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  • : Ouessant-mouton / les Lutins du M.
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  • : Le bonheur est dans le pré. Cours-y vite, cours-y vite....... Merci de venir visiter mon blog qui a pour but de vous faire découvrir le mouton d'Ouessant et de partager au moins un instant ma passion pour cet animal singulier et ce qui l'entoure.
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30 septembre 2016 5 30 /09 /septembre /2016 10:07

Ribambelle écumant fortement, je commençais à imaginer en cela une maladie ou une blessure en gueule, voire une piqûre de guêpe.

Après capture, je notai une protubérance, qui plus est très dure, sur le côté d'une joue. Pas de doute, une dent se trouvait en une position anormale.

Comme un arracheur de dents

Après exploration du bout des doigts, je réussis à comprendre que cette molaire tenait encore par une racine en mâchoire.

Sans outil mais en mentant et mentant encore à cette brebis, je finis par extraire cette dent qui blessait la joue.

Comme un arracheur de dents

En y regardant de plus près, il apparaissait qu'une belle carie avait largement creusé et miné la molaire ou plutôt prémolaire. L'édifice en ruines, par la rumination, avait fini par se déloger partiellement.

Que ce soit pour ce souci, comme pour bien d'autres, il est toujours impressionnant de constater à quel point le mouton ne manifeste pas sa douleur face au mal (mal qui comme ici dura sans doute des années) là où un humain en mêmes circonstances se serait lamenté dès les premiers symptômes.

Ce silence des ruminants et des animaux en général contribue souvent au fait que beaucoup de problèmes de santé ne sont bien souvent décelés que tardivement et même trop tardivement.

Je garde à l'œil ma Ribambelle suite à cet incident, elle qui déjà il y a quelques semaines eut l'oreille nécrosée à cause d'une boucle, afin de réagir si elle nécessitait quelque traitement anti-infectieux et anti-inflammatoire, mais normalement son système de défense naturelle déjà bien sollicité devrait continuer à remettre les choses en ordre.

Published by dominique morzynski - dans Soins
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25 septembre 2016 7 25 /09 /septembre /2016 10:16

Si comme moi vous souhaitez une humanité qui finisse par se grandir et que vous rêvez entre autres choses d'une fin plus respectueuse de tous les moutons de boucherie en abattoir, alors manifestez le vous aussi par une petite signature dans le lien ci-dessous....

Quand elles sont nombreuses, les petites gouttes d'eau finissent toujours un jour par former de grandes rivières.

Pour prolonger la réflexion, en lien encore:

Published by dominique morzynski
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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 15:10
Elle est revenue

A première vue, on pourrait penser qu'elle se fait toujours attendre.

Elle est revenue

Mais en y regardant de plus près, on réalise qu'elle est bien revenue, ou plus exactement qu'elle est passée.

En effet, elle, la pluie a déversé 39 mm d'eau en deux passages successifs il y a maintenant une semaine.

C'est peu, mais mieux que rien après presque trois mois d'une sécheresse exceptionnelle tout autant par le manque d'eau sur cette période que les températures élevées atteintes durablement dans le même temps.

Elle est revenue

C'est toujours cela pour donner un petit coup de fouet aux herbages qui renaissent rapidement, mais timidement en volume de par une évaporation bien entamée depuis les averses.

Ici quelques milliers de plantules issues de la banque de graines invisibles qui pourtant parsèment les sols. Là quelques touffes de feuilles verdoyantes se développant des systèmes racinaires ayant survécu

Les Lutins profitent de ce regain inespéré, mais à cette date le jour diminuant et sans nouvelles précipitations annoncées, si les températures de plus doivent baisser, il y a peu d'espoir que les prairies se reconstituent avant l'hiver.

Seule la météo décidera de l'avenir des herbages de fin 2016 chez les Lutins...et ailleurs.

Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 09:32

Depuis la pose en juillet des fameuses nouvelles boucles d'identification (obligatoire) sur les adultes des Lutins, rares sont les jours où je ne perçois pas chez l'un ou l'autre de mes Ouessant que l'une d'elles a été malmenée.

