situation catastrophique. Entre les extrêmes, il y a une belle marge et une tendance pour la dizaine de minutes sans doute, bien que je ne chronomètre jamais pour ne me mettre sous aucune pression de rentabilité de temps. Tout résultat dépend du cas présenté par chaque animal: son comportement et son état général, tout comme le type de toison et sa qualité sans oublier l'avancement vers la mue.

Côté matériel, peigne et contre peigne doivent être parfaitement affutés. L'outillage et la dextérité du tondeur comptent également pour la réussite, tout n'étant pas forcément la faute du mouton et sa saloperie de toison.    

Bon courage et bonne tonte si ce n'est déjà fait!

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Published by dominique morzynski - dans Tonte
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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 11:47

Ouf

Ouf!

Une de moins ... saison de tonte.

Ouf

Depuis une semaine, les Lutins d'un an et plus sont tondus. Pour le dernier lot d'animaux, il a fallu reporter la tonte plusieurs jours de suite, à cause d'une météo capricieuse qui d'une part ne permettait pas de pouvoir opérer sereinement en plein air ou encore qui n'assurait pas température suffisante le lendemain pour le confort des nouvellement tondus.

Ouf

Date de tonte bien précoce chez les Lutins... trop d'ailleurs. Une paire de semaines de plus, voire davantage, aurait permis une tonte plus aisée comme le révéla un nombre assez important de toisons en manque de maturité. En effet, plus on tond en correspondance avec l'approche de la mue, plus cette tonte est facile, la toison se "décollant" du corps chez cet ovin primitif qui conserve assez souvent traces de capacité de mue naturelle (malheureusement généralement partielle). 

Mais voilà, mon agenda m'imposant dates pour cette intervention, ce fut fait en ce début juin.

Après vingt-quatre heures environ au total consacrées à cet exercice et tout le travail en parallèle que cela impose, la joie de pouvoir contempler sa troupe fait oublier fatigue et douleurs, bien que parfois je me demande combien de temps encore il me sera possible de mener à bien cette intervention, ne me voyant pas cependant m'autoriser à confier ce travail et mes moutons aux mains d'autrui, tant la tonte du Ouessantin dans le standard taille est délicate et se heurte trop souvent des situations difficiles.

C'est dans toutes ces interventions que sont le parage, la vermifugation, les vaccinations éventuelles, la tonte ... l'affouragement, le curage des abris, la pose et l'entretien des clôtures... enfin dans tout ce travail qu'implique le fait de détenir un troupeau, que ce dernier se mérite et d'autant plus encore quand on n'a que ses deux bras pour œuvrer.

C'est également après la tonte que je me dis que qui ne tond pas ses moutons ne peut mesurer pleinement le bonheur de les élever et les posséder, finalement réaliser assumer pleinement l'animal. 

Bref, le meilleur moment est là à présent et c'est toujours pour moi un plaisir de courir alors au pré, pour découvrir ou redécouvrir mes protégés comme tout neufs.

Petite balade à la rencontre de ceux qui dépassaient de l'herbe et qui ont pu être cadrés dans l'objectif.

Ouf

Bélier adulte ( Non agouti noir "faded", assez clair)

Ouf

Le doyen du moment se porte bien et savoure la vie (Agouti blanc bronzé)

Ouf

Habit neuf pour cet autre mâle (Agouti blanc bronzé)

Ouf

Le "meilleur" bélier Agouti blanc bronzé du moment (eh oui! ce n'est pas le cornage qui fait le bélier ...)

Ouf

Ce jeune bélier d'un an (antenais) dont je découvre la réalité (Non agouti noir) est un fils de mon Hobbit chouchou.

Voilà pour les quelques sieurs qui ont bien voulu se montrer.

De même côté filles, quelques rencontres ...

Ouf

Toute dernière brebis Non agouti brun "faded"...qui plus est stérile depuis deux ans. Du travail en perspective chez les Lutins pour sauvegarder ce type de toison.

Ouf

Bientôt la dernière brebis Non agouti brun du troupeau. Encore du travail en perspective pour réexprimer cet allèle récessif heureusement bien conservé dans la banque génétique du troupeau. Dès l'an prochain?

