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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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17 novembre 2017 5 17 /11 /novembre /2017 12:13

J'avais déjà mentionné il y a quelques années, ce détail anatomique chez l'ovin.

Un collègue éleveur me demandant dernièrement  le nom de cet orifice, je dus lui avouer mon ignorance.

Plus précisément

Il fallut me résoudre devoir demander à mon véto. Voici sa réponse:

"il s'agit du sinus inguinal , poche cutanée située dans le pli de l'aine. La peau à cet endroit est pourvue d'une couche de glandes sébacées , d'où les sécrétions visibles sur la photo."

 

Merci à lui!!

C'est vraiment formidable le blog des Lutins, on peut venir y glaner, s'y promener à volonté sans se faire connaître.

De plus c'est gratuit... Pas d'ouvrage à acheter, pas d'adhésion ou de cotisation, pas de don à prévoir... bref pas un centime à débourser.

Le seul coût revient au berger qui souhaite vous faire partager en vous évitant les publicités encombrantes et malvenues ... et qui donc doit payer pour vous éviter ce genre de désagrément.

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Published by dominique morzynski - dans L'animal
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14 novembre 2017 2 14 /11 /novembre /2017 19:41

Merci à Marie Christine pour ce lien. j'avais effectivement entendu parler de cette étude sur France Inter et comptais bien m'y pencher un peu plus.

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Published by dominique morzynski - dans Ethologie
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12 novembre 2017 7 12 /11 /novembre /2017 14:08
Il a démarré

Alors que sa croissance fut bloquée sinon fortement ralentie cet été, Granion, agneau du printemps, a vu sa construction redémarrer depuis un mois.

Il a démarré

Comme je le supposais, octobre fut bien le mois de déclencheurs hormonaux qui lui permettrait de voir sa puberté se dessiner.

Au point qu'en ce début novembre, je dus m'inquiéter de le sortir du groupe pacifique des femelles ne devant pas se reproduire, pour l'introduire dans le groupe plus turbulent des béliers chez qui il semblait trop minuscule et bien fragile jusque là pour y survivre.

Il a démarré

Voilà,  Granion est sur le chemin pour devenir un mâle, un vrai.

Comme je ne m'y étais pas trompé à son allure des premières semaines, il est appelé à devenir un bien joli bélier d'ici trois ans, du moins un bélier comme je les aime en souche Lutins.

Je vois en lui un bon compromis entre...

Il a démarré

... son père Golas ....

Il a démarré

... et son grand-père Grichka (dans la même lignée paternelle).

C'est même, parmi les trois agneaux de 2017 conservés, le plus réussi et le plus prometteur. 

Comme quoi, côté croissance, rien ne sert de courir, il faut partir à point.

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Published by dominique morzynski - dans Croissance
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11 novembre 2017 6 11 /11 /novembre /2017 09:43

(Pardon aux requins, les vrais, pour cette expression .... je n'ai absolument rien contre eux, bien au contraire)

Un reportage pour réflexion sur l'évolution de l'agriculture roumaine .... Comme ailleurs, disparition de la paysannerie....

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Published by dominique morzynski
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9 novembre 2017 4 09 /11 /novembre /2017 13:54

La jeunesse avec la vieillesse.

 

Les extrêmes se côtoient

Les agnelles de l'année ne seront autorisées à se reproduire qu'à partir de l'automne prochain. Cela n'en est que mieux; elles seront alors bien plus construites physiquement pour pouvoir être gestantes puis mères allaitantes.

Les extrêmes se côtoient

Les brebis de huit ans (parfois moins) et plus sont également écartées de la reproduction. Cette mise à la retraite n'en est que mieux pour elles, à des âges auxquels il leur est important de trouver le repos et finir leur vie au maximum de leur forme.

Les extrêmes se côtoient

Ainsi, les plus vieilles brebis et celles de moins d'un an sont réunies en un lot spécifique des non reproductrices. Cela pour tout l'automne et l'hiver.

Les extrêmes se côtoient

C'est un plaisir de voir cette jeunesse en pleine forme qui évolue physiquement chaque mois un peu plus et ces anciennes qui grâce au repos ont repris du poil de la bête. 

Les extrêmes se côtoient

Il en est ainsi chaque année chez les Lutins, dans l'intérêt de tous.

Seules quelques agnelles parmi les plus grandes participent parfois à la reproduction certaines années lorsque les programmes d'accouplement manquent de quelques brebis adultes.