Changement de position de la dite boucle, micro déchirure de l'oreille perceptible par le sang, .... mais pas encore de déchirure totale.

On pourrait penser "heureusement" pour ce dernier point. En fait, le mal est bien plus pernicieux.

En effet, une boucle qui malmène l'oreille à vie sur l'animal (durant 8 à 15 ans de longévité) amène le corps de ce dernier à devoir lutter contre des infections répétées, minimes ou importantes, invisibles ou décelables, pouvant perturber l'état de santé général et même avoir une incidence sur la durée de vie.

Histoire avec paroles

Ce matin, mes yeux tombent sur une oreille au sale aspect. Après rassemblement du troupeau et capture de la brebis, il est net qu'il y a eu blessure à cause de la boucle. Blessure qui ne put jamais cicatriser correctement et qui ne le fera jamais naturellement sans que le problème s'aggrave.

Histoire avec paroles

Après nettoyage des couches de sang accumulées et des tissus nécrosés, la situation montre que la partie inférieure de la boucle se retrouve enlogée dans le trou réservé à l'axe de fixation, trou évidemment devenu gouffre.

Histoire avec paroles

Situation encore plus évidente par une vue bien explicite montrant l'intérieur de l'oreille.

Lamentable!!!

Que faire?

Bien évidemment soigner avec désinfectant et cicatrisant sur plusieurs jours.

Mais au delà, que faire?

Une telle situation sur l'oreille ne peut qu'amener à un avenir sombre pour une brebis qui n'a que 4 ans. La porte à d'autres arrachages s'est ouverte et il y en aura assurément.

La mesure à prendre la plus sage est bien de couper la boucle pour assurer une vie correcte à la brebis, tout en la rendant "hors la loi" puisque dès lors plus bouclée comme il se doit, d'autant que sur les deux boucles c'est celle qui renferme la puce électronique qui crée ce problème..

Qu'importe! L'intelligence doit, devrait, vaincre en toute circonstance....

Cette intelligence, elle m'a quitté un instant quand suite aux discours des uns et des autres je me suis laissé aller à boucler mes animaux.

Je m'en mords les doigts, d'autant que je n'étais pas naïf par ailleurs sur ce sujet.

Quand j'entends encore des éleveurs souhaiter une identification auriculaire, je ne comprends pas. Je ne comprends pas qu'on ne puisse pas vouloir le meilleur pour ses animaux...

Ce n'est pas moi qui blâmerai les éleveurs qui ne déclarent pas leurs ovins ou qui ne les bouclent pas. J'en connais beaucoup et je les comprends. Tant qu'une identification obligatoire adaptée (aux Ouessant en particulier), c'est à dire pérenne et non mutilante, ne sera pas offerte aux éleveurs, on ne pourra reprocher à quiconque de faire preuve d'intelligence.

Maintenant que le mal est fait chez les Lutins, impossible pour le berger de prétendre vérifier chaque oreille de ses 80 adultes bouclés, deux fois par semaine et à vie, pour désinfecter une oreille ou une autre. Le cas par cas s'impose.

A propos de l'identification, il semble bien que la seule chose que sachent dire tous les complices de ce système, c'est bien: "Boucle la!"

Published by dominique morzynski - dans Soins
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12 septembre 2016 1 12 /09 /septembre /2016 09:30
Histoire sans paroles
Histoire sans paroles
Histoire sans paroles
Published by dominique morzynski - dans Soins
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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 16:13

Le printemps fut un déluge durant lequel le soleil semblait ne jamais plus pouvoir revenir et voilà que depuis les choses se sont inversées.

Les épisodes pluvieux ont cessé chez les Lutins le 21 juin. Il y a bien eu depuis une paire d'averses pour mouiller la poussière quelques instants, mais sinon rien. C'est sec de chez sec.

Reviendra-t-elle?

Depuis le 1er septembre les béliers ont retrouvé leurs quartiers comme chaque année.