Ouf

Brebis (Non agouti noir) allaitante en belle forme, d'autant qu'ayant subi césarienne l'an passé.

Ouf

Brebis allaitante Non agouti noir (laissant paraître déjà une belle canitie en sa toison rase)

Ouf

Brebis allaitante Non agouti noir "faded"

Ouf

Brebis allaitante Non agouti noir "faded" (plus affadie, plus décolorée, plus fanée, plus claire que la précédente)

Ouf

Brebis allaitante Agouti blanc bronzé (chez qui la tonte révèle bien ses zones de bronzage)

Ouf

Jeune brebis d'un an (antenaise) non allaitante, Agouti blanc bronzé.

Ouf

Brebis adulte non allaitante, Agouti blanc bronzé.

Ouf

Brebis allaitante Agouti blanc bronzé.

Ouf

Brebis allaitante Agouti blanc bronzé, assez longiligne (il faut de tout pour faire un monde, y compris en celui du Ouessantin)

Ouf

Minuscule "vieille" brebis allaitante Agouti blanc bronzé ( à "bronzage" uniforme et complet sur le corps d'où ce souvenir d'aspect en toison rase).

Ouf

"Vieille" brebis allaitante de 7 ans (Agouti blanc bronzé) qui exprime par son état physique le besoin de ne plus être mère à l'avenir et prendre donc sa retraite.

Non il n'y a pas que des "blancs" chez les Lutins; le hasard a voulu que ce soit en cette coloration que les rencontres fructueuses furent les plus nombreuses.

Ouf

Jeune brebis (antenaise) Non agouti noir, prometteuse.

Ouf

Jeune brebis d'un an (antenaise) Agouti grey sur base noire. Je découvre enfin ma fille de biberon de l'an passé dans la splendeur de ses formes. Ma Spirogyre, dite Louloutte. Un lien fort nous unit forcément.

Ouf

La doyenne actuelle de la troupe (Agouti blanc bronzé) qui n'exprime pas encore trop de misère physique, pouvant jusqu'alors bénéficier d'une dentition convenable... mais pour combien de temps, la situation pouvant dès lors basculer subitement.

Ouf

Dernier printemps pour cette vieille brebis Non agouti brun et sans doute pas de futur été, sa difficulté à se nourrir faute de dentition correcte impliquant de l'aider par la seule solution qui la libèrera d'une vie devenue calvaire.

Dans le même temps, agneaux et agnelles se vêtissent d'une toison dont ils ne seront débarrassés que dans un an.

Ouf

Agnelle Agouti blanc bronzé prometteuse.

Ouf

Bientôt trois mois pour la première agnelle de l'année (Non agouti noir) dont les pointes de mèches brunissent naturellement sous l'effet des UV.

Ouf

Agnelle Non agouti noir à toison noire... mais qui n'est pas assurée de ne pas brunir par la suite.

La tondeuse est rangée, les douleurs oubliées, et le bonheur est bien dans le pré!!!

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Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 15:24
Tzzzzz

Depuis quelques jours, la tondeuse siffle aux oreilles des Lutins.

Cette année, un agenda de juin bien rempli m'impose d'envisager la tonte plus tôt que d'ordinaire.

Tzzzzz

Opérant à l'air libre, encore faut-il saisir les jours au beau fixe en une période à météo très changeante dans mon coin de paradis.

Tzzzzz

Certains et certaines ont donc retrouvé le plaisir des sensations de la peau dévêtue.

Mais d'autres doivent encore patienter. Ce qu'ils savent faire bien volontiers comme en ces instants d'écriture durant lesquels ils tombent des cordes.

Tzzzzz

J'ai privilégié les béliers sachant que la chaleur n'était pas assurée pour bien longtemps.

Tzzzzz

Un petit lot de brebis qui se trouvait sous la main a passé l'épreuve, mais globalement, je me consacre plus aux dames quand je sais que les jours qui suivront la tonte seront chauds et secs . Question de ménager les brebis allaitantes qui dans leur travail de mères ont tendance pour certaines à perdre du lard ... il faut savoir leur éviter l'inconfort de la nudité face au froid et à l'humidité.

Ce week-end, toute la troupe devrait se retrouver tondue et le berger être tranquille pour un an sur ce point.