Mais cette année pas question, pas besoin! J'en suis heureux.

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Published by dominique morzynski - dans Elevage
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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 16:32

Ou c'est mathématique.

Il existe une multitude de souches de Mouton d'Ouessant de type ancien.

Elles étaient déjà diverses il y a un peu plus de 40 ans, lors de la recherche partielle par le GEMO des troupeaux continentaux existant encore alors (puisque ce type ovin avait disparu de son île originelle).

Elles le sont bien plus encore aujourd'hui avec la multiplication des élevages tout comme des associations d'amateurs, en France et aussi à l'étranger.

Souche de "château" , bélier blanc descendant en ligne directe des animaux continentaux du 20ème siècle de certains châtelains en France.

Souche de "château" , bélier blanc descendant en ligne directe des animaux continentaux du 20ème siècle de certains châtelains en France.

Ces diverses souches ont leurs raisons d'être, sont le fruit de leur histoire basée sur celle de leurs ancêtres, selon ce que leurs éleveurs en faisaient avec ou sans connaissances particulières, avec ou sans but réel forcément clairement déterminé.

Souche GEMO, bélier noir fruit de sélection à partir des troupeaux des années 1970 (ici souche Lutins de ces 20 dernières années)

Souche GEMO, bélier noir fruit de sélection à partir des troupeaux des années 1970 (ici souche Lutins de ces 20 dernières années)

Ainsi aujourd'hui, certains éleveurs dont je suis, font le choix de travailler plus l'une que l'autre, les unes que les autres souches Ouessant, parfois simplement par goût voire principe, ou encore comme dans mon cas sur la base de connaissances acquises et d'une large réflexion.

Brebis brune belge, de souche des Pays Bas de ces dernières décennies.

Brebis brune belge, de souche des Pays Bas de ces dernières décennies.

De là chez les Lutins, déjà, les souches sont nombreuses par souci de conservation et de dynamique de ce domestique et sont amenées à s'enrichir les unes des autres, même si certaines qui me sont chères sont davantage privilégiées dans le sens de leur sauvegarde.

Bélier noir de 1ère génération issu d'un croisement "souche de château" avec "souche Gemo"

Bélier noir de 1ère génération issu d'un croisement "souche de château" avec "souche Gemo"

Face à une souche que l'éleveur jugerait indésirable en son troupeau, il a la possibilité déjà de ne pas l'introduire bien évidemment, ou si elle s'y trouve déjà, de l'écarter en la sortant ou simplement en ne la faisant pas/plus se reproduire, ou bien, si elle se trouve déjà introduite dans le patrimoine de certains de ses moutons, en l'éliminant par le phénomène d'absorption, sous condition de pratiquer la chose de manière méthodique.

Brebis noire: 50% Lutins / 50% élevage extérieur.

Brebis noire: 50% Lutins / 50% élevage extérieur.

La méthode d'absorption la plus sûre parce que organisée et mesurable, consiste à accoupler de façon calculée tout animal possédant partie de la souche non désirée avec un animal lui d'une souche souhaitée.... et ainsi de suite pour tout jeune obtenu en nouvelle génération qui devra être accouplé à son tour avec partenaire en souche souhaitée.

Brebis brune: composante du patrimoine génétique en 99,...% souche GEMO / 0,...% souche Pays Bas.

Brebis brune: composante du patrimoine génétique en 99,...% souche GEMO / 0,...% souche Pays Bas.

Dans le tableau ci-dessous, chez le jeune animal obtenu à chaque nouvel accouplement, on pourra déterminer la part en sa composante génétique souhaitée et celle en patrimoine génétique non souhaité, selon la génération considérée dans un programme d'absorption. 

Part  souche désirablePart  souche non désirable Génération obtenue
   1/2 (50 %)   1/2 (50%)   1ère (dite F1)
   3/4 (75 %)   1/4 (25%)   2ème
   7/8 (87,5 %)   1/8 (12,5 %)   3ème
   15/16 (93,75 %)   1/16 (6,25 %)   4ème
   31/32 (96,875 %)   1/32 (3,125%)   5ème
   63/64 (98,438 %)   1/64 (1,362 %)   6ème
   127/128 (99,219 %)   1/128 (0,781 %)   7ème
   255/256 (99,61 %)   1/256 (0,390 %)   8ème
   511/512 (99,80 %)   1/512 (0,200 %)   9ème
   1023/1024 (99,90 %   1/1024 ( 0,100 %)   10ème
   etc ...   etc ...   etc...