Ce fut alors l'occasion d'entamer une complémentation alimentaire pour les brebis par une ration de céréales (mélange orge/avoine distribué une fois par jour de manière progressive en quantité pour atteindre en une semaine le maximum fixé par tête, 100g par animal en sachant que les adultes consommeront un peu plus et les agnelles forcément bien moins).

Reviendra-t-elle?

Cette distribution n'est pas un luxe, même si le foin nouveau est disponible à volonté....et qu'il n'est pas touché, les brebis préférant glaner ici et là quelques maigres brins de ce qu'il est devenu difficile d'appeler herbe.

L'habitude de la distribution étant revenue, difficile pour le berger de passer inaperçu.

La troupe se précipite dès qu'elle l'aperçoit.

Reviendra-t-elle?

"Mais non! Fausse alerte! Ce n'est pas le moment, vous avez déjà été servies ce matin."

Il faut surtout ne pas céder aux supplications. Donner trop d'une nourriture particulièrement riche d'un point de vue énergétique irait à l'encontre de l'objectif, les animaux pouvant être malades suite à l'excès et même mourir.

Il faut savoir pour le berger et les brebis se discipliner, et attendre demain. Quand la ration maximale en céréales sera atteinte, les brebis mieux nourries ressentiront moins le besoin de quémander cette gourmandise....et ne le feront plus que si cela tarde un peu par rapport à l'heure habituelle de distribution.

Ce qui est fort compréhensible. Il faut bien que la prestation corresponde à ce que le prospectus promettait!

Published by dominique morzynski - dans Instants de vie
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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 11:40

Une des brebis doyennes du troupeau vient de mourir hier.

L'animal entre les mains, ce fut l'occasion de vérifier la situation quant aux nouvelles boucles d'identification obligatoire posées le mois dernier.

Triste constat! Triste spectacle!

Oreille droite.

Oreille droite.

Oreille gauche.

Oreille gauche.

Pourtant ces boucles furent posées de façon à limiter les accrochages en plaçant la protubérance du système dans l'intérieur de l'oreille.

Pas d'arrachages complets. Des arrachages partiels plus sournois encore puisqu'ils auraient pu arriver régulièrement à vie si la vieillesse n'avait pas sorti cette brebis de son calvaire.

Une fois de plus, la colère est grande.

Grande face à l'inadéquation d'une identification auriculaire pourtant imposée aux éleveurs.

Grande face aux sévices qu'on voudrait nous imposer d'infliger à nos Ouessant.

Comment dans ces conditions vouloir, imposer que les éleveurs respectent la législation en déclarant leurs moutons et en les identifiant?

Il n'apparait pas envisageable, après ce test catastrophique, de pouvoir prétendre identifier à vie (au moins dix ans) Les Lutins de l'année quand ils auront six mois ou plus.

Que ceux qui tiennent les ficelles réagissent et agissent enfin!

Europe, Ministère, DSV, EDE, tous complices, ne sachant que réciter les textes et se renvoyant la balle.

Des questions se posent sur les capacités intellectuelles des législateurs et leurs petits soldats, ainsi que des associations mais également les éleveurs, qui n'ont pas même eu conscience au départ que toute identification auriculaire peut être, est (20 ans que cela dure) tôt ou tard source d'arrachages d'oreilles. Ce système pourrait éventuellement convenir à un Ouessant vivant sur un espace vide entre quatre murs bétonnés (ce qui n'est ni concevable ni souhaitable), mais pas à des ovins de plein air et d'herbage côtoyant grillages, branchages, ....

On se demande vraiment comment et sur quels critères tous ces systèmes d'identification peuvent au final être homologués!!!

Qui pour se soucier de cette situation?

Qui pour réagir face à cette impasse?

Mais surtout, qui pour AGIR?

(Epilogue: Concernant cette double nécrose sur le même animal présentée en photos en cet article, le responsable français de la société produisant ce matériel m'informe qu'il s'agit d'un problème de pince qui enfoncerait trop l'axe de perforation comme on le voit effectivement par la pointe dépassant de la partie femelle. Trop enserrée l'oreille a ainsi évolué en nécrose au point de fixation.