Tzzzzz

Je passais pour un farfelu quand autrefois j'exprimais le fait que je préférais le Ouessant tondu. Cela parce que c'est alors que la beauté de ses formes s'exprime. Mais je rencontre de plus en plus de connaisseurs qui me rejoignent dans cette appréciation.

Même si comme tout passionné, je sais également savourer l'allure primitive de ce type ovin en toison hivernale.

Mais bon! Chaque chose en son temps!

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Published by dominique morzynski - dans Tonte
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 10:12

... ou: "Si tu ne viens pas au berger, le berger te fera venir à lui."

L'histoire de l'humanité est émaillée de grandes découvertes et d'inventions qui en changent le cours.

C'est un peu pareil chez les Lutins...

La tonte d'un mouton s'effectue l'animal sur le cul.

Autant dire que le sol semble bien plus bas encore quand il s'agit de tondre un Ouessant, d'autant que ce type ovin très vif et pas toujours discipliné peut compliquer l'exercice.

Après 20 ans à me casser le dos, l'an dernier j'eus l'illumination. Une grande découverte venait d'avoir lieu chez les Lutins: "Et si je montais mes moutons à moi!!!!......."

On n'arrête pas le progrès

Certes comme d'autres grandes découvertes, celle-ci devait avoir déjà eu lieu ailleurs et plus tôt, mais dans la tête du berger pas encore. Cela amena à une véritable révolution. Réduction de la fatigue, dos bien plus ménagé....

Table ni trop haute ni trop basse aux pieds sciés en rapport à la taille du berger, à celle des Ouessant et à la conservation du confort de la gestuelle et de la technique de tonte.

J'ai même prévu cette année une table plus basse selon les cas rencontrés.

Surface matelassée pour le Ouessant, en effet son inconfort peut empêcher qu'il s'abandonne entre les mains du tondeur.

Je réserve cette installation aux brebis seulement. Les béliers, avec leurs cornes plus proches du visage pouvant être dangereuses s'ils se débattent, sont manipulés au sol.

 

Maintenant, il ne faut pas rêver, la tonte demeure une tâche épuisante si on a déjà un certain nombre d'animaux à dénuder, sans oublier que certaines toisons ou certains animaux exigent de passer vraiment plus de temps sur leur cas que pour d'autres....

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Published by dominique morzynski - dans Tonte
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 20:44

L'agnelage 2017 vient de se terminer avec Nixie (article précédent) il y a deux jours, alors que les premières naissances ont à présent plus de deux mois.

Bilan 17

Cette saison d'agnelage est assez remarquable avec une belle prédominance d'agnelles, 20, pour "seulement" 8 agneaux.

De plus, même si comme chaque printemps la météo parfois capricieuse et inquiétante a empêché le berger de bien dormir, tout s'est bien déroulé.

Aucune intervention nécessaire pour une mise bas comme cela peut arriver parfois. Le "service de livraison" fut parfaitement opérationnel.

Aucune hypothermie à combattre.

Aucun biberon à donner non plus, comme le plus souvent.

J'ai seulement pu noter un agneau mort-né alors que presque à terme.

De même une naissance fut perdue, sans doute suite à prédation possible par un renard... ce qui serait une première dans l'histoire des Lutins. La mise bas nocturne de la mère, comme j'ai pu le déceler malheureusement effectuée en périphérie du groupe sinon à l'écart de celui-ci, présenta probablement une belle opportunité pour le carnivore passant par là et attiré par l'odeur du placenta et autre sang. Mais était-ce une réelle prédation sur un nouveau né ou une action d'équarrissage naturel sur un avorton? Je ne le saurai jamais. C'est dommage pour l'agneau et la mère mais pas une catastrophe pour l'avenir du troupeau, une simple taxe prélevée par Dame Nature sur la fantaisie perturbatrice du domestique que l'humain impose à un environnement prévu pour fonctionner autrement sous ses propres lois. Et puis avant d'accuser goupil, il me faut m'interroger sur l'étrange coïncidence, la même nuit, avec la visite d'un chien du voisinage dans mes parcs, visite détectée par le trou sous la clôture, les poils blancs restés accrochés au grillage...et le cadeau intestinal du toutou uniquement à base de croquettes (enfin ce qu'il en restait) offert non loin. Est-ce donc le sauvage légitime ou le domestique d'autrui qui a interféré avec mon propre univers domestique?