 

On notera que la progression, en terme "d'amélioration" du patrimoine à chaque nouvelle génération, est assez rapide les premières années, pour ensuite progresser plus lentement à dose homéopathique. C'est mathématique.

Agnelle blanche: construite en 3/4 souche Lutins et 1/4 souche extérieure de "château"

Agnelle blanche: construite en 3/4 souche Lutins et 1/4 souche extérieure de "château"

Ainsi, en ce qui concerne les croisements de diverses races domestiques (pas seulement moutons, mais aussi les autres espèces), le degré d'exigence des éleveurs est variable, certaines associations considérant qu'en 5ème génération l'animal peut être considéré revenu en "race souhaitée" (ou souche souhaitée dans notre cas) (il est vrai à presque 97 %), pour d'autres en 7ème génération ( car à 99 %), ou enfin si on est plus rigoureux et exigeant en 10ème (99,9 %).

(Pour nous, il est hors de question de pratiquer des croisements du Ouessantin avec d'autres races ovines, mais de considérer les souches existantes et de mesurer l'impact de ces croisements de souches (en effet le terme de croisement qui peut faire frémir, s'emploie tout autant pour des races, des souches que voire des lignées d'une espèce domestique).)

Brebis noire Agouti grey: 31/32 souche Gemo / 1/32 souche néerlandaise

Brebis noire Agouti grey: 31/32 souche Gemo / 1/32 souche néerlandaise

Personnellement je suis plus pour considérer le plus haut degré d'absorption comme le plus juste, les mathématiques étant là pour parler, mais il est vrai que dès 99 %, 7ème génération, je comprends qu'on puisse considérer satisfaction .

Et puis il faut bien garder à l'esprit que par la suite, seuls des animaux définis à 99,9 % qu'il faudrait accoupler entre eux sont à même de produire des jeunes à leur tour sur cette même base sans risquer de régresser à nouveau dans le degré d'absorption. 

Concernant mes animaux, je calcule ainsi en mes moutons la part des souches qui présentent moins d'intérêt pour moi (elles sont trois ou quatre), selon ce que sont mes objectifs.Je souhaite réduire voire éliminer certains caractères défavorables, tout en en conservant d'autres prioritaires, dans l'intérêt d'une sauvegarde organisée du Ouessantin. En effet, chaque souche présente ses points forts mais également ses points faibles, dès qu' on les regarde avec un souci de sélection (qui va bien au-delà du simple aspect séduction).

Ainsi, pour une souche en particulier, je recherche une absorption "totale", alors que pour les autres seulement partielle à degrés divers selon les apports positifs observés et la disparition remarquée de points négatifs  (aptitudes, phénotype, ...)

Bélier noir: 1/2 souche Gemo / 1/2 souche allemande, elle-même en fait de souche hollandaise)

Bélier noir: 1/2 souche Gemo / 1/2 souche allemande, elle-même en fait de souche hollandaise)

Voilà des considérations que je n'échange pratiquement pas d'ordinaire, les préoccupations des éleveurs ne s'engageant que rarement en ces domaines.

Ceci n'est qu'une approche qui révèle un peu plus du travail au sein du troupeau des Lutins, mais comme j'ai eu quelques questionnements de visiteurs suite à l'article récent sur mes lots de lutte d'automne, il me fallait en dire un peu plus.

Un peu plus seulement car il y aurait beaucoup à expliquer encore, les directions de travail et les principes s'avérant plus complexes en certains objectifs.

Question de logique

Alors!

Dans ce jeune Ouessant noir "faded": présence ou pas d'un autre type ovin? quelles souches en cet agneau? en quelles proportions? 

Seul l'éleveur (que je suis) peut le dire parce que cet animal possède une généalogie longue connue, construite sur des ascendants eux-mêmes suivis depuis 40 ans.

D'où l'intérêt d'éviter l'utilisation d'animaux sans origines dès que l'on veut prétendre mener l'élevage du Ouessantin dans le sens du souci de conservation, afin de toujours savoir où on en est face à un animal et en voir la réalité cachée au-delà de son simple phénotype.

(Je rassure la personne qui reconnaîtrait cet animal des Lutins qu'elle a acquis. Ce bélier n'est là qu'à titre d'exemple pour illustrer le discours.