Merci à lui pour cette information salvatrice qui m'amène à devoir contrôler chaque oreille pour l'ensemble du troupeau afin d' y remédier manuellement si nécessaire. Néanmoins me voilà devoir utiliser une nouvelle pince (la 5ème!) pour la suite des opérations s'il doit y avoir .... Bien compliqué tout cela, mais si au moins les risques d'infection sont éliminés j'espère, c'est déjà cela. Reste à l'avenir à mesurer l'autre problématique, celle des possibles arrachages, partiels ou totaux.)

Published by dominique morzynski - dans Elevage
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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 12:12

Suite à mon discours dénonçant depuis des années l'inadéquation de toute identification auriculaire sur un mouton de petite taille comme le Ouessant, un éleveur utilisant le même type de boucles que moi sur ses animaux m'envoie ce témoignage photo d'un accident tout récent survenu chez lui.

De l'eau à mon moulin
De l'eau à mon moulin

(Chez les Lutins, pas encore d'arrachage total de l'oreille avec ce nouveau matériel posé récemment, mais cela viendra. Déjà certains jours je note déchirures partielles révélées par des oreilles en sang....)

Il n'y avait pas besoin d'être devin pour prévoir ce qui arriverait un jour ou un autre....et qui arrivera bien d'autres fois encore, avec toute identification auriculaire, quel qu'en soit le matériau, quelle qu'en soit la taille, qu'elle soit nouvelle ou plus comme ci ou comme ça, œuvre de tel ou tel fabricant.

Depuis presque 20 ans que cela dure, combien d'années encore de carnage? Combien de victimes encore?

Ah! si tous les éleveurs, si tous les acteurs du Ouessant, si tous les décideurs et autres dirigeants qui nous imposent cette législation sans aménagement particulier pour ce petit mouton (dont absence de possibilité de puçage sous cutané), finissaient par avoir un mental supérieur à ce qu'un enfant de dix ans est à même de comprendre!!!!

Published by dominique morzynski - dans Elevage
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20 août 2016 6 20 /08 /août /2016 10:33

J'évoque régulièrement, depuis des années malheureusement, le souci que représente toute identification auriculaire pour le mouton d'Ouessant (de type ancien).

J'ai souvent omis de dire qu'en plus de cette inadéquation, les éleveurs sont parfois doublement victimes de cette identification obligatoire, selon le matériel proposé par le département ou la région d'élevage dont ils dépendent.

Une démonstration éloquente de ces soucis, dans le lien ci-dessous, tiré du blog d'un ami éleveur. Eleveur particulier tout comme moi et comme la quasi totalité des détenteurs de ce type ovin,... ceci pour bien montrer l'aberration de l'absence d'aménagement particulier pour identifier correctement (sans conséquences sanitaires ou de mutilations) et durablement des animaux le plus souvent d'agrément (et non de rente) conservés à vie (10 à 15 ans).

(Cet éleveur me signale trois nouveaux cas d'arrachage depuis parution de son article...)

Published by dominique morzynski - dans Elevage
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18 août 2016 4 18 /08 /août /2016 11:49
Au revoir ma Tess

Tess, ma Tessouille, doyenne de la meute en son habit de panda, est partie.

A plus de 14 ans ce ne fut pas une réelle surprise; la peine n'en est pas moindre pour autant.

Perdre une compagne après 14 ans de vie commune n'est pas rien.

Cette chienne a bien rempli ma vie, j'ai bien rempli la sienne également, troupeau, balades, voyages.....un quotidien où nos pas se mêlaient pour le meilleur, ce ne pouvait être que le meilleur quand le chien fait partie de la famille à part entière.

Fin du livre de sa vie pour elle. Fin d'encore un chapitre pour la mienne, riche des souvenirs des plus de 5 200 jours passés ensemble.

Au revoir ma Tess! Ton souvenir demeure dans la grande aventure des Lutins et je te sens continuer à m'y accompagner.

Published by dominique morzynski - dans La meute
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