Enfin, une brebis qui m'est très importante semble se montrer stérile depuis deux ans.

 

Bilan 17

Côté répartition des colorations, 10 blancs dont deux mâles.

Bilan 17

18 noirs dont 6 mâles. Parmi ces 18 naissances noires, 4 sont "faded" (3 agneaux et 1 agnelle).

Bilan 17

Pas de naissances brunes cette année, ni d'Agouti grey.

Bilan 17

28 naissances!

C'est peu ou beaucoup, comme on voudra, selon les habitudes de chaque éleveur.

Chez les Lutins, ce nombre de la trentaine de naissances possible ce printemps, correspondait à la production calculée pour cette année afin de pouvoir conserver équilibre entre la population totale du troupeau et les surfaces/ressources disponibles pour mes animaux. Tendance à équilibre également entre les animaux produits et les sortants éventuels ( anciens disparaissant leur heure étant venue et quelques sujets cédés suite à sélection).

 

Si je conçois d' inévitables fluctuations du nombre total des Lutins selon les années, je me suis fixé la barre maximale des 100 à ne jamais atteindre. Barre qui correspond aux possibilités du milieu, à une masse de travail encore gérable pour moi et à un nombre suffisant pour mes besoins de conservation de ce type ovin dans les différents axes d'élevage que je mène.

Avec 93 Ouessant actuellement, objectif une nouvelle fois atteint. Le troupeau devrait bénéficier une fois encore d'assez d'herbe en février prochain. En effet, si on souhaite pratiquer un élevage véritablement extensif permettant d'avoir des prairies vivantes, c'est sur le mois à plus faible production en herbe que se définit le potentiel des pâtures pour le type ovin d'herbage qu'est le Ouessant, toujours en plein air, ... et non sur la luxuriance et l'abondance (provisoire) de la végétation de mai/juin.

Je garde également en tête que créer de la vie implique de pouvoir lui assurer un avenir enviable et assuré. Ainsi, avec une trentaine de naissances cette année, je savais que, dans la situation extrême, bien que peu probable, dans laquelle aucun Lutin ne mourrait de vieillesse durant l'année ou quitterait le troupeau, j'étais assuré de pouvoir assumer tous les animaux ainsi que de demeurer dans les limites convenables d'un élevage évitant surpopulation et mauvaises conditions de vie et d'alimentation... limitant ainsi également soucis sanitaires et de parasitisme.

L'éleveur soustrait le plus possible ses animaux aux phénomènes de la sélection naturelle, c'est donc à lui de gérer mathématiquement sa troupe....quand évidemment il n'y laisse pas entrer les lois de la fourchette et du couteau...

Le Ouessant m'intéresse pour ce qu'il est et non pour ce qu'on en fait ou pourrait en faire.

J'aime le rappeler à l'occasion. C'est chose faite!

 

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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2017
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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 21:27

Les dernières naissances se faisaient attendre.

Goutte à goutte

Il y a bien eu Musmone qui donna une petite Pérelle (de même coloration que sa mère mais dans une toison d'aspect encore juvénile).

Goutte à goutte

Cette avant-dernière goutte est à présent bien difficile à photographier à maintenant 13 jours. On notera le début du phénomène de décoloration de son aspect noir.

Goutte à goutte

Et puis aujourd'hui enfin, Molène donna ...

Goutte à goutte

... une petite Nixie, à étonnante toison sans frisette ni bouclette, toute dernière goutte de cette saison d'agnelage.

Des filles, toujours des filles!

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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2017
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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 12:20

Pour ces dernières semaines de fin d'agnelage jusqu'à fin mai, les naissances se font plus rares.

Avec parcimonie

Il y a quatre jours tout de même, Parcimonie a donné vie.

Avec parcimonie

A un bien beau petit Calimero (4 jours sur ce cliché)

Plus que trois ou quatre naissances d'ici la fin du mois et une nouvelle saison d'agnelage s'achèvera.

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Published by dominique morzynski - dans Agnelage 2017
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