Pas de panique, il n'y a pas de croisement entre races ovines chez les Lutins. Cet agneau est bien un Ouessant. Il l'est même plus encore que beaucoup d'autres par ailleurs sous d'autres cieux, de par les soucis de conservation, de suivis et autres paramètres pris en compte au sein de l'élevage et en particulier dans le calcul des accouplements menés avec des animaux avec origines sur 40 ans)

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Published by dominique morzynski - dans Sélection
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2 novembre 2017 4 02 /11 /novembre /2017 11:37

"Quiconque partage sa vie avec un Border Collie acquiert immanquablement nombre de ses plus belles caractéristiques: noblesse sans prétention, sens de l'amitié sincère, loyauté aveugle, confiance mutuelle, prévenance, bonne volonté, et même intelligence"

                                                                                              (Bruce Mullin)

C'est pas moi qui le dis.

Ayant partagé la mienne avec jusqu'à cinq en même temps, si cette déclaration s'avérait vraie, je me demande si c'est cumulable au nombre de Border et donc proportionnel pour les acquis..... (??)

Blague à part, cela demeure un chien formidable ... comme toujours pour tout chien, s'il est équilibré et que déjà la vie qu'on lui propose lui permet de l'être. 

 

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Published by dominique morzynski - dans La meute
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30 octobre 2017 1 30 /10 /octobre /2017 14:07

... mais l'essentiel est de finir par arriver.

C'est tout le travail de patience que nécessite un de mes programmes d'élevage, celui autour de la coloration brune.

De patience car comme en bien des axes en élevage, si le chemin peut être bien long pour atteindre ses objectifs, encore faut-il par la suite réussir à conserver ses acquis.

Brebis Ouessant brune de souche néerlandaise

Brebis Ouessant brune de souche néerlandaise

Ainsi, comme j'ai pu déjà l'expliquer en d'autres articles, depuis 2003, je m'applique à rechercher à produire des Ouessant de coloration brune dans le même type ovin ancien que le sont les animaux des souches de base "bretonnisantes".

En effet, les Ouessant bruns actuels rencontrés sont initialement issus des populations Ouessant des Pays Bas (et plus largement d'Allemagne et de Belgique, ...), où ces souches Ouessant ont eu, ces dernières décennies, une (des) histoire(s) différente(s) de celle(s) du milieu associatif français. (Mais il faut bien avoir conscience que cette considération demeure valable et tout aussi importante pour toutes les colorations, et non uniquement pour le brun, l'habit ne suffisant pas à faire le moine, ... et que cette problématique ne touche pas uniquement le phénotype coloration mais bien d'autres caractères également, comme la présence de pendeloques pour le plus connu.) 

En 2012, après neuf ans de travail, j'avais obtenu la brebis ci-dessous, Châtaigne, dans une composante de "sang" de souche Ouessant français de plus de 97% . C'est à dire au final un retour en Ouessant d'il y a 40 ans, pratiquement pur (à plus de 99%), car en effet un Ouessant étranger est d'au moins (au pire! on peut l'espérer) aux 3/4 en sang Ouessant et dans le cas présent, sur ces 3% de sang Ouessant extérieur, il ne demeurait alors que moins d'1%, sinon une trace infime d'un éventuel autre type ovin que du Ouessant. 

Châtaigne des Lutins, agnelle brune, premier animal brun assuré en retour en souche pure des populations Ouessant continentales d'il y a 40 ans. Les connaisseurs pourront remarquer au passage également le morphotype classique des Ouessant de type ancien français.

Châtaigne des Lutins, agnelle brune, premier animal brun assuré en retour en souche pure des populations Ouessant continentales d'il y a 40 ans. Les connaisseurs pourront remarquer au passage également le morphotype classique des Ouessant de type ancien français.

MAIS.

J'ai perdu cette brebis prématurément à l'âge de trois ans. Châtaigne n'aura eu le temps de ne me donner qu'une agnelle, Hermeline ,malheureusement blanche.

De fait, Hermeline devenait malgré tout la brebis porteuse de brun la plus aboutie en terme de dilution du "sang Ouessant étranger" , non seulement au sein du troupeau des Lutins, mais également au sein des Ouessant de type ancien de cette planète, cela pouvant être prouvé et démontré par le calcul.

Hermeline auprès de Châtaigne. Deux brebis parfaitement codées, typées, dans le profil Ouessant de type ancien français et également en la matière.

Hermeline auprès de Châtaigne. Deux brebis parfaitement codées, typées, dans le profil Ouessant de type ancien français et également en la matière.

Le prochain article traitera du calcul dans un tel programme de travail, car tout passe en effet par les calculs, laisser faire la nature n'apportant rien quant à la garantie sur le long terme vers un retour en "souche pure" et pouvant même aboutir à une forme de pollution génétique non négligeable en ne produisant plus que des ovins "croisés" à un degré ou un autre.

Je me présentais, il y a quelques années, comme le réparateur des erreurs et des errances des diverses associations uniquement orientées jusque là vers une démarche de Ouessant de ring (ring: compétition autour d'une hypothétique beauté); je confirme demeurer ce réparateur toujours à l'œuvre tous horizons confondus, menant une chasse implacable contre tout métissage contemporain en ce type ovin, depuis ce qu'il en restait il y a 40 ans, lors de son retour sur le devant de la scène.

La conservation d'un type ovin comme le Ouessantin passe d'abord et avant tout par la sauvegarde de son patrimoine génétique ... qui fait son identité.

Si le problème de métissage récent se pose avec certaines souches Ouessant pourtant reconnues, confirmées par ailleurs, il ne faudrait pas occulter le souci des Ouessant "tout venant", c'est à dire sans origines longues connues et assurées, qui transportent, ici du mouton de Jacob, là du Soay, ailleurs du Cameroun, du Shetland,  ... (pour ne citer que les cas les plus fréquents, la liste pouvant être longue) et dont les descendants, parce qu'ils sont noirs ou blancs, tiennent dans le cadre dit Ouessant, plaisent, eux, aux marionnettistes faisant la pluie et le beau temps pour cet ovin, se retrouvant alors à l'occasion là où on ne devrait pas les retrouver ...

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Published by dominique morzynski - dans Elevage
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15 octobre 2017 7 15 /10 /octobre /2017 10:05

C'est fait.

 Après des mois de travail sur le papier et une réflexion finale prise il y a une semaine seulement, les programmes de reproduction sont non seulement établis, mais les lots de reproducteurs sont constitués et, s'ils le souhaitent, les animaux opérationnels pour cette nouvelle saison d'accouplement.

C'est à cette date du 15/10 devenue habituelle chez les Lutins que, chaque année, l'avenir du troupeau se construit de par la perspective d'une descendance future calculée et espérée.

 

Cette saison 2017, trois lots ont été constitués, le principe de base étant que chaque brebis autorisée à se reproduire (seulement la moitié des femelles) puisse s'accoupler avec un bélier précis choisi pour elle... ou qu'inversement les béliers élus reproducteurs de l'année puissent féconder telle ou telle brebis, selon les morphotypes, les généalogies, les génotypes des colorations et tous les éléments autres à prendre en considération.

Le vivant décidera ensuite de toute façon au final, même si aura été écarté par le berger un maximum de critères pénalisants, le but étant de raisonner, pour tous les objectifs de sélection orchestrés, en termes de pour et de contre afin de trouver le meilleur compromis.

C'est le 15/10

Comme chaque automne, Sieur Hobbit se retrouve de la fête.

C'est le 15/10

Le chanceux doit s'occuper d'un petit groupe de brebis blanches (hétérozygotes pour cette coloration) et de mes deux dernières brebis brunes.

C'est le 15/10

Le principe convient bien au gaillard, même si dans un premier temps les filles ont plus en tête le souci de leur séparation d'avec le reste du troupeau, mais aussi leur jeune pour certaines.

C'est le 15/10

Un groupe plus conséquent est constitué de brebis appelées à travailler à la relance de la coloration brune dont le gène récessif est un peu en perdition dans la composition de mon troupeau. Les belles sont encore scotchées à l'issue qui, si elle était ouverte, leur permettrait de rejoindre l'ensemble de leurs espaces de vie habituelle, mais aussi leurs jeunes qui se lamentent.

(Honte à moi! bourreau de moutons!)

C'est le 15/10

Pour cela, un jeune mâle extérieur au troupeau des Lutins, de passage pour l'automne, apporte sa contribution. Je ne doute pas qu'il prendra sa mission au sérieux.

Ce bélier d'allure modeste comme je sais l'apprécier, tout en apportant sa touche personnelle, ne bouleversera pas le flux génétique de mon troupeau pour autant (contrairement à ce qui se passe d'habitude suite à l'utilisation d'un bélier extérieur à l'élevage) puisqu'il est de composante Lutins pour l'ensemble de sa généalogie, tous ses ancêtres foulant ou ayant foulé la terre des Lutins, et de plus en une matière brune "bretonnisante" française, ce dont je suis le seul éleveur au monde à me soucier comme pour toutes les autres colorations d'ailleurs.

Merci à son éleveur de me retourner le fruit de mon travail passé et de me faire ainsi profiter également du sien plus actuel.

C'est le 15/10

Un troisième et dernier groupe de filles accueille un bélier Lutins adulte (Agouti blanc hétérozygote) qui se reproduira pour la première fois.

C'est le 15/10

Je suis curieux de voir ce que sera la descendance de Sieur Myrmidon, sachant tout de même que mon jugement devra être modéré et nuancé, puisque dans l'affaire, la mère d'un agneau est forcément tout aussi importante que le père. 

Comme toujours, on notera qu'il n'y aura pas recherche de naissances homozygotes "Agouti blanc" chez les Lutins, donc pas de bélier blanc sur une brebis blanche.

Ce genre de Ouessantin (fruit de l'héritage du blanc par la mère mais aussi par le père) est une impasse qui ne donnera toute sa vie que des jeunes blancs en coloration visible, le blanc se trouvant être une coloration dominante. Aussi je ne souhaite pas de tels animaux pour ne pas finir noyé sous les toisons blanches qui ont déjà une chance sur deux de s'exprimer chez moi quand un seul parent est blanc (car toujours blanc hétérozygote chez les Lutins).

De plus pour un bon brassage des gènes divers chez le Ouessant, afin de garantir la réelle conservation de ce type ovin, il importe de ne pas pratiquer de ségrégation stricte par couleur en accouplements. Si ponctuellement les naissances "Agouti blanc" homozygotes à ce locus pour cet allèle sont par ailleurs tout à fait naturelles, légitimes et donc acceptables dans le principe, en particulier suite à pratique de lutte libre (et non calculée comme chez moi), celui (de principe) consistant à pratiquer une sorte d'apartheid (blanc avec blanc, noir avec noir... pour ne parler que des colorations dominantes les plus courantes) est une véritable ineptie, malheureusement parfois encore colportée par des bouches desquelles on ne s'attendrait pas que de tels propos puissent sortir.

Reproduire dans le sens d'une sauvegarde réfléchie et rigoureuse demeure l'unique motivation pour le berger des Lutins.

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Published by dominique morzynski - dans Reproduction
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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 12:04

Il n'y a pas de sevrage forcé chez les Lutins.

J'apprécie de pouvoir laisser mes animaux vivre leur vie au maximum à leur guise. Que ce soit leur vie par rapport à l'espace du domaine des Lutins et son exploitation, leur vie dans la structure du troupeau, mais aussi celle face aux liens qui peuvent exister entre individus dont celui en particulier mère/jeune.

Ainsi à l'automne, les liens de l'agneau/agnelle avec leur mère sont toujours forts. D'abord dans le fait de ne jamais brouter bien loin l'un de l'autre, de dormir encore toison contre toison, de s'inquiéter et pleurer quand ils se perdent de vue,...

Bref, une vie au naturel bonne pour l'épanouissement de chacun, une vie en fait normale, correspondant aux besoins et au fonctionnement de l'espèce "mouflon mutant".

Malheureusement, en fin de semaine, ce sera le début de la saison de reproduction et pour commencer celle des accouplements.

Cet événement va imposer de découper l'espace de vie et le cloisonner, mais aussi de créer séparations d'avec leurs jeunes de certaines mères entrant dans les programmes de lutte.

 

Moment désagréable pour le berger, mais plus encore pour les moutons concernés.

Si donc il n'y a pas de sevrage forcé chez les Lutins, répondant à des traditions d'élevage de rente ne s'imposant pas en élevage de conservation, il va bientôt y avoir séparation contrainte pour plusieurs animaux (mais pas sevrage, ce dernier s'étant fait naturellement depuis longtemps, même si lien existe bien encore pour d'autres raisons qu'alimentaires entre le jeune et sa mère).

Tout ce qui nous unit.

Voilà par contre un duo qui, comme d'autres chanceux, pourra vivre encore de longs mois les liens qui les unissent. En effet Cytosine prenant sa retraite, sa grande fille de six mois, Bouloche, pourra de temps à autre continuer à simuler l'acte de téter pour le plus grand bonheur de l'une et de l'autre. Même sans ce rituel, les liens de contact et de présence seront encore existants et perceptibles au printemps prochain. 

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Published by dominique morzynski - dans Ethologie